Couillard invite les chefs à rendre publics leurs avoirs

En point de presse à Trois-Rivières, Philippe Couillard... (La Presse Canadienne)

Agrandir

En point de presse à Trois-Rivières, Philippe Couillard a nié que son geste sert surtout à embarrasser Pauline Marois dont le conjoint Claude Blanchet est un homme qui a connu du succès en affaires.

La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Élections québécoises

Politique

Élections québécoises

Les Québécois sont appelés aux urnes le 7 avril. »

<p>Michel Corbeil</p>

(Trois-Rivières) Par souci de «transparence», dit-il, Philippe Couillard rendra publics sa déclaration de revenu, celle de sa femme, Suzanne Pilote, et un relevé détaillé de tous les actifs qu'ils possèdent.

Le leader du Parti libéral du Québec (PLQ) s'est engagé à dévoiler les informations d'ici le second débat des chefs, qui a lieu demain. Il a mis les chefs adversaires au défi de divulguer le même portrait de leurs avoirs accompagné de celui de leur femme.

Chez Québec solidaire, Françoise David a accepté. Mais la chef péquiste Pauline Marois a refusé sèchement. Le caquiste François Legault aussi, après avoir dit «oui» à une proposition qu'il croyait limitée à la déclaration de revenu.

En point de presse, à Trois-Rivières, Philippe Couillard a nié que son geste sert surtout à embarrasser Mme Marois, dont le conjoint Claude Blanchet, est un homme d'affaires qui connaît du succès.

Le leader du PLQ a insisté que ce qu'il possède, il le possède à parts égales avec Suzanne Pilote. «Si je n'avais déposé que mes actifs, vous auriez eu la moitié de la vérité.»

Le libéral a glissé que sa décision aidera à briser «une légende urbaine». Il a fait allusion au fait que certains le considèrent comme très fortuné, notamment parce qu'il a oeuvré un certain temps comme neurochirurgien en Arabie Saoudite. «Les gens seront déçus», a-t-il blagué en mentionnant que «tout sera exposé, jusqu'au dernier sou.

«Pour un chef de formation politique [aspirant à diriger le Québec], il m'apparaît que c'est un niveau de transparence [réclamé par la population].

«Ce n'est pas le montant [des actifs] qui compte. C'est la transparence», a-t-il laissé tomber en insistant qu'il ne combat pas la richesse. «Ce n'est pas un concours pour savoir qui est le plus riche ou le plus pauvre.»

«La réponse, c'est non», a clairement rétorqué Mme Marois à la demande de son adversaire libéral. «Le commissaire à l'éthique a reçu tous les documents que je devais déposer et que mon conjoint devait déposer, a déclaré la chef péquiste. Le commissaire s'est dit très satisfait.»

Il est «clair» à son sens que le chef libéral cherche à faire diversion du vide de son programme en matière d'intégrité. Il désavoue, selon elle, le travail du Commissaire à l'éthique dont la responsabilité est d'assurer la conformité de la situation de chaque député avec le code d'éthique.

Elle a rappelé qu'elle avait rendu publique lors des élections de 2012 sa déclaration de revenu. «Ça n'a pas changé pour l'essentiel, a-t-elle affirmé. Le salaire de première ministre est connu. Il y a un code d'éthique que je respecte strictement.»

En après-midi, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a fait savoir que rendre publique sa déclaration de revenu ainsi que celle de sa conjointe, Isabelle Brais, est largement suffisant. François Legault l'a fait aux élections de 2012. Ses revenus déclarés étaient alors de 165318  $.

Personnel, dit Legault

Mais tout comme Mme Marois, le caquiste estime que déposer l'ensemble de ses actifs au Commissaire à l'éthique est «suffisant». «Savoir combien vaut la maison de Mme Marois, je pense qu'on tombe dans le domaine un peu personnel», a-t-il reproché à son opposant libéral.

Lors des élections de 2012, M. Legault et la chef du Parti québécois, Pauline Marois, avaient publié leur déclaration de revenu, a-t-il rappelé. Mais le chef libéral de l'époque, Jean Charest, avait refusé de diffuser un portrait de ses finances personnelles.

Le commissaire chargé de surveiller l'éthique et la déontologie des élus n'a pas voulu dire si la suggestion de Philippe Couillard constitue une avancée. Jacques Saint-Laurent a fait savoir au Soleil qu'il s'abstient de tout commentaire pour «éviter de provoquer un impact» sur le scrutin.

Philippe Couillard a profité de sa sortie pour relever les attaques dont il est l'objet depuis quelques jours de la part du PQ et de la CAQ. «Je remarque le ton des remarques. Comme si certains se donnaient à eux-mêmes le titre de champion de la transparence et de l'intégrité. Franchement, ça suffit. Je comprends que certains sentent le besoin de salir pour se faire élire.»  Avec Simon Boivin et Valérie Gaudreau

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer