Examen de conscience pour le mouvement souverainiste

Le chef du Parti québécois Pierre-Karl Péladeau... (Archives La Presse Canadienne)

Agrandir

Le chef du Parti québécois Pierre-Karl Péladeau

Archives La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Élections fédérales

Politique

Élections fédérales

Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) L'heure est au questionnement pour l'ensemble du mouvement souverainiste au lendemain du scrutin où le Bloc québécois a récolté sa plus faible proportion de voix à des élections, estime Éric Montigny.

Quelques heures après le dévoilement des résultats, le politologue de l'Université Laval a aligné une série de données qui devrait «alimenter un vaste examen de conscience» des partisans de l'indépendance du Québec.

Même s'il a ajouté six sièges aux quatre qu'il avait obtenus en 2011, le Bloc ne s'est attiré les suffrages que de 19,3 % des Québécois, a-t-il rappelé. «Il avait eu 23 %, la dernière fois. On s'est souvent demandé c'était quoi, le niveau plancher pour le mouvement souverainiste. Il faut convenir qu'il était très bas, lundi.»

Le directeur de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires a ajouté que «sept des dix députés bloquistes ont été élus avec moins du tiers du vote. Non seulement ils n'ont pas «performé» assez pour redevenir un parti reconnu [en Chambre, pour obtenir plus de temps de parole et de ressources], mais plusieurs ont passé sur le fil du rasoir.»

M. Montigny a fait référence à la formation soeur du Bloc oeuvrant à l'Assemblée nationale, le Parti québécois. «Peut-être la machine électorale du PQ a fait une différence pour la sortie de votes» dans quelques circonscriptions. Mais, à la lumière des résultats, il se demande si le chef péquiste Pierre Karl Péladeau reparlera du Bloc comme d'un «frère siamois».

Celui qui a été dans une autre vie un des proches conseillers de Mario Dumont, à l'époque leader de l'Action démocratique du Québec, se garde de prédire la fin de l'option souverainiste. Il s'est contenté de constater «qu'hier soir, le clivage entre le Oui et le Non à la souveraineté n'a pas joué dans les résultats de la campagne».

Nouveau cycle

Éric Montigny a avancé que «deux choses ont changé pendant cette course électorale» pour les souverainistes. «Ils ont mis un accent plus important dans cette campagne sur l'indépendance, tant dans leur publicité que dans leur discours.

«La question du rôle du Bloc à Ottawa va se poser dans le mouvement», a-t-il poursuivi. L'élection de M. Péladeau à la tête du PQ et le retour de Gilles Duceppe à la barre du Bloc devaient coïncider avec «la première étape d'un nouveau cycle politique» pour rassembler toutes les forces indépendantistes. «Qu'en est-il maintenant de tout ça»? a demandé l'universitaire.

Par ailleurs, signalons que le rapport entre le pourcentage de voix et le nombre d'élus a aussi favorisé le Parti conservateur du Canada. La formation du chef démissionnaire Stephen Harper a obtenu un pourcentage de suffrages inférieur au Bloc, soit 16,7 %. Mais, par la concentration de leur électorat surtout dans la grande région de Québec, les conservateurs se présenteront au Parlement avec 12 élus.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer