Les blessures sportives de 1995

Jean-Paul L'Allier a travaillé fort pendant quatre ans... (Archives Le Soleil)

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Jean-Paul L'Allier a travaillé fort pendant quatre ans pour que sa ville puisse accueillir les Jeux olympiques d'hiver, ce qui ne s'est finalement jamais concrétisé.

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Jean-Paul L'Allier 1938-2016

Politique

Jean-Paul L'Allier 1938-2016

L'ex-maire de Québec, Jean-Paul L'Allier, est décédé dans la nuit du 4 au 5 janvier 2016. »

(Québec) En mai et juin 1995, la ville de Québec perd coup sur coup ses Nordiques et l'espoir d'organiser les Jeux olympiques d'hiver de 2002. Des moments difficiles dans la carrière du maire Jean-Paul L'Allier, alors qu'à l'époque, certains commentateurs lui font porter l'odieux de ces deux revers.

L'ex-directeur général de la Ville, Denis de Belleval, se rappelle le climat qui prévalait alors que Marcel Aubut réclamait l'aide du maire L'Allier pour sauver l'équipe de la Ligue nationale de hockey. Les finances de la municipalité n'étaient «pas reluisantes».

«Je me souviens que le maire avait écrit à tous les maires de la région pour leur demander de contribuer financièrement aux Nordiques. C'était un peu normal, la plupart des amateurs venaient de l'extérieur de la ville. Il n'y a eu personne pour l'appuyer, sauf un [le maire de Pintendre]. L'égoïsme de tout ce monde-là a été un coup dur pour lui.»

Certains reprochaient à L'Allier d'être beaucoup plus près du milieu culturel que sportif. Jacques Tanguay croit plutôt qu'il a été un maire «juste». «Au niveau sportif, comme dans tout ce qu'il touchait, ça a été un homme qui avait du jugement, une vision globale», a commenté l'ex-propriétaire des Remparts de Québec.

M. Tanguay rappelle que c'est le maire L'Allier qui a permis aux Remparts de s'installer dans le Colisée Pepsi et il a également été «un ambassadeur hors pair» auprès de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) lors des présentations de la Coupe Memorial de 2000 et de 2003.

La fin du rêve olympique

René Paquet, président du comité Québec 2002, raconte que le maire L'Allier a travaillé fort à ses côtés pendant quatre ans pour que sa ville puisse accueillir les Jeux olympiques d'hiver. «Il y croyait, comme nous tous.» Il était même du voyage à Budapest pour mousser la candidature de Québec devant le Comité olympique international.

Ce rêve a toutefois reçu une douche froide en juin 1995 alors que Salt Lake City a été choisie et que Québec a fini bonne dernière. M. Paquet aurait aimé que L'Allier remonte en selle et présente une autre candidature, mais il a fait «un choix politique» différent.

«À sa défense, il s'en allait pour un autre mandat à la mairie et à ce moment-là, l'opinion publique n'était pas très favorable», souligne Jacques Hérisset, qui faisait aussi partie du comité Québec 2002. Avec Normand Provencher

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