Trudeau lance sa campagne québécoise en attaquant Mulcair

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Le chef libéral Justin Trudeau a lancé sa campagne québécoise à Montréal lundi, entouré de plusieurs candidats dont Christine Poirier, qui est enceinte.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Conscient du travail qui l'attend pour tenter de reconquérir l'électorat québécois, le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, a lancé lundi la campagne de son parti au Québec en braquant ses attaques vers son adversaire néo-démocrate Thomas Mulcair, qui, à son avis, n'en a pas fait assez pour défendre les intérêts de la province.

Entouré de son équipe montréalaise aux abords du canal Lachine, M. Trudeau s'est dit troublé par le travail effectué par le Nouveau Parti démocratique (NPD) depuis le déferlement de la vague orange lors du scrutin de 2011 qui avait permis à la formation alors dirigée par Jack Layton de faire élire 59 députés.

«M. Mulcair dit une chose au Québec (en français) et autre chose dans le reste du Canada (en anglais) et n'a pas de plan pour créer de la croissance économique», a affirmé M. Trudeau, au cours d'un point de presse.

Pour le chef des libéraux fédéraux, les promesses des néo-démocrates pour l'instauration d'un système national de garderies ainsi que celle d'un salaire minimum de 15 $ l'heure à l'échelle du pays n'interpellent tout simplement pas les électeurs québécois.

«Il (M. Mulcair) n'est pas en train de travailler pour une vision économique en promettant aux Québécois un programme de garderies que l'on a déjà ici ainsi qu'une promesse pour un salaire minimum qui ne s'appliquera pas à plus de 99% des Québécois», a-t-il affirmé.

M. Trudeau a également critiqué la décision du chef néo-démocrate de ne participer à aucun débat qui n'impliquerait pas le premier ministre sortant Stephen Harper d'ici la fin de la campagne électorale.

Son plan attendra

Le chef du PLC n'a pas détaillé en profondeur la stratégie que le PLC - qui n'a fait élire que sept députés au Québec lors de la dernière élection - comptait mettre de l'avant pour reconquérir les électeurs de la province à l'extérieur de la grande région métropolitaine, affirmant qu'il allait faire la «promotion de son plan» au cours des 10 prochaines semaines.

Il a également ramené à l'avant-scène la position de son adversaire néo-démocrate à l'effet qu'une majorité simple (50% plus un vote) serait reconnue par Ottawa en cas d'un référendum sur la souveraineté en affirmant qu'elle ne visait qu'à gagner des «points politiques».

«M. Mulcair a choisi de ramener cet enjeu-là pour faire des gains au Québec, a affirmé M. Trudeau. La réalité, c'est que les Québécois ont besoin d'un nouveau premier ministre conscient de la réalité des défis et (capable de) rassembler le pays au complet.»

Sur cette question, le chef du PLC s'est vanté d'être clair, rappelant que la Cour suprême avait dit que «les chiffres» devront être fixés lors d'un prochain référendum.

Lors du premier débat des chefs, la semaine dernière, la question de la clarté référendaire avait donné lieu à un échange mordant entre M. Mulcair et M. Trudeau, ce dernier accusant son rival de diriger un parti qui menace l'unité nationale en raison de sa position.

Quelques flèches à Harper

S'il a surtout dirigé ses attaques à l'endroit du chef du NPD, M. Trudeau a également décoché quelques flèches à l'endroit de son rival conservateur Stephen Harper, soulignant entre autres que son plan économique ne fonctionnait pas puisque le pays est aux portes de la récession.

Le chef libéral a par ailleurs critiqué la volonté de M. Harper de prendre des mesures législatives pour afin de contrer ce qu'il appelle le «tourisme terroriste», ce qui interdirait aux Canadiens le droit de voyager dans les régions du monde contrôlées par des groupes terroristes.

«M. Harper n'a pas répondu aux nombreuses questions entourant cela, a dit M. Trudeau. Pour nous, ce n'est qu'une proposition électoraliste.»

D'après lui, cette sortie du chef conservateur démontre qu'il est «désespéré» de parler de «n'importe quoi» afin de ne pas aborder l'échec de son plan économique des dernières années.

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