Parti conservateur: l'économie avant tout

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Le chef conservateur Stephen Harper a rencontré des militants de son parti à Laval, au nord de Montréal, samedi.

La Presse Canadienne, Jonathan Hayward

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) Le Parti conservateur n'a jamais tenté de maquiller le fait qu'il considère son bilan économique comme sa carte maîtresse, et c'est particulièrement transparent dans sa plate-forme électorale, rendue publique au début du mois.

En comptant le chapitre sur l'économie lui-même et les mesures disséminées dans les autres sections mais qui ont une forte saveur économique ou fiscale, environ la moitié des quelque 180 pages du document tourne autour de ce thème.

Bien sûr, le PCC s'y engage à mettre en oeuvre le Partenariat transpacifique, ce traité de libre-échange unissant 12 pays situés autour du Pacifique, qu'il vient lui-même de signer. Mais la plate-forme électorale elle-même insiste davantage sur les baisses de taxes et d'impôts. Ainsi, le texte insiste plusieurs fois sur la promesse d'adopter une «mesure législative interdisant l'augmentation du taux de l'impôt fédéral sur le revenu des particuliers et des sociétés, du taux des taxes de vente et des charges sociales discrétionnaires au cours des quatre prochaines années». Bref, une loi empêchant le gouvernement de hausser le fardeau fiscal.

En outre, le PCC entend «réduire le taux d'imposition des petites entreprises - [qu'ils ont] déjà réduit de 13 pour cent à 11 pour cent - de deux autres points de pourcentage, à neuf pour cent, d'ici 2019». On trouve plusieurs autres allégements et incitatifs fiscaux pour les entreprises dans le document.

Malgré tout, la formation de Stephen Harper dit qu'elle équilibrera le budget canadien pendant tout le prochain mandat.

L'autre mantra favori des conservateurs est, bien entendu, la sécurité, déclinée ici de deux manières. Sur le plan international, le PCC se propose de «combattre le terrorisme djihadiste», mais ses «engagements» à cet égard consistent surtout en une énumération de ce qui a déjà été fait. Mentionnons tout de même l'interdiction que M. Harper entend imposer aux Canadiens de se rendre, sans motif légitime, dans des zones désignées comme étant des endroits où des organisations terroristes sont actives.

Sur le plan interne, d'autre part, les conservateurs disent vouloir maintenir leur «ligne dure» à l'égard de la criminalité. Encore ici, leur programme consiste en grande partie à rappeler leurs réalisations passées, mais on note quelques nouveautés : un peu plus de ressources pour la police, une ligne sans frais pour les parents qui soupçonnent l'usage de drogue chez leurs enfants, etc.

Prison à vie

La pièce maîtresse de cette partie du programme conservateur, cependant, est sans contredit la Loi sur les peines de prison à vie purgées en entier. À l'heure actuelle, les criminels condamnés à perpétuité deviennent éligibles à la libération conditionnelle après 25 ans passés en prison. La loi proposée par le PCC abolirait le droit de demander une libération sur parole avant 35 ans - et encore, ce ne serait alors plus la Commission sur les libérations conditionnelles du Canada qui évaluerait les demandes, mais bien le ministre de la Justice.

Ce projet de loi a déjà été déposé au Parlement, en mars dernier, mais la session s'est terminée avant qu'il ait pu être adopté. Le PCC promet de le représenter s'il est réélu.

Notons enfin que le programme conservateur contient, encore une fois, toute une série de ces «micromesures» qui ciblent des segments très (très, très) précis de l'électorat. En début de campagne, la promesse de rendre déductibles d'impôt les coûts d'adhésion à des organismes comme les Chevalier de Colomb avait été décrite sous cet angle, mais c'est loin d'être le seul exemple. Ainsi, le PCC fait une promesse électorale formelle de son intention d'«harmoniser les règles canadiennes sur les sièges d'auto pour enfants avec celles des États-Unis», arguant que cela fera baisser le prix desdits sièges...

Cinq faits saillants

  • Aucune hausse d'impôt, de taxe ou de charge sociale sur quatre ans
  • Nouvelle baisse du taux d'imposition des petites entreprises (de 11 à 9 %)
  • 84 milliards $ d'investissement dans les infrastructures sur 10 ans
  • Abolition complète, ou presque, de la possibilité de libération conditionnelle pour certains criminels
  • Accueil de 10 000 réfugiés syriens (le même nombre qu'avant la crise des réfugiés)

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