Le ROC rougit jusqu'aux Prairies

Justin Trudeau s'amuse avec deux membres de son... (La Presse Canadienne)

Agrandir

Justin Trudeau s'amuse avec deux membres de son équipe, Tommy Desfosses et Adam Scotti, à son arrivée à Montréal, lundi.

La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La vague rouge a déferlé sur les Maritimes, sur le Québec et sur l'Ontario. Même l'Ouest ne lui a pas totalement résisté. Ce n'est pas la trudeaumanie, mais presque.

=> Maritimes

La soirée a commencé par un véritable raz-de-marée libéral sur les provinces maritimes. Un score parfait de 32 élus sur 32. Plus de 60 % des suffrages. Même en 1993, les libéraux de Jean Chrétien n'avaient pas réussi à balayer les Maritimes.

De l'avis général, les électeurs des quatre provinces de l'Est n'ont jamais pardonné aux conservateurs la réforme de l'assurance-emploi. La défaite des bleus a été particulièrement sévère au Nouveau-Brunswick, où le Parti de Stephen Harper détenait huit sièges sur dix. À preuve, la région de Fredericton, un terreau fertile pour les conservateurs, est aussi passée au rouge.

Un peu partout, le vote du NPD a dégringolé. Y compris à Halifax, où le parti ne franchit pas la barre des 20 %. Apparemment, le vote anticonservateur s'est réfugié du côté libéral. Pour la première fois en 20 ans, le NPD n'a pas d'élu dans les provinces de l'Est. Une véritable gifle, qui ne manquera pas de laisser un goût amer chez les partisans de Thomas Mulcair.

=> L'Ontario

En Ontario, le Parti libéral connaît une progression spectaculaire.  En récoltant 80 sièges, les rouges multiplient par huit leur récolte de 2011! Les conservateurs perdent une quarantaine de circonscriptions. Et le NPD est ramené plusieurs années en arrière, à l'époque où il était le petit frère malingre, le tiers parti, l'éternel troisième.

C'est dans la grande région de Toronto, alias le GTA, que les troupes de Justin Trudeau enregistrent leur progression la plus spectaculaire. Avec ses 52 députés, le GTA a souvent été comparé au Saint-Graal de la politique canadienne, voire aux bijoux de la Couronne. 

En 2011, c'est une percée fulgurante dans les banlieues de Toronto qui avait donné à Stephen Harper sa majorité au parlement. Le Parti libéral n'avait sauvé qu'une poignée de députés. L'équivalent d'un K.O. à la boxe.

Cette fois, le Parti libéral reprend la quasi-totalité des sièges du GTA. Le NPD est presque rayé de la carte torontoise. Même l'ancienne circonscription de Jack Layton, Toronto-Danforth, passe au rouge. 

 

=> L'Ouest

Dans l'Ouest, les Libéraux réalisent des gains appréciables au Manitoba, en raflant sept des quatorze circonscriptions. Il y a plus de 20 ans qu'on n'avait pas vu surgir autant de libéraux dans ce coin de la prairie. 

Mais la vague rouge n'est plus qu'une vaguelette en Saskatchewan, alors que les conservateurs emportent 11 des 14 circonscriptions. Même chose en Alberta, où les troupes de Stephen Harper s'arrogent 31 des 34 sièges disponibles. Avec 60 % des suffrages accordés au Parti conservateur, l'Alberta demeure la forteresse bleue par excellence.

Les troupes de Thomas Mulcair fondaient de grands espoirs sur l'élection récente d'un gouvernement provincial du NPD, en Alberta. Ils essuient un cuisant revers, avec pour consolation leur unique bastion du centre-ville d'Edmonton.

=> La Colombie-Britannique

Sur la côte du Pacifique, la lutte a été plus partagée, même si les libéraux ont remporté 19 des 42 circonscriptions. Les conservateurs et le NPD se partagent le reste, tandis que la chef du Parti vert, Elizabeth May, obtient facilement sa réélection. En Colombie-Britannique, il semble que la controverse sur le niqab n'a guère affecté le vote du NPD. Plus de la moitié des électeurs ne voient pas d'objection à ce qu'on puisse le porter, y compris dans un bureau de vote.

Reste qu'il faut remonter aux élections de 1968, en pleine trudeaumanie, pour voir la Colombie-Britannique élire à Ottawa une telle proportion de députés libéraux. Entre-temps, les rouges ont connu une longue traversée du désert.

À une certaine époque, les sondeurs n'arrivaient pas à chiffrer les appuis du Parti libéral, et pour cause. Les électeurs n'osaient pas avouer qu'ils allaient voter libéral, par crainte du ridicule!

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer