Les difficultés de Radio-Canada causées par ses cotes d'écoute, dit Harper

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) Si Radio-Canada éprouve des difficultés, c'est en raison de sa perte de téléspectateurs et non des coupes du gouvernement conservateur, a déclaré Stephen Harper lors d'une rare entrevue accordée à l'animateur de CHOI Radio X à Québec, Dominic Maurais.

L'entretien, d'une durée de 17 minutes, a été enregistré vendredi dernier et diffusé lundi matin. Lorsque questionné sur la campagne des Amis de Radio-Canada qui prévoient manifester pour «éclairer les citoyens» afin de rétablir un financement adéquat du diffuseur, M. Harper fait valoir que son gouvernement lui donne 1 milliard $ de subventions chaque année, et ce, depuis 2006.

«La raison pour laquelle il y a des difficultés à Radio-Canada, ce n'est pas la cause des coupures de notre gouvernement. Il n'y a pas de coupures. La raison est la perte des téléspectateurs de Radio-Canada, et c'est un problème pour Radio-Canada à régler», affirme le chef conservateur.

«En étant plus intéressant?» demande M. Maurais. M. Harper, qui ne semble pas comprendre la question, finit par répondre que la société est «une institution importante, mais on a des limites de subventions. Notre objectif comme gouvernement est d'équilibrer le budget et de baisser des taxes et des impôts», laisse-t-il tomber. Il servira cette réplique à de nombreuses reprises et sur plusieurs sujets différents.

Quant à savoir pourquoi le leader ne participera pas, comme tous les autres chefs, à l'émission Tout le monde en parle, le principal intéressé se dit «enchanté d'être ici» [sur les ondes de CHOI Radio X]. «Ça donne raison aux gauchistes quand vous y allez pas», insiste M. Maurais. Mais M. Harper répète simplement qu'il a beaucoup d'opportunités d'entrevues.

Interrogé sur les syndicats qui mèneraient une campagne anticonservatrice illégale selon la loi d'Élections Canada, le politicien dit vouloir laisser ce débat aux avocats bien qu'il soupçonne que c'est le cas. Il dit par ailleurs vouloir «protéger les intérêts de toute la population canadienne» contrairement «aux boss des syndicats qui ne s'intéressent pas à ça». «C'est la raison pour laquelle ils préfèrent un gouvernement qui dirigerait le pays juste pour les intérêts des boss syndicaux, renchérit-il. C'est la nature du NPD, ce n'est pas la nature du Parti conservateur.»

Celui qui aspire à un nouveau mandat comme premier ministre louvoie sur la question du vote à visage découvert, affirmant que son gouvernement «n'a pas encore décidé» quoi faire à ce sujet et qu'il examinera d'abord les actions du gouvernement du Québec. Est-il préoccupé par le fait que des électeurs pourraient se rendre aux urnes «avec un sac de patates»? «Évidemment, il y a des préoccupations passées sur l'identité de certains électeurs, on tente de corriger ça avec notre nouvelle loi qui demande des preuves d'identité avant de voter», répond M. Harper qui rappelle que «le débat est sur les cérémonies de citoyenneté».

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