Beaucoup d'indécis, note le NPD

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Les troupes de Thomas Mulcair ont perdu une vingtaine de points à l'échelle de la province, dont dix en moins de deux semaines.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) Depuis que le parti de Thomas Mulcair dégringole dans les sondages, les électeurs de Québec sont plus indécis quant au choix qu'ils feront le 19 octobre, admet le député néo-démocrate sortant de Louis-Hébert, Denis Blanchette.

Questionné sur le déroulement de sa campagne alors que les troupes orange ont perdu une vingtaine de points à l'échelle de la province dont dix en moins de deux semaines, le porte-parole des candidats du Nouveau Parti démocratique (NPD) à Québec n'a pas hésité à se prononcer.

«On a remarqué de l'indécision parmi les gens. Ça s'est traduit comme ça», affirme M. Blanchette qui se dit surpris par le nombre d'électeurs qui ne se sont toujours pas fait une tête sur la formation qu'ils souhaitent porter au pouvoir. 

Celui qui soumet sa candidature pour la quatrième fois afin d'obtenir un poste à Ottawa se rappelle qu'en 2011, lorsque la vague orange a déferlé dans la région de la Capitale-Nationale, la réaction était très différente à peu de temps du vote. «Ils [les électeurs] me disaient : "mon choix est fait" alors que quatre ans plus tard, on me dit plus : "je ne suis pas sûr encore"», témoigne le député sortant de Louis-Hébert.

Le niqab, point tournant

«Je pense que les événements des dernières semaines ont rendu les gens incertains et là, ils sont en réflexion», poursuit-il. M. Blanchette entend évidemment par «événements» le débat sur le port du niqab aux cérémonies de citoyenneté que les conservateurs veulent interdire. Le NPD croit plutôt qu'il faut s'en remettre aux tribunaux pour trancher la question.

«On ne se fera pas de cachettes, la question a été importante dans les dernières semaines [...] Ça a brassé beaucoup de choses pour les gens, ils se sont mis à se poser des questions. Mais les gens vont recommencer à évaluer les programmes», prédit le néo-démocrate. Il perçoit cette hésitation comme «une invitation à travailler fort» dans sa circonscription d'ici au jour J.

Son collègue dans Beauport-Limoilou, Raymond Côté, a également constaté que les électeurs étaient indécis. «Les gens me disent qu'ils ont de la difficulté à évaluer vers qui ils vont se tourner», rapporte-t-il. Cependant, il ne croit pas que cela est propre à la campagne actuelle puisqu'il a noté la même chose en 2011. 

M. Côté affirme aussi que le niqab «a envahi l'esprit des gens» et que le vêtement islamique «nous a distraits». Quant aux différents coups de sonde témoignant d'une perte importante de soutien dans l'électorat pour le NPD, il rappelle qu'une campagne électorale n'est jamais «un long fleuve tranquille». 

Dans Louis-Saint-Laurent, le candidat G. Daniel Caron juge que le niqab a occupé les esprits le temps d'une fin de semaine seulement. Celui qui se mesure à l'ex-caquiste Gérard Deltell dit toujours sentir un important appui de l'électorat pour le NPD malgré les sondages moins favorables. Et comme tous ses collègues, il croit que la course se fait toujours entre les conservateurs et les néo-démocrates dans la région où les libéraux de Justin Trudeau sont hors jeu.

«Ce n'est pas compliqué, la chose qui n'a pas changé à Québec, c'est que c'est toujours le NPD contre les conservateurs», renchérit la candidate dans Québec, Annick Papillon, admettant du même souffle qu'il est néanmoins possible que la formation de Stephen Harper ait «gagné quelques points». 

Tous les néo-démocrates interrogés soulignent avoir choisi de mener une campagne terrain plutôt que médiatique pour obtenir la faveur des électeurs. Contrairement aux conservateurs et aux libéraux, les candidats de Thomas Mulcair à Québec ont très peu convoqué la presse depuis le début du mois d'août. «Il reste encore deux semaines de campagne», fait valoir Mme Papillon, laissant entendre qu'une offensive se préparait. Une information qui a aussi été évoquée par Denis Blanchette qui n'a pas voulu en dire davantage.

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