Stephen Harper «indigne» de ses fonctions, selon Stéphane Dion

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De passage à Québec, pour donner un coup de main au candidat Joël Lightbound, dans Louis-Hébert, Stéphane Dion a accusé le chef du Parti conservateur du Canada d'avoir propulsé la controverse du niqab, qui secoue les participants à la course vers le scrutin du 19 octobre.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Stephen Harper s'est rendu «indigne» de la fonction de premier ministre, qu'il brigue de nouveau, par «la soi-disant crise sur le niqab [...] qu'il a complètement fabriquée», dénonce le libéral Stéphane Dion.

De passage à Québec, pour donner un coup de main au candidat Joël Lightbound, dans Louis-Hébert, M. Dion a accusé le chef du Parti conservateur du Canada d'avoir propulsé la controverse qui secoue les participants à la course vers le scrutin du 19 octobre.

Le député sortant de Saint-Laurent-Cartierville est «déçu» de l'irruption dans le débat électoral de la polémique entourant le voile islamique qui couvre tout le visage des femmes à l'exception des yeux. Il y voit une «tactique» du chef du Parti conservateur du Canada. «Un premier ministre qui encourage les gens en ce sens est un premier ministre indigne de ses fonctions.»

Stéphane Dion a des mots aussi durs envers le leader des conservateurs qu'à l'endroit de son homologue au Bloc québécois, Gilles Duceppe. Stephen Harper utilise le dossier à ses fins partisanes, mais que «M. Duceppe le relaie est indigne de lui.

«J'ai plus de respect pour Gilles que ça», poursuit-il en employant le prénom de son adversaire. «La publicité qu'il [le Bloc] a faite contre le NPD - la tache d'huile qui devient un voile -, c'est dégoûtant»

M. Dion n'est pas surpris par la résonance du dossier dans l'opinion publique. Il s'élève sur l'utilisation qu'en font conservateurs et bloquistes «pour diviser [la population] sur un enjeu qui touchait deux dames», comme l'a recensé Statistique Canada.

Il se montre parfaitement solidaire de la position de son chef, Justin Trudeau. «Notre principe de base, il ne suffit pas de désapprouver pour interdire», a-t-il résumé. Si les sondages montrent qu'une vaste majorité des électeurs endossent l'idée d'interdire le port du niqab, lors des cérémonies pour la citoyenneté, il croit que la longue campagne électorale permettra aux libéraux de ramener les citoyens aux enjeux essentiels pour le pays.

«Ce que je dis aux gens, c'est, dans votre circonscription, pour une personne qui se voile le visage, vous avez combien de chômeurs? Combien de sans-abri? Combien d'enfants qui ne mangent pas à leur faim? Combien de familles en attente d'un logement social?» Autant de questions auxquelles le Parti libéral du Canada serait le seul à répondre, à son avis.

Stéphane Dion a conduit le Parti libéral du Canada, au scrutin fédéral de 2008. La controverse sur les accommodements raisonnables battait son plein au Québec, mais ne s'est pas invitée dans la campagne fédérale. «C'est inquiétant. Ça montre à quel point les 10 années de Harper [comme chef du gouvernement] commencent à avoir un effet délétère sur notre société.»

Stéphane Dion est natif de Québec. De sa séance de porte-à-porte, il retient que personne ne lui a parlé du scandale des commandites. «Ça ne veut pas dire que les gens n'ont pas une mémoire de ce qui a été bien ou mal» dans les gouvernements du Parti libéral du Canada (PLC) de la fin des années 90 et du début de la décennie 2000.

Retour en force

À ses yeux, une relève s'est manifestée. Après des années difficiles, il estime que l'organisation libérale dans la région «est la meilleure, à tout le moins comparable à celle de notre principal adversaire qui est conservateur dans certains comtés, ou néo-démocrates dans d'autres».

Le PLC n'a toujours pas fourni de réponses aux demandes de soutien pour quatre dossiers prioritaires à Québec, identifiés par le maire Régis Labeaume. Le gouvernement sortant de Stephen Harper, lui, a donné son aval aux trois dossiers exigeant l'injection de fonds publics, soit le terminal de croisières, l'Institut national d'optique et l'Institut nordique, destiné à l'Université Laval.

«Nous avons une approche différente, plaide Stéphane Dion. Nous mettons l'argent sur la table» avec un plan d'infrastructures «fait sur mesure pour Québec. Nous quadruplons les investissements en transports en commun; on met 10 milliards $ pour les infrastructures vertes. À partir de ça, avec M. le maire, que je connais très bien, qui habite à côté d'où habitaient mes parents, [...] ce ne sera pas au fédéral tout seul de décider.»

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