Duceppe s'est senti «comme Jacques Plante»

Gilles Duceppe dimanche à Montréal... (La Presse Canadienne, Graham Hughes)

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Gilles Duceppe dimanche à Montréal

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

La Presse Canadienne
Trois-Rivières

En dépit d'une absence de quelques années sur la scène politique, le chef bloquiste, Gilles Duceppe, ne s'est pas senti comme une recrue le 2 août, lorsqu'est venu le temps d'entreprendre le marathon électoral de 78 jours.

Au contraire, le vieux routier de la politique a plutôt eu l'impression d'être un vétéran qui sort de sa retraite après avoir accroché ses patins, toujours convaincu d'être à la hauteur.

«Je me suis plutôt senti comme Jacques Plante, qui avait pris sa retraite avant de revenir [en 1967] dans les buts avec les Blues de Saint-Louis lors de la saison 68-69 [pour gagner le trophée Vézina, remis au meilleur gardien]», a-t-il imagé, dimanche à Trois-Rivières.

Amateur de sport, le chef bloquiste y est allé de cette métaphore au cours d'un dernier point de presse officiel avec les journalistes, au terme d'un déjeuner militant où il s'est montré serein, à une journée du scrutin.

À la demande de Mario Beaulieu, M. Duceppe, 68 ans, a interrompu sa retraite politique en juin dernier pour revenir à la tête de la formation souverainiste qui, d'après plusieurs, était branchée à un respirateur artificiel.

Questionné, le principal intéressé s'est défendu d'être revenu dans l'arène politique pour mener un «combat» afin de sauver sa carrière politique. Selon lui, il s'agit plutôt d'une lutte visant à faire du Québec un pays.

«Je mène un combat pour que le Québec ait des gens pour défendre nos droits et valeurs à Ottawa», a-t-il dit à Trois-Rivières, en dressant le bilan du marathon électoral de 78 jours.

Le chef bloquiste, qui caresse l'objectif d'obtenir la balance du pouvoir dans un gouvernement minoritaire, a exhorté ses partisans à convaincre les indécis, en plus de faire sortir le vote.

Optimisme en coulisse

En coulisse, l'optimisme est présent au sein du parti, où l'on chuchote des appuis oscillant autour de 30 % chez les francophones qui pourraient envoyer jusqu'à 20 députés bloquistes aux Communes.

S'il est loin d'être acquis que le chef bloquiste sera en mesure de reconquérir la circonscription montréalaise de Laurier-Sainte-Marie, où il a été défait par la néo-démocrate Hélène Laverdière, celui-ci demeure serein à la veille du vote.

«Il faut toujours respecter la démocratie, mais j'ai confiance que l'on va gagner», a affirmé M. Duceppe.

Après Trois-Rivières, Sherbrooke et Saint-Jean-sur-Richelieu, la dernière journée du sprint électoral entamé vendredi s'est terminée à Montréal, dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie.

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