La région de Québec frappée par le vent libéral

L'heure était à la fête lundi chez les... (Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

L'heure était à la fête lundi chez les militants libéraux réunis au restaurant Brynd, dans Lebourgneuf.

Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Élections fédérales

Politique

Élections fédérales

Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) Le rassemblement libéral de la région de Québec a donné lieu à plusieurs effusions d'enthousiasme, lundi soir, à mesure que les bonnes nouvelles s'accumulaient au tableau de chasse. Mais à 22h32, à l'annonce officielle d'un gouvernement majoritaire, les partisans ont littéralement explosé de joie, même si aucun candidat de la région n'avait encore été officiellement porté au pouvoir.

Les élus à Québec... (Infographie Le Soleil) - image 1.0

Agrandir

Les élus à Québec

Infographie Le Soleil

«La route a été longue, mais ça en a valu la peine» ont été les premiers mots du jeune Joël Lightbound, un avocat de 27 ans élu dans Louis-Hébert, qui a tenu à féliciter ses adversaires, dont le député sortant, le néo-démocrate Denis Blanchette. M. Lightbound redonnait la circonscription aux libéraux après une éclipse de 15 ans. Hélène Scherrer l'avait emporté en 2000.

«Je ne peux pas décrire à quel point ça me rend fier d'être représentant de Louis-Hébert à Ottawa, a lancé M. Lightbound dans son discours. Je vais être digne de votre confiance. Choisir un parti politique, c'est comme choisir la mère de ses enfants, ce n'est pas une mince affaire. Je suis fier de ma famille politique. On va retrouver un Canada plus juste, plus empathique, plus responsable. C'est pour cette société que je me suis lancé en politique. Un jour nouveau se lève sur le pays.»

À 23h15, la confirmation de la victoire de Jean-Yves Duclos, dans la circonscription de Québec, a de nouveau provoqué une vague de joie au resto Brynd, sur le boulevard Lebourgneuf. Acceptant avec une «extrême humilité et une extrême reconnaissance», le nouveau député a reçu le message de la population comme «un profond désir de changement». Il a répété son credo de campagne : «Avec votre appui, mon engagement prendra tout son sens et sa valeur.»

 

Le retour des libéraux à Québec

Tourner la page

Rassemblés devant les écrans géants, plus d'une centaine de partisans en liesse ont suivi la soirée électorale comme s'il s'agissait d'un évènement sportif endiablé. L'émotion était dans l'air. Dans l'attente d'un premier élu de leur clan, la foule a scandé pendant un moment le prénom du jeune candidat dans Louis-Hébert, Joël Lightbound. Les accolades étaient nombreuses, les sourires présents sur tous les visages.

En entrevue au Soleil, le candidat libéral Jean-Yves Duclos, économiste et professeur à l'Université Laval, a indiqué avoir senti venir la vague libérale. «Je le sentais depuis deux semaines sur le terrain, quelque chose se passait. Quand tu te fais arrêter sur la rue par des gens qui te disent de continuer votre beau travail, c'est un signe.» 

Représentés pendant 18 ans par la bloquiste Christiane Gagnon aux Communes, les électeurs de Québec avaient jeté leur dévolu sur la néo-démocrate Annick Papillon, en 2011.

Plus jeune candidat libéral au Québec, Joël Lightbound s'est dit «très fier» de la campagne menée par son parti. «Ces dernières semaines, on sentait un vent de changement sur le terrain. Nous avons fait une campagne hyper positive. Ça va faire du bien de tourner la page sur 10 ans de gouvernement Harper», a-t-il déclaré au Soleil. Le nouveau député libéral met en haut de sa liste des priorités régionales le dossier du centre de prédédouanement de l'aéroport de Québec.

Battu par le conservateur Gérard Deltell dans Louis Saint-Laurent, le candidat Youri Rousseau a fait contre mauvaise fortune bon coeur, se réjouissant d'avoir fait passer le vote libéral dans la circonscription de 6 % à 20 % (au moment de mettre sous presse). «Pour moi, c'est un succès. Je suis fier de mon chef qui a fait une campagne impeccable.»

Sans doute le doyen des rouges au rassemblement d'hier soir, René Comeau, 87 ans, se réjouissait, bière à la main, de l'élection d'un gouvernement libéral majoritaire. L'octogénaire du quartier Chauveau était particulièrement satisfait de voir le Parti conservateur mordre la poussière. «Harper, il était temps que ça décolle de là. Il n'a rien fait pour Québec, que ce soit pour le Manège militaire [après l'incendie] et l'amphithéâtre. Je veux plus le voir là. Je suis pas mal certain qu'il va prendre sa retraite.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer