La «vague orange», le véritable «mystère Québec», selon Adrien Pouliot

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Le chef du Parti conservateur du Québec, Adrien Pouliot.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) «Le "mystère de Québec", il est là : pourquoi les gens de Québec voteraient-ils NPD»? lance le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Adrien Pouliot.

Contacté par Le Soleil, M. Pouliot s'étonne que la «vague orange» ait tout balayé dans la région métropolitaine de Québec, en 2011, et que les sondages n'écartent pas la possibilité que cela se reproduise, le 19 octobre.

M. Pouliot s'est présenté à trois reprises dans la région depuis les élections générales québécoises de 2014, toujours dans la région. Chaque fois, le chef du PCQ a récolté très peu de voix, moins de 5 %, lors de la complémentaire dans Chauveau.

Malgré ses insuccès, il demeure convaincu que le terrain y est fertile pour les idées de la formation du premier ministre sortant Stephen Harper. «Clairement, l'électorat de la ville de Québec est conservateur, avec un petit "c", pas nécessairement pour le Parti conservateur fédéral», mais un électorat favorable à la thèse de droite pour moins de gouvernement et de taxes, croit-il.

«Il faut croire que les gens ne lisent pas les programmes», avance Adrien Pouliot, au sujet du soutien dont semble bénéficier le NPD. «S'ils lisaient les programmes, ils ne voteraient pas pour ça. La plupart des gens à Québec sont des gens qui trouvent qu'ils sont trop taxés, trop imposés», affirme-t-il.

Mais M. Pouliot retient aussi que le chef néo-démocrate Thomas Mulcair tient un discours pour ramener sa formation vers le centre de l'échiquier politique, en promettant des budgets équilibrés et des hausses d'impôt se concentrant sur les grandes entreprises. «C'est la première fois qu'un gouvernement néo-démocrate au Canada ne veut pas augmenter les impôts de tout le monde», ironise-t-il.

La radio influente

Adrien Pouliot se dit en désaccord avec le sociologue Frédéric Parent qui soutient dans une étude que les radios parlées n'ont rien à voir avec le penchant conservateur des électeurs de la région. Son père, Jean Pouliot, a fondé l'actuelle station de TVA à Québec, et a embauché un certain André Arthur pour un de ses médias.

«Malgré ce que dit le sociologue, pour avoir été élevé à Québec, dans le milieu de la radiodiffusion, je demeure convaincu qu'André Arthur - et il n'est pas le seul - a eu une influence dans ces années-là sur la façon dont les gens voient le rôle du gouvernement dans la ville de Québec.

«Les gens sont plus critiques du gouvernement et ils sont plus politisés qu'à Montréal. Je pense que la ville est plus conservatrice.»

Adrien Pouliot exclut de faire campagne pour les conservateurs d'Ottawa. Cela vaut pour Gérard Deltell qui tente de se faire élire dans Louis-Saint-Laurent, après avoir quitté son siège de député provincial dans Chauveau. Un chef de parti ne donne pas d'appui formel à une formation d'un autre palier, répond-il.

À ceux qui adhèrent à sa formation, il s'est contenté de conseiller qu'ils participent au scrutin fédéral. Certains le font pour les conservateurs et d'autres, pour le Parti libertarien.

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