Philippe Couillard satisfait

Philippe Couillard a des attentes de deux ordres... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Philippe Couillard a des attentes de deux ordres envers le nouveau gouvernement Trudeau : d'abord, les enjeux de nature constitutionnelle et, d'autre part, des dossiers plus pointus, plus terre à terre.

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(Québec) DÉCODAGE / Le gouvernement de Philippe Couillard n'a affiché qu'une seule volonté claire durant la campagne fédérale, celle de voir le Bloc québécois mordre à nouveau la poussière.

Il avait un autre souhait qu'il s'était toutefois bien gardé d'énoncer à voix haute, celui de voir les conservateurs de Stephen Harper quitter le pouvoir.

Philippe Couillard et ses ministres ne seront donc pas chagrinés par la victoire des libéraux fédéraux, même s'ils ne s'attendent pas à voir leurs demandes de nature constitutionnelle satisfaites comme par enchantement par eux.

Ils auront au moins le nouveau ton qu'ils espéraient du côté d'Ottawa.

Le premier ministre québécois commentera le résultat des élections mardi.

Fin août, il avait appelé le prochain gouvernement fédéral à être davantage qu'aujourd'hui un partenaire et un collaborateur des provinces. «On veut retrouver des collaborateurs et des partenaires à la table du gouvernement fédéral», avait déclaré M. Couillard.

De tels mots constituaient une critique du gouvernement Harper.

Les attentes du gouvernement Couillard à l'égard du prochain gouvernement fédéral sont de deux ordres : il y a, d'une part, les enjeux de nature constitutionnelle; d'autre part, des dossiers plus pointus, plus terre à terre.

Dans la première catégorie, mentionnons l'inscription du caractère distinct du Québec dans la Constitution canadienne, la réforme du Sénat, l'encadrement du «pouvoir fédéral de dépenser», ainsi qu'un droit de veto sur tout changement constitutionnel.

Dans la deuxième, on peut évoquer le Transfert canadien en matière de santé. Québec réclame qu'il représente 25 % des dépenses en santé des provinces.

Au gouvernement Couillard, on apprécie la volonté de Justin Trudeau de convoquer une rencontre fédérale-provinciale dont l'objectif sera «de convenir d'une entente à long terme sur le financement des soins de santé».

«Frère siamois»

Le score du Bloc québécois, le «frère siamois» du Parti québécois, selon Pierre Karl Péladeau, était sous la loupe des libéraux et des caquistes.

Au regard des résultats, ceux-ci ne verront aucune renaissance du mouvement souverainiste québécois. Ils noteront que les Québécois ne votent plus massivement pour le Bloc.

Pour le Parti québécois, le pari était risqué. Pierre Karl Péladeau répétera qu'il était de son devoir de faire campagne aux côtés d'un parti partageant le même objectif que le sien. Il s'arrêtera sur les gains enregistrés par les bloquistes.

Prudent, il avait prévenu, dès le coup d'envoi de la campagne électorale, qu'il ne faudrait établir aucun parallèle entre le résultat du Bloc et les prochaines élections québécoises, programmées pour octobre 2018.

N'empêche. Ses adversaires rappelleront qu'il s'est «collé» - «à vélo, à pied et en auto» - au chef bloquiste, Gilles Duceppe.

«Centralisateur»

Pour le Parti québécois, l'affaire est entendue depuis quelques semaines. Le parti qui allait prendre le pouvoir à Ottawa ne pouvait être que centralisateur et intrusif.

Le député porte-parole du Parti québécois en matière de relations Québec-Canada, Stéphane Bergeron, a livré la sentence le mois dernier. «On assiste à une surenchère entre Thomas Mulcair, Stephen Harper et Justin Trudeau qui, l'un après l'autre, proposent des programmes qui empiètent sur notre juridiction.»

Analyse écrite

Ce qui intéressait particulièrement la Coalition avenir Québec dans ce scrutin, c'est le résultat du Bloc québécois et, plus particulièrement, sa signification sur la vigueur relative du mouvement souverainiste.

Le chef François Legault planchera mardi sur l'écriture d'un texte qu'il livrera mercredi aux Québécois, une démarche analytique inusitée.

Québec solidaire voulait la défaite des conservateurs. Françoise David a eu des mots très durs à l'endroit de Stephen Harper, coupable, selon elle, d'avoir instrumentalisé le dossier du niqab.

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