Harper refuse de spéculer sur un gouvernement conservateur minoritaire

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Le chef conservateur Stephen Harper (au centre) en compagnie de ses candidats de la région de Québec était de passage dans la capitale, vendredi matin.

Le Soleil, Patrice Laroche

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

<p>Michel Corbeil</p>
Michel Corbeil
La Presse Canadienne
Québec

Stephen Harper ne promet pas de conserver son siège de député si son gouvernement est battu. Il ne s'engage pas plus à convoquer le Parlement dans les 60 jours qui suivraient la réélection de son équipe.

Le chef du Parti conservateur du Canada a évité de spéculer sur son propre avenir politique, lors de son passage à Québec, vendredi. Devant quelque 150 partisans, organisateurs et candidats, il s'est fait demander s'il s'engage à terminer son mandat, advenant le cas où son gouvernement devient minoritaire en Chambre ou encore qu'il perd carrément le pouvoir.

Stephen Harper s'est refusé à jouer à l'analyste politique - au «pundit». Il s'est contenté de laisser entendre : «Je suis un chef de parti. Je mène la campagne pour l'avenir de notre pays. Il y a deux choix clairs pour la population d'ici lundi, et c'est l'économie, la direction de l'économie.»

Interrogé sur la convocation du Parlement deux mois après une élection qui lui serait favorable, il a indiqué qu'il ne se laissera pas aller «à des spéculations postélectorales entre aujourd'hui et lundi».

Il s'est contenté de réitérer le choix qui s'offrirait aux Canadiens. Entre sa formation, qui incarne, selon lui, «la sécurité et la stabilité», et deux adversaires, les libéraux qui promettent des milliards de dollars en déficit, a-t-il enchaîné, et les néo-démocrates, «incapables de présenter des chiffres crédibles».

Quatrième visite à Québec

Le chef conservateur en était à sa quatrième visite depuis le déclenchement des élections, il y a plus de 70 jours. C'est plus qu'aucun autre chef des quatre principaux partis engagés dans la course vers le 19 octobre.

Fait à souligner, M. Harper passe l'essentiel des derniers jours de la campagne au Québec, où il n'a que cinq députés. Vendredi, une tournée l'a amené de Trois-Rivières à Thetford, avec des arrêts dans deux villes des Bois-Francs.

Vendredi, il a tenu son rassemblement dans la capitale, où ses stratèges croient pouvoir arracher des sièges au Nouveau Parti démocratique. Aujourd'hui, son organisation prévoit que 1000 personnes seront à un ralliement tenu à Laval, en banlieue de Montréal.

L'Ontario, la clé

Des sondages laissent croire qu'un gouvernement minoritaire est à la portée du libéral Justin Trudeau, notamment par la progression des intentions de vote pour ce parti en Ontario. Cette province représente la clé pour former le prochain gouvernement.

Les stratèges conservateurs n'ont cependant pas prévu que leur chef y fasse un saut d'ici le 19 octobre. Le blitz final l'amène plutôt de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, vendredi, à Laval, au Québec, samedi, pour se terminer, dimanche, à Calgary.

À Québec, dans une salle aménagée sur le plancher d'une usine, éloigné d'un petit groupe de protestataires, Stephen Harper a de nouveau martelé que ses partisans ne doivent pas «se laisser dire que les valeurs conservatrices ne sont pas des valeurs québécoises». La foule enthousiaste l'a interrompu à quelques reprises en scandant son nom.

Cela a été le cas quand il a lancé : «Nous voulons de nouveaux citoyens qui se joignent à nous à visage découvert.» Une allusion évidemment au niqab que les conservateurs veulent bannir, lors de la prestation du serment de citoyenneté.

Pas chaud à l'idée que le fédéral «s'offre» le pont de Québec

Le chef conservateur Stephen Harper n'est vraiment pas chaud à la suggestion que le gouvernement «s'offre en cadeau le pont de Québec» dont le propriétaire actuel, le CN, néglige l'entretien.

De passage à Québec, le premier ministre sortant a laissé tomber «qu'on peut examiner d'autres options», comme celle mise de l'avant par les maires Régis Labeaume (Québec) et Gilles Lehouillier (Lévis). «Mais la réalité est qu'on veut que le CN vienne à la table. Il doit faire partie de la solution.»

MM. Labeaume et Lehouillier ont avancé qu'Ottawa devrait se payer le pont pour 2017, question de marquer les 100 ans de la structure et le 150e anniversaire de la Confédération. Stephen Harper a rappelé que son gouvernement «a déjà mis 75 millions $ sur la table» dans ce dossier.

«C'est nettement insatisfaisant», n'a pas hésité à dire le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, après avoir pris connaissance de la déclaration du premier ministre sortant. «Je suis bien d'accord à ce que le CN participe, mais est-ce que le gouvernement de M. Harper va s'engager par voie législative à contraindre le Canadien National? C'est ça la vraie question», a-t-il lancé.

«Et d'ailleurs, s'il y a 100 millions $ sur la table, pourquoi on ne commence pas les travaux?» a-t-il ajouté. Il a prévenu que lui et Régis Labeaume ne «lâcheront pas le morceau». Repeindre la structure coûterait entre 200 et 400 millions $.  Annie Morin et Michel Corbeil

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