Trois débats à Québec, trois absences conservatrices

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Trois débats entre candidats engagés dans la lutte électorale ont eu lieu, mardi, à Québec. Les trois fois, le siège du représentant des conservateurs était vide.

Une des rencontres a eu lieu au Cégep de Sainte-Foy, organisée par le Forum jeunesse. Plusieurs porte-couleurs de la formation de Stephen Harper ont été contactés, entre autres l'organisation de Jean-Pierre Asselin, qui se présente dans la circonscription de Louis-Hébert, où se trouve le Cégep, a précisé Florence Côté.

«Ce sont des choses comme ça qui alimentent le cynisme des électeurs, particulièrement [celui] des jeunes.»

En soirée, les associations étudiantes et les médias du campus de l'Université Laval n'ont pas eu plus de chance. Le président de la CADEUL Thierry Bouchard-Vincent a signalé que de nombreuses invitations ont été lancées à plusieurs aspirants, même à l'organisation centrale conservatrice.

Il est particulièrement difficile d'approcher les jeunes avec la politique, a-t-il commenté. «C'est pour ça qu'on organise des débats! Nous sommes vraiment déçus.»

Outre, ces deux institutions, le cégep St Lawrence accueillait aussi une rencontre mardi soir.

Le candidat vedette des conservateurs dans la région de la capitale, Gérard Deltell, n'a pas voulu dire si ses collègues et lui participeront à des débats organisés par les groupes de jeunes. «Nous ne ferons pas de stratégie ouverte», a martelé M. Deltell.

C'est donc un choix stratégique de ne pas participer aux échanges organisés par les jeunes, s'est-il fait demander. «Pas nécessairement, a répliqué M. Deltell. Ce sont des choix que nous effectuons cas par cas.» Il s'est employé à dire que ses collègues et lui «nous faisons une campagne terrain» tout en refusant de dire qu'une participation à un débat étudiant est secondaire ou non prioritaire dans son esprit. «Il y a des débats qu'on peut faire; d'autres qu'on ne fait pas. Nous rencontrons les gens là où ils sont.»

Dans une digression, il a indiqué qu'il est des affrontements auxquels ils ne participeraient pas, ceux que pourrait mettre de l'avant la FTQ «qui est en train de se déshonorer» en faisant campagne pour le Nouveau Parti démocratique. Mais il s'est énergiquement défendu d'assimiler les organisations de jeunes à la centrale syndicale.

Par ailleurs, un débat entre les aspirants de partis en lice pour le scrutin du 19 octobre peut ne pas tourner à la foire d'empoigne. 

Mardi soir, devant un auditoire clairsemé d'une salle de l'Université Laval, des candidats du Nouveau Parti démocratique, du Parti libéral du Canada, du Bloc québécois et du Parti vert du Canada ont débattu sans trop s'écorcher.

Le modérateur, l'universitaire Thierry Giasson, n'a pas eu à intervenir une seule fois pour rétablir le calme. La centaine de personnes présentes ont écouté sans réagir, à part quelques timides applaudissements.

Les participants ne se sont coupé la parole qu'à une reprise. Ils se sont surtout montrés unanimes à critiquer les positions et les réalisations du gouvernement conservateur de Stephen Harper, sans représentant.

Sujets peu abordés

Certaines questions ont porté sur des sujets peu abordés jusqu'à maintenant au niveau national.

Sur la gouvernance et les communautés autochtones, le candidat du Parti vert André Bélisle et le libéral Jean-Yves Duclos ont convenu qu'il faut appliquer les recommandations de la Commission Vérité et réconciliation qui s'est penchée sur les pensionnats autochtones.

Le néo-démocrate Denis Blanchette a rappelé que deux de ses collègues députés, dont le Cri Roméo Saganash, insistent sur le fait que les fonds publics ne sont pas en soi une solution, mais que tout passe par le respect «de ce qu'ils sont». Le bloquiste Charles Mordret a vanté le fait que le Québec est en avance sur le reste du pays et qu'il faut mettre fin «complètement aux rapports de domination».

Les organisateurs de la soirée ont rappelé que le taux de participation aux élections ne cesse de fondre et qu'il est particulièrement bas chez les jeunes. La solution mise de l'avant passe par une réforme de la représentation électorale.

«Les jeunes ne se reconnaissent plus dans les vieux partis», a avancé M. Bélisle. «Il y a un problème de désabusement et de cynisme», a relevé Denis Blanchette. 

À l'approche de la Conférence de Paris sur les changements climatiques, le Bloc québécois préconise «d'en finir avec un modèle tout au pétrole». Le Parti vert s'oppose à toute production de pétrole. Le NPD met de l'avant le plan qu'il vient de déposer et veut fixer des cibles de réduction des gaz à effet de serre. Le PLC soutient qu'il faut «mettre un prix sur le carbone».

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