Parti libéral: de l'argent en infrastructures... et des déficits

Le chef libéral Justin Trudeau a pris un... (La Presse Canadienne, Paul Chiasson)

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Le chef libéral Justin Trudeau a pris un bain de foule sur le tarmac de l'aéroport de Thunder Bay, en Ontario, samedi.

La Presse Canadienne, Paul Chiasson

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) Des déficits pendant trois ans et un vaste programme d'investissement en infrastructures. Qualifiée d'«audacieuse» par certains observateurs et de «vieille recette» par d'autres, cette promesse du chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, a cependant eu le mérite de s'être démarquée du lot pendant la campagne électorale.

Si ce dernier était porté au pouvoir lundi, l'investissement fédéral en infrastructures passerait de 65 milliards à 125 milliards $ en 10 ans. L'ouverture de nombreux nouveaux chantiers au pays pour relancer l'économie se ferait non seulement au prix de l'apparition de nombreux cônes orange et de grues dans les municipalités canadiennes, mais, surtout, de déficits dans le budget du pays. Toutefois, attention, ceux-ci seraient «modestes», assure le PLC, soit de moins de 10 milliards $ avant un retour à l'équilibre budgétaire en 2019.

Autres moyens privilégiés par le PLC pour donner un coup de pouce aux familles de la classe moyenne, augmenter le taux d'imposition des Canadiens les plus fortunés pour réduire celui des moins nantis.

Dans la même veine, Justin Trudeau veut annuler la hausse de la limite du CELI, la mesure de fractionnement du revenu, qui, dit-il, favorise les plus riches, et «cesser «d'envoyer aux millionnaires des chèques de prestation pour enfants» en éliminant la fameuse Prestation universelle pour la garde d'enfants (PUGE). Il mettrait plutôt en place l'Allocation canadienne aux enfants. Non imposable et calculée en fonction du revenu des parents, celle-ci remplacerait tous les programmes «compliqués» de prestations existants.

Sous un gouvernement Trudeau, les changements apportés au système d'assurance-emploi en 2012 par celui de Stephen Harper seraient annulés. Au Québec, la mesure contraignant les travailleurs sans emploi à parcourir une distance plus élevée pour accepter un boulot avait soulevé un tollé.

Des enjeux médiatisés

S'ils ne se retrouvent pas dans la plate-forme libérale, les positions de Justin Trudeau sur le niqab et le controversé projet de pipeline d'Énergie Est ont néanmoins alimenté les manchettes. Dans le premier dossier, il défend l'idée qu'il faut respecter les droits garantis par la Constitution et, donc, permettre à une femme voilée de prêter serment à visage couvert.

M. Trudeau a répété ad nauseam pendant la campagne qu'il n'avait pas à se prononcer sur le sujet de l'oléoduc qui transporterait du pétrole d'un bout à l'autre du Canada, puisque c'était à la population de décider si elle voulait d'un tel projet. Mais il promet toutefois de rétablir la crédibilité des processus d'évaluation environnementaux afin de mieux en évaluer la portée.

Souvent attaqué sur la question de la marijuana depuis qu'il aspire à être premier ministre, le libéral entend légaliser et réglementer cette drogue parce que, dit-il, elle est présentement trop accessible aux jeunes. Toujours au chapitre de la sécurité, Justin Trudeau promet d'apporter des modifications à la Loi antiterroriste issue du projet C-51 en annulant les «dispositions problématiques» qui restreignent les droits et libertés.

Les libéraux veulent rétablir la réputation du Canada à l'étranger entre autres en ouvrant davantage ses portes aux réfugiés, dont ceux en provenance de la Syrie, en favorisant l'accueil de 25 000 ressortissants de ce pays en guerre. Pour combattre le groupe État islamique, le pays doit concentrer ses efforts sur la formation et le mentorat effectués sur le terrain, croit par ailleurs le PLC.

Parmi ses autres promesses, la formation promet de préserver la livraison du courrier à domicile, rétablir le questionnaire détaillé de recensement, démuseler les scientifiques fédéraux, refinancer Radio-Canada, réformer «en profondeur» le Sénat pour que celui-ci devienne non partisan, améliorer le système scolaire autochtone, développer les technologies vertes, améliorer les soins à domicile, restaurer les pensions à vie pour les vétérans et rétablir l'âge d'admissibilité à la Sécurité de la vieillesse et au Supplément de revenu garanti à 65 ans.

Cinq faits saillants

  • Augmenter les impôts des plus riches pour diminuer ceux de la classe moyenne
  • Investir massivement dans les infrastructures afin de relancer l'économie, mais éponger pendant trois ans un déficit
  • Annuler la Prestation universelle pour la garde d'enfants pour mettre en place l'Allocation canadienne aux enfants
  • Rétablir la réputation du Canada à l'étranger, notamment en accueillant plus de réfugiés
  • Légaliser et réglementer la marijuana

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