Niqab et armes à feu au dernier débat des chefs

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Les quatre chefs posent avec Pierre Bruneau avant le deuxième débat en français.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

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L'économie, la sécurité et la mission militaire contre le groupe armé État islamique étaient coeur des échanges dans la première heure du dernier débat télévisé entre les chefs des partis fédéraux, vendredi soir.

La joute oratoire a commencé par un face-à-face sur l'économie entre Thomas Mulcair et Justin Trudeau où chaque homme a tenté de prouver que son vis-à-vis était semblable à Stephen Harper.

Les deux chefs se sont affrontés sur la question des budgets équilibrés ou déficitaires, menant ou non à des augmentations de taxes et d'impôts.

Alors que M. Trudeau accusait, comme à l'habitude, M. Mulcair de vouloir à tout prix équilibrer les prochains budgets, sacrifiant ainsi des programmes tout comme M. Harper, le chef néo-démocrate a rétorqué en rappelant que depuis 2006, les libéraux ont donné leur appui au gouvernement conservateur à quelques reprises.

«Dans ma famille, on a toujours dit que les actions parlent plus fort que les paroles», a lancé M. Mulcair à M. Trudeau, rappelant les votes libéraux en appui au gouvernement conservateur.

M. Harper a tenté, quant à lui, d'esquiver une question du chef bloquiste Gilles Duceppe dans le face-à-face suivant.

«Je voudrais savoir si la gestion de l'offre va être préservée de façon intacte», a demandé, encore une fois, M. Duceppe au premier ministre sortant, faisant référence aux négociations en cours sur le Partenariat transpacifique, entente de libre-échange entre 12 pays.

«On va préserver ce système», s'est contenté de répéter M. Harper alors que M. Duceppe lui reprochait d'esquiver la question, répétant la question «de façon intacte?» à quelques reprises, sans avoir de réponse plus précise.

Après 30 minutes de débat sur la chose économique, les quatre chefs sont passés à un débat sur le terrorisme et les enjeux internationaux.

Sur la question de la mission militaire contre le groupe armé État islamique, les chefs ont été invités à se prononcer sur la possibilité d'envoyer des troupes au sol.

Justin Trudeau a affirmé que Stephen Harper, qui «veut toujours envoyer les troupes faire la guerre», était actuellement «sur une pente très glissante pour les troupes au sol».

Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a semblé partager cette lecture, rappelant le décès d'un soldat qui a été victime d'un tir ami alors qu'il se trouvait au front près de Mossoul, en Irak. Il a souligné que les néo-démocrates étaient «fiers» d'être une «voix raisonnable pour la paix».

Le leader bloquiste Gilles Duceppe s'est catégoriquement opposé à l'envoi de troupes au sol, mais il est néanmoins en faveur de l'intervention militaire contre les combattants de l'État islamique. Il a dit ne pas comprendre comment on pouvait s'y opposer dans les circonstances.

À un certain moment, pendant ce segment sur la sécurité, Justin Trudeau a commis un petit lapsus: «C'est une leçon d'histoire mon amour», a-t-il lâché à l'intention de son rival bloquiste avant de se corriger, confiant qu'il avait l'habitude de querelles avec sa conjointe.

Le débat, diffusé par le réseau TVA, vendredi soir, est le dernier affrontement avant le scrutin du 19 octobre.

Ce cinquième débat de la campagne, organisé par un réseau de télévision québécois, survient alors que les sondages témoignent d'importantes fluctuations dans les intentions de vote au Québec.

Les appuis au Nouveau Parti démocratique (NPD), qui semblait être en bonne posture pour remporter une majorité de sièges québécois au début de cette longue campagne électorale, ont fondu au cours des derniers jours.

La glissade du NPD semble profiter au Bloc québécois et au Parti conservateur depuis l'irruption du débat sur le port du niqab lors des cérémonies de citoyenneté.

Les bloquistes veulent interdire le niqab à ces cérémonies, tout comme une écrasante majorité de Québécois. Les conservateurs, qui ont été les premiers à attirer l'attention sur le niqab pendant cette campagne, ont également vu grimper leurs appuis au Québec.

La leader du Parti vert du Canada, Elizabeth May, n'a pas reçu de carton d'invitation pour l'événement, pas plus que le chef du jeune parti Forces et Démocratie, Jean-François Fortin.

Le débat, qui prend la forme de face-à-face, est animé par Pierre Bruneau.

Et la guerre...mon amour?

Sur la question de la mission militaire contre le groupe armé État islamique, les chefs fédéraux ont été invités à se prononcer sur la possibilité d'envoyer des troupes au sol.

Justin Trudeau a affirmé que Stephen Harper, qui «veut toujours envoyer les troupes faire la guerre», était actuellement «sur une pente très glissante pour les troupes au sol». Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a semblé partager cette lecture, rappelant le décès d'un soldat qui a été victime d'un tir ami alors qu'il se trouvait au front près de Mossoul, en Irak. Il a souligné que les néo-démocrates étaient «fiers» d'être une «voix raisonnable pour la paix».

Le leader bloquiste Gilles Duceppe s'est catégoriquement opposé à l'envoi de troupes au sol, mais il est néanmoins en faveur de l'intervention militaire contre les combattants de l'État islamique. Il a dit ne pas comprendre comment on pouvait s'y opposer dans les circonstances.

À un certain moment, pendant ce segment sur la sécurité, Justin Trudeau a commis un petit lapsus: «C'est une leçon d'histoire, mon amour», a-t-il lâché à l'intention de son rival bloquiste avant de se corriger, confiant qu'il avait l'habitude de querelles avec sa conjointe.

Dernier affrontement

Ce débat était le dernier affrontement avant le scrutin du 19 octobre. Ce cinquième affrontement de la campagne a eu lieu alors que les sondages témoignent d'importantes fluctuations dans les intentions de vote au Québec. Les appuis au NPD, qui semblait être en bonne posture pour remporter une majorité de sièges québécois au début de cette longue campagne électorale, ont fondu au cours des derniers jours. La glissade du NPD semble profiter au Bloc québécois et au Parti conservateur.

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