Capitaine Jean-Paul L'Allier, une autorité naturelle

Le jeune Jean-Paul L'Allier (quatrième dans la rangée... (fournie par François Dussault)

Agrandir

Le jeune Jean-Paul L'Allier (quatrième dans la rangée du bas), dans le début de la vingtaine, alors qu'il participait à un camp d'officiers de l'armée canadienne, à Borden, en Ontario.

fournie par François Dussault

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Jean-Paul L'Allier 1938-2016

Politique

Jean-Paul L'Allier 1938-2016

L'ex-maire de Québec, Jean-Paul L'Allier, est décédé dans la nuit du 4 au 5 janvier 2016. »

(Québec) Dans la jeune vingtaine, alors qu'il étudie en droit et en sciences politiques à l'Université de Montréal, Jean-Paul L'Allier passe quelques étés à suivre un camp de formation des officiers de l'armée canadienne, à Borden, au nord de Toronto. «Il était très discret, mais il savait se faire entendre de tout le monde. Il utilisait son autorité sans avoir à dire : "C'est moi le capitaine"», se souvient François Dussault.

M. Dussault, 75 ans, un citoyen de la capitale qui a longtemps travaillé dans l'immobilier, a côtoyé le défunt maire à l'époque. «Il était dans l'armée de réserve. Ça permettait à beaucoup d'étudiants en droit ou en médecine de payer leurs études. Il passait l'été dans un camp militaire où l'entraînement était très sérieux.»

M. L'Allier avait alors 23 ou 24 ans. Il avait réussi à décrocher le grade de capitaine. François Dussault garde le souvenir d'un jeune homme mince, avec une bouille à la Luc Plamondon, capable de faire preuve d'une autorité naturelle malgré son jeune âge. «Il ne levait jamais le ton. On le voyait rarement au mess des officiers.»

«Il était aussi en grande forme physique, ajoute M. Dussault. Nous courions une vingtaine de kilomètres avec notre bagage sur le dos. À l'époque, on s'entraînait souvent pour une hypothétique guerre nucléaire. C'était la hantise à l'époque, nous étions en pleine Guerre froide. Mais personne ne pensait vraiment à aller sous les drapeaux.»

M. Dussault croit que c'est lors de son séjour avec le Royal 22e Régiment, à Québec, que Jean-Paul L'Allier a véritablement appris à connaître la ville qu'il allait diriger pendant 16 ans.

La Superfrancofête

La route des deux hommes s'est croisée par la suite lors de la Superfrancofête, un rassemblement de la jeunesse des pays francophones qui s'est tenu à Québec, en 1974. Impliqué dans l'organisation, M. Dussault avait sollicité l'aide de Jean-Paul L'Allier, alors jeune ministre dans le cabinet de Robert Bourassa.

«On marchait à crédit, nous n'avions pas d'argent. Il a fait le tour des enveloppes dans différents ministères pour trouver 4 millions $. Sans lui, la fête aurait peut-être eu lieu, mais à plus petite échelle. Il a cru en nous.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer