Trudeau perd un gros joueur

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Deux sondages parus mardi placent le parti de Justin Trudeau en tête des intentions de vote.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

La Presse Canadienne
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La caravane libérale, qui roule à un train d'enfer ces jours-ci, a dû abandonner l'un de ses passagers, et pas n'importe lequel : le coprésident de la campagne nationale, largué pour une histoire d'éthique discutable.

Dans une déclaration transmise mercredi en début de soirée par le Parti libéral du Canada (PLC), Dan Gagnier soutient qu'il a «décidé de prendre du recul par rapport à la campagne», et ce, «dans l'intérêt supérieur du parti».

Un peu plus tôt, La Presse Canadienne révélait qu'il avait offert des conseils au promoteur du projet Énergie Est sur la façon d'approcher un nouveau gouvernement. Le PLC avait au préalable affirmé qu'il n'avait contrevenu à aucune règle éthique.

Celui qui a été chef de cabinet pour le premier ministre québécois Jean Charest part en disant regretter que «cette campagne soit affectée par des attaques négatives et personnelles» et en assurant avoir «toujours agi dans les règles de l'art».

Ce départ survient alors que les libéraux ont le vent en poupe - le chef Justin Trudeau a dit mercredi matin, pour une première fois de la campagne, qu'il visait un gouvernement libéral majoritaire le 19 octobre.

Il a été invité à clarifier son objectif en marge d'un point de presse à Hamilton, au lendemain de la parution de deux sondages qui placent son parti en tête des intentions de vote.

Il a commencé par faire valoir que le dernier mot revenait aux Canadiens, et que ces derniers avaient soif d'un changement de gouvernement après 10 ans de règne conservateur.

Puis, de fil en aiguille, M. Trudeau a fini par le dire clairement : l'objectif est de faire mieux qu'une minorité libérale à la Chambre des communes, scénario qui semble se dessiner selon les plus récents coups de sonde.

«Est-ce que je demande aux Canadiens de voter pour nous? Oui. Est-ce que je leur demande de voter pour nous à travers le pays? Oui. Est-ce que je leur demande un gouvernement majoritaire? Oui», a-t-il laissé tomber.

«Je n'ai pas la surconfiance pour parler de stratégies politiques», avait cependant tenu à mentionner le chef libéral quelques secondes auparavant, semblant vouloir signaler qu'il ne voulait pas pécher par excès de confiance.

Drogues

De son côté, Stephen Harper a refusé de porter un jugement sur la consommation de crack d'un de ses partisans alors que la campagne conservatrice fait des publicités prétendant que Justin Trudeau veut vendre de la marijuana aux enfants.

Le chef conservateur était en campagne à Brantford, en Ontario, mercredi. La veille, Rob Ford, l'ex-maire de Toronto, et son frère Doug étaient assis aux premières loges à l'événement de campagne de M. Harper à Etobicoke.

Lorsque deux journalistes ont demandé au chef conservateur de justifier son association avec l'ex-maire «fumeur de crack», M. Harper a répondu qu'il n'allait pas «porter ce genre de jugements» et que «l'appui de cette famille pour notre parti est de longue date et bien connu».

Pendant ce temps, des publicités conservatrices sont apparues dans des médias ethniques de Toronto et de Vancouver où on accuse, faussement, Justin Trudeau de vouloir ouvrir des bordels dans les quartiers et vendre de la marijuana aux enfants.

Interrogé sur ces publicités, M. Harper a répondu que les Canadiens devaient examiner le programme libéral. Mais il n'a cité, dans sa réponse, que les aspects économiques de ce programme.

Il était aussi question de drogue dans la campagne néo-démocrate, mercredi.

Thomas Mulcair s'était aventuré sur ce terrain, lors d'un passage, mardi soir, à Vice. Même si la politique officielle de son parti prône la décriminalisation de la marijuana, il a aussi ouvert la porte à sa légalisation.

Invité à préciser sa pensée mercredi, il a repris son argument de la veille. «De toute évidence, avec ce qui est en train de se passer en Amérique du Nord, [...] on s'en va dans la direction de la légalisation complète. Mais ça va prendre du temps pour le faire correctement, pour ne pas compromettre ni la santé ni la sécurité des citoyens», a-t-il dit.

Il a répété qu'il est prêt à décriminaliser la marijuana dès son arrivée au pouvoir. La légalisation attendra.

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