Autant d'appui, plus d'élus pour les conservateurs au Québec

Quatre candidats conservateurs de la région de Québec... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Quatre candidats conservateurs de la région de Québec célébrant leur victoire lundi soir : Gérard Deltell (Louis-Saint-Laurent), Alupa Clarke (Beauport-Limoilou), Pierre Paul-Hus (Charlesbourg-Haute-Saint-Charles) et Joël Godin (Port-neuf-Jacques-Cartier).

Le Soleil, Pascal Ratthé

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) Même si les conservateurs ont fait élire sept députés de plus au Québec, leur appui dans la province n'est passé que de 16,5 % à 16,7 % par rapport au scrutin de 2011. Mais pour le nouvel élu dans Louis-Saint-Laurent, Gérard Deltell, c'est le nombre de représentants à Ottawa qui compte.

«La réalité, c'est qu'on a plus que doublé le nombre de députés», a-t-il fait valoir, ajoutant que les candidats issus du Parti conservateur du Canada (PCC) «ont tous obtenu une belle majorité». M. Deltell signale qu'il est très rare qu'une formation soit portée au pouvoir avec plus de 50 % des votes puisque le mode de scrutin veut que ce soit celle qui obtienne une majorité de députés qui l'emporte.

Lundi, le Parti libéral du Canada a par exemple été choisi par 39,5 % de la population avec 184 députés à travers le Canada. Dans sa plate-forme électorale, la formation de Justin Trudeau se dit déterminée «à faire en sorte que l'élection de 2015 soit la dernière élection organisée selon un scrutin majoritaire uninominal à un tour» et promet de présenter un projet de loi sur la réforme électorale dans les 18 mois.

L'importance du fractionnement du vote 

Dans la province, 708 225 électeurs (16,7 %) ont ainsi opté pour le PCC au terme de 78 jours de campagne électorale tandis que quatre ans plus tôt, ils étaient 627 961 (16,5 %) à préférer le parti alors dirigé par Stephen Harper, ce qui s'est traduit par l'élection de cinq députés. Cette fois, ils sont 12 à prendre la direction d'Ottawa dont 10 issus de la grande région de Québec, de la Chaudière-Appalaches et des environs.

Pour la vice-présidente de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), Magali Picard, les conservateurs «n'ont rien à célébrer» avec ces résultats. Celle qui a mené une campagne «anti-Harper» afin d'éviter que ses porte-drapeaux soient choisis dans la province se réjouit qu'ils n'aient pas augmenté leurs appuis au Québec. Mme Picard croit même qu'ils ont manoeuvré pour être mieux représentés au gouvernement grâce au récent redécoupage électoral. 

Une hypothèse qui laisse sceptique le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études électorales de l'Université de Montréal, André Blais. «Je serais très surpris», avance-t-il. Le professeur estime que c'est plutôt le fractionnement du vote qui a été avantageux pour les conservateurs. Cela a aussi profité au Bloc québécois qui a obtenu moins d'appuis lundi (19,3 %) mais 10 députés contrairement à 2011 où il n'a pris possession que de quatre sièges à la Chambre des communes avec 23,4 % de la faveur populaire. 

Le portefeuille important à Québec

Même si le Parti conservateur n'a pas augmenté sa base électorale dans la province, Gérard Deltell évoque un «triomphe» pour lui et ses collègues nouvellement élus dans la région de Québec. Il attribue cette victoire au bilan satisfaisant de ses troupes au cours des derniers mandats ainsi qu'au travail d'équipe avec les candidats. De plus, c'est parce que «le portefeuille» est au coeur du discours conservateur que les gens de Québec y adhèrent de façon importante, selon lui.

Une idée partagée par ses coéquipiers qui évoquent aussi des valeurs conservatrices bien ancrées dans la région. Pierre Paul-Hus (Charlesbourg-Haute-Saint-Charles) ajoute que la question de la sécurité a aussi été décisive tandis que celle du niqab a fait tourner le vent. C'est à partir de ce moment que les néo-démocrates ont commencé à perdre des plumes, analyse-t-il. La nouvelle députée de Beauport-Côte-de-Beaupré-Île-d'Orléans-Charlevoix, Sylvie Boucher, abonde dans le même sens et évoque «le fond conservateur» dans la région qui a permis à ses représentants d'écarter ses adversaires.

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