Le Québec en position de force, se réjouit Couillard

Philippe Couillard se félicite que le Québec soit... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Philippe Couillard se félicite que le Québec soit «de retour à la table des décisions» à Ottawa, ce qui lui permettra de «progresser».

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) Le Québec est désormais «en position de force comme partenaire de la fédération» tandis que le mouvement souverainiste vit «un lent déclin», s'est réjoui le premier ministre québécois, Philippe Couillard, mardi matin.

Il s'est félicité que le Québec soit «de retour à la table des décisions» à Ottawa, ce qui lui permettra de «progresser».

Le nombre de circonscriptions québécoises gagnées par le Parti libéral du Canada de Justin Trudeau démontre que le Québec est et sera un «leader engagé» au sein de la fédération canadienne, a aussi estimé M. Couillard en conférence de presse.

Le score du Bloc québécois indique très clairement, selon lui, que de moins en moins de Québécois sont favorables à l'idée de la souveraineté du Québec.

Il en tire une conclusion que récuse le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau : «On assiste au lent déclin du mouvement souverainiste. Ça m'apparaît évident», a-t-il assené.

M. Péladeau devrait «se poser de sérieuses questions» sur la pertinence de son projet, particulièrement auprès de la jeunesse du Québec. Celle-ci «n'est plus là où elle était» jadis, a déclaré le chef du gouvernement.

Des questions prioritaires

Philippe Couillard affirme que la lutte contre le réchauffement climatique sort grandie de la défaite des conservateurs de Stephen Harper et de la victoire de l'équipe de Justin Trudeau. «Je m'attends à ce qu'on parle d'une voix plus unie», a-t-il noté.

Le premier ministre du Québec espère que la conférence fédérale-provinciale à venir sur le financement des soins de santé permettra de faire en sorte que le Transfert canadien en santé croisse à 25 % des dépenses des provinces dans ce domaine.

Sur le cannabis, dont a parlé M. Trudeau durant la campagne électorale, M. Couillard se dit favorable à la décriminalisation, mais pas à la légalisation.

«Défit zéro»

Pour le gouvernement Couillard, il n'est pas question de s'inspirer du programme du Parti libéral du Canada et de repousser l'atteinte du déficit zéro.

Justin Trudeau a répété à maintes reprises que son gouvernement fera trois années «de modestes déficits», rompant ainsi avec la politique des conservateurs de Stephen Harper. Ces déficits à venir sont censés permettre d'accroître les budgets dévolus au programme d'infrastructures.

«La situation n'est pas la même, a postulé le ministre québécois des Finances, Carlos Leitão. Au Québec, nous avons une dette correspondant à 55 % du PIB. Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer à accumuler de la dette pour payer l'épicerie, pour payer les dépenses courantes.»

Philippe Couillard a assuré que «si on avait toute la place fiscale qu'a le Canada et d'autres provinces canadiennes, on n'aurait pas le même échéancier devant nous [...], on n'aurait pas le même calendrier». Au Québec, le gouvernement a fixé l'atteinte de l'équilibre budgétaire à l'année en cours, celle se terminant le 31 mars prochain.

Extraits du point de presse de Philippe Couillard

Radio-Canada important pour la francophonie canadienne

Le refinancement de Radio-Canada promis par le nouveau premier ministre Justin Trudeau est «excessivement important pour la francophonie canadienne» selon le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier. Il dit avoir senti la mesure de cette importance lors de récentes tournées notamment au Manitoba et en Alberta. «Non seulement c'est important pour eux d'avoir la possibilité de se faire connaître et de se faire voir, mais aussi pour nous, Québécois, qui souhaitons nous réapproprier une appartenance canadienne et voir nos racines sur l'ensemble du territoire», a dit M. Fournier. Le ministre participait mardi au lancement de la programmation du Réseau des villes francophones et francophiles. Justin Trudeau a promis pendant sa campagne d'investir 150 millions $ dans la société d'État.  

Ministre fédéral bilingue demandé

Il sera important que le prochain ministre libéral des Affaires étrangères du Canada soit bilingue, selon la ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre. «Je pense que pour l'image du Canada, c'est important que le ou la prochain ou prochaine ministre parle français», a dit la ministre du gouvernement Couillard. Mme St-Pierre, qui participait mardi à la conférence de presse annonçant la programmation du Rendez-vous de fondation du Réseau des villes francophones et francophiles, s'est bien gardée de nommer qui que ce soit. On pouvait toutefois sans peine faire le lien avec le conservateur Rob Nicholson, un unilingue anglophone dont la nomination aux Affaires étrangère par Stephen Harper en février avait suscité des critiques.

Avec Valérie Gaudreau 

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