Le plus long règne du siècle dernier

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Jean-Paul L'Allier le jour de son assermentation comme maire de Québec, le 15 novembre 1989.

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Jean-Paul L'Allier 1938-2016

Politique

Jean-Paul L'Allier 1938-2016

L'ex-maire de Québec, Jean-Paul L'Allier, est décédé dans la nuit du 4 au 5 janvier 2016. »

(Québec) Jean-Paul L'Allier ne serait jamais devenu maire de Québec s'il n'avait pas d'abord été courtisé par le Rassemblement populaire. Sur les banquettes de l'opposition depuis 12 ans, le parti croyait qu'il était LA «personnalité» qui pourrait les faire gagner.

Claude Cantin et ses acolytes du «RasPop», comme on l'appelait à l'époque, ne se sont pas trompés. L'Allier est resté maire de Québec pendant 16 ans, soit le plus long règne du dernier siècle. Il a été le dernier maire de Québec, la ville-centre, et le premier de Québec, la grande ville fusionnée, en 2001.

Tout a commencé en 1989 par une simple proposition, à laquelle M. L'Allier a dit oui après quelques mois de réflexion. «Pour passer la barre du 50 % [des suffrages], il nous fallait une personnalité, quelqu'un de connu, mais quelqu'un qui ne viendrait pas virer tout notre programme à l'envers», témoigne l'ex-conseiller Cantin, qui a travaillé sous Jean-Paul L'Allier pendant 12 ans.

Séduits par les chroniques qu'il signait alors dans Le Devoir, les membres du RasPop l'ont mis en tête de leur courte liste de candidats potentiels à la mairie. «Il correspondait à ce qu'on voulait, un homme de gauche, respectueux, qui nous ressemble», explique M. Cantin.

Revenu d'Europe après sa carrière politique au provincial, Jean-Paul L'Allier était alors installé dans la région de Québec et avait fondé sa propre entreprise de conseil en affaires publiques. Au début, l'offre de briguer la mairie de Québec l'a surpris. «Il n'avait pas pensé faire de politique municipale. Mais il avait déjà eu la piqûre de la politique, alors faut croire que ça a ramené l'adrénaline.»

M. Cantin craignait toutefois que Jean-Paul L'Allier impose «son monde» au Rassemblement populaire et qu'il prenne le contrôle du parti. Mais ce ne fut pas le cas, dit-il. Il a plutôt choisi de travailler en collaboration avec les candidats qui avaient déjà été choisis. «C'était un vrai démocrate.»

Parcours tumultueux

Le parcours politique de Jean-Paul L'Allier n'a toutefois pas été un long chemin tranquille. Souvent élu par de faibles majorités (58 % des voix en 1989, de même qu'en 2001), il a eu à travailler main dans la main avec l'opposition. Il était d'ailleurs minoritaire au conseil lors de ses deux derniers mandats. «Il a discuté fort, mais il était très respectueux. Quand un conseiller de l'opposition demandait un rendez-vous, il l'avait presque tout de suite. Tellement que je lui rappelais parfois qu'il fallait qu'il soigne aussi un peu nos membres!» se rappelle M. Cantin en riant.

Dès la première de ses quatre élections, les talents de communicateur de M. L'Allier et sa vision à long terme ont rapidement fait de lui «le maire du Québec», selon M. Cantin. «C'était le plus connu, celui qui proposait de nouvelles choses au lieu de juste gérer la ville au jour le jour.» Une façon de faire qui a inspiré d'autres municipalités, croit-il.

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