Le vent de dos ne soufflait pas assez fort pour le Bloc 

Gilles Duceppe embrasse sa femme Yolande Brunelle à... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Gilles Duceppe embrasse sa femme Yolande Brunelle à l'issue de son discours, à Montreal.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

Julien Arsenault
Le Soleil

(Québec) Le «vent de dos» évoqué par Gilles Duceppe n'a finalement pas soufflé assez fort pour permettre au chef du Bloc québécois de reprendre la route d'Ottawa en compagnie d'une forte délégation de députés.

En plus d'avoir de nouveau subi la défaite dans Laurier-Sainte-Marie, M. Duceppe, âgé de 68 ans, n'a pas permis à la formation souverainiste - qui ne comptait que deux députés à la dissolution du Parlement - de renouer avec la reconnaissance officielle.

«Les résultats ne sont pas exactement ceux que nous avons souhaités, mais nous avons mené véritablement une belle campagne», a-t-il affirmé, sous les applaudissements de quelque 350 militants réunis au cabaret La Tulipe, à Montréal.

M. Duceppe n'a pas dit un mot sur son avenir, lui qui avait démissionné quelques jours seulement après la cuisante défaite de 2011, où le Bloc n'avait fait élire que quatre députés.

En début de nuit, mardi, la formation souverainiste comptait neuf députés élus et un autre en avance, à trois sièges du seuil nécessaire pour bénéficier du statut de parti officiel à la Chambre des communes.

«On nous croyait presque disparus mais nous voilà plus présents que l'on était, a lancé M. Duceppe. Nous sommes arrivés un peu à court de notre objectif, mais nous partions de loin.»

Si ce résultat est meilleur que celui d'il y a quatre ans, il demeure très loin de la domination que le parti a exercée pendant plus de deux décennies, ayant même déjà formé l'opposition officielle avec 54 députés. À l'échelle provinciale, la formation souverainiste récoltait 19,7 pour cent des appuis vers minuit, comparativement à 23 pour cent en 2011.

M. Duceppe, qui avait été battu par la néo-démocrate Hélène Laverdière par plus de 5000 votes en 2011, tirait de l'arrière par plus de 2555 voix après le dépouillement de 178 boîtes de scrutin sur 230.

Le chef du Bloc québécois a souvent rappelé avoir entrepris le marathon électoral de 78 jours avec un «vent de face», qui s'est transformé en «vent de dos» à la suite de sa performance aux deux débats francophones lui ayant permis de se démarquer.

M. Duceppe misait sur le scénario d'un gouvernement minoritaire dans l'espoir de voir ses candidats profiter des chaudes luttes à trois ou quatre pour se faufiler. Il n'en fut rien, les libéraux de Justin Trudeau ayant balayé la carte électorale canadienne pour obtenir une majorité.

«Je tiens à féliciter Justin Trudeau pour sa victoire bien méritée, il a remonté toute une côte», a reconnu M. Duceppe, après avoir salué les chefs des autres partis fédéraux.

Néanmoins, le chef bloquiste croit avoir assisté au début de «quelque chose», soit la «convergence de beaucoup de militants des forces souverainistes».

Celui-ci n'a par ailleurs pas manqué l'occasion de saluer l'appui des organisations du Parti québécois, d'Option nationale ainsi que de Québec solidaire.

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau, qui n'a pas été aperçu au La Tulipe, a choisi d'utiliser les réseaux sociaux pour se faire entendre.

«D'énormes remerciements à Gilles pour sa détermination et au nouveau souffle qu'il procure aux souverainistes», a-t-il écrit sur son compte Twitter.

La position de M. Péladeau à l'endroit du Bloc a considérablement changé depuis le retour de M. Duceppe. En 2014 le chef du PQ avait notamment remis en question la pertinence de son cousin fédéral.

Ironiquement, Mario Beaulieu, qui avait cédé sa place de chef du parti en juin dernier à M. Duceppe, a été l'un des grands gagnants de la soirée, remportant son pari dans la circonscription montréalaise de La Pointe-de-l'île.

C'est d'ailleurs la victoire de celui-ci qui a suscité les applaudissements les plus nourris de la part des partisans. Outre M. Beaulieu, le Bloc québécois a également vu l'un de ses vétérans, Louis Plamondon, être réélu dans Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour.

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