Le NPD s'écroule au Québec

Le néo-démocrate Thomas Mulcair a dû s'accrocher à... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)

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Le néo-démocrate Thomas Mulcair a dû s'accrocher à une mince avance d'une centaine de voix sur son adversaire libérale Rachel Bendayan - mais il a fini par s'en détacher, si bien qu'un peu avant minuit il menait par environ 1500 votes.

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(Québec) La vague de 2011 avait teint tout le Québec en orange, mais son ressac, lundi, a laissé presque uniquement du rouge. Si le Nouveau Parti démocratique a subi un fort recul dans l'ensemble du Canada, il s'est littéralement écroulé au Québec, pendant que le Parti libéral obtenait son meilleur résultat québécois depuis... les années Trudeau père.

À l'heure de mettre sous presse, la formation de Justin Trudeau avait récolté 35 % des votes et s'apprêtait à faire élire 46 députés au Québec, sur une possibilité de 75. Le NPD, lui, est arrivé second en termes de suffrages exprimés, avec 24 %, mais cela ne s'est pas traduit par beaucoup de victoires : seulement 11 de ses candidats étaient en voie de retourner à Ottawa tard en soirée, une chute vertigineuse, en comparaison des 59 députés orange que le Québec avait envoyés aux Communes en 2011.

De leur côté, le Bloc québécois et le Parti conservateur ont obtenu moins de voix (20 % et 18 %), mais celles-ci ont été plus concentrées, ce qui a donné à peu près le même nombre de députés (10 et 11, respectivement). Le Bloc s'est avéré relativement fort en région, ce qui lui a permis d'augmenter ses appuis, mais pas assez pour décrocher le statut de «parti officiel» à la Chambre des communes - qui demande de faire élire 12 députés.

La région de Québec, de son côté, est retournée à ses anciennes amours conservatrices. Rappelons à cet égard que la «vague orange» de 2011 y avait été moins forte qu'ailleurs dans la province.

Quant à la grande région de Montréal, elle a presque entièrement basculé dans le giron libéral, elle qui s'était pourtant peinturée d'orange il y a quatre  ans.

Dures luttes de chefs

Pour tout dire, même les chefs du NPD et du Bloc, tous deux députés de la métropole, ont dû livrer de dures luttes dans leurs circonscriptions. Pendant une bonne partie de la soirée, le néo-démocrate Thomas Mulcair a dû s'accrocher à une mince avance d'une centaine de voix sur son adversaire libérale Rachel Bendayan - mais il a fini par s'en détacher, si bien qu'un peu avant minuit il menait par environ 1500 votes.

«Je veux remercier tous les candidats qui ont fait campagne pour le NPD, je pourrais pas être plus fier. [...] Dorénavant, le NPD sera toujours, pour les Québécois, un choix réel», a indiqué M. Mulcair dans son discours de concession.

Son vis-à-vis bloquiste Gilles Duceppe, lui, a perdu son pari. En fin de soirée, il tirait de l'arrière dans Laurier-Sainte-Marie, récoltant 5300 voix contre 6400 pour la candidate néo-démocrate Hélène Laverdière.

Première depuis 1980

Pour le PLC, il faut remonter jusqu'en 1980 pour revoir un tel résultat dans la Belle Province. Menés par Pierre Trudeau, les «rouges» avaient alors raflé 74 sièges sur 75.

«Je pense que l'équipe Trudeau a fait une excellente campagne et que nous avions un plan de match très progressiste qui a su charmer les Québécois, qui correspond aux valeurs des Québécois. [...] Au cours des dernières années, on a appris de nos erreurs [...et] à rebâtir notre crédibilité. On s'est imposés comme l'alternative progressiste au Québec et ailleurs au Canada», a commenté la nouvelle députée libérale d'Ahuntsic-Cartierville Mélanie Joly lors d'un entretien à Radio-Canada.

Pour les conservateurs, les résultats de lundi auront un goût doux-amer. Ils ont perdu le pouvoir, mais ont plus que doublé leur nombre de sièges au Québec, passant de 5 en 2011 à 11 lundi.

«La démocratie a parlé. Je suis très heureux d'avoir été réélu, et on va continuer à défendre les valeurs conservatrices de liberté et de responsabilité individuelle. Je peux vous dire que nous serons une opposition forte et vigilante», a déclaré le député de Beauce et ex-ministre conservateur Maxime Bernier au cours de la soirée, lui aussi sur les ondes de Radio-Canada.

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