Mégantic-L'Érable: un siège désormais convoité

Le départ du ministre Christian Paradis, qui a... (Photothèque le Soleil)

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Le départ du ministre Christian Paradis, qui a toujours raflé plus de 46 % des suffrages, ouvre la porte à tout un lot de prétendants dans Mégantic-L'Érable.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

<p>Ian Bussières</p>

(Québec) En raison de la présence du ministre Christian Paradis, qui y a toujours raflé plus de 46 % des suffrages, le siège de député de Mégantic-L'Érable était parmi les moins convoités lors des élections générales de 2011. La circonscription est soudainement devenue intéressante pour les principaux partis fédéraux depuis que le conservateur a annoncé qu'il ne sollicitait pas un autre mandat.

En 2011, seul le Bloc québécois avait présenté un candidat local contre Paradis dans cette circonscription qui inclut les villes de Thetford Mines, de Lac-Mégantic, de Plessisville et de Princeville. Cette année, les partis n'ont eu aucune difficulté à recruter localement avec trois candidats sur quatre qui ont même déjà touché à la politique municipale.

Le plus connu est certainement Luc Berthold, maire de Thetford Mines de 2006 à 2013 et devenu ensuite lobbyiste, qui porte les couleurs du Parti conservateur. «Je ne croyais pas revenir si tôt en politique et je ne savais pas que Christian partirait. Même que j'ai dit non la première fois qu'il m'a offert de me présenter», avoue Berthold, qui a cédé après avoir été joint par le maire de Victoriaville, Alain Rayes, et par d'autres personnes.

Berthold, qui avait déjà tenté de se présenter pour les libéraux de Jean Charest après que celui-ci ait fait le saut du Parti progressiste conservateur à la politique provinciale, estime que Mégantic-L'Érable est un bastion conservateur. «D'autres partis ont gagné ici, mais il n'y a que les conservateurs qui ont duré», déclare-t-il en mentionnant les règnes de Christian Paradis et de Marcel Masse.

L'ex-maire peut compter sur une partie de l'équipe de Christian Paradis à laquelle se sont greffées quelques personnes qui avaient soutenu sa candidature au niveau municipal.

Syndicaliste, ex-adéquiste

Le Nouveau Parti démocratique, qui avait vu en 2011 sa candidate «poteau» Cheryl Voisine récolter près de 12 000 voix et 26 % des suffrages, n'a cette fois pas eu de difficulté à susciter de l'intérêt en cette ère de vague orange.

Le conseiller municipal thetfordois Jean-François Delisle, ex-président du Syndicat de l'enseignement de l'amiante et ancien membre de l'Action démocratique du Québec, a remporté l'investiture de son parti.

«Je crois que les 26 % qui ont voté pour Mme Voisine sont encore là et que les gens votaient autrefois davantage pour Christian Paradis que pour le Parti conservateur», indique celui qui compte sur les faibles scores du parti de Stephen Harper au Québec et sur la déconfiture du Bloc québécois pour s'insérer dans la vague orange.

«Oui, j'ai été adéquiste, mais c'est parce que je trouvais que le PQ et le PLQ avaient failli à la tâche en éducation. Leur position de droite me plaisait beaucoup moins. Le NPD rejoint des valeurs que j'ai depuis toujours», indique celui qui avoue avoir bâti son équipe «à partir de zéro».

Deuxième tentative

Chez les libéraux, c'est le chimiste et gestionnaire David Berthiaume, battu par seulement 49 voix pour un poste de conseiller aux dernières élections municipales de Thetford Mines, qui est candidat. Et son codirecteur de campagne n'est nul autre que... le conseiller municipal qui l'a battu!

«Après ma première tentative aux élections municipales, je me suis aperçu que j'aimais faire campagne», déclare celui qui se targue d'être le seul à avoir annoncé sa candidature sans savoir que Christian Paradis ne serait pas candidat. «Je me préparais à affronter Christian Paradis et, deux semaines plus tard, il a annoncé qu'il se retirait.»

«Je sais que c'est plutôt rare de voir des scientifiques en politique, mais c'est justement la position du gouvernement conservateur sur le financement de la recherche et son habitude de bâillonner les scientifiques qui m'a incité à m'impliquer pour offrir du changement», commente-t-il.

La cible d'Infoman

Quant à la candidate du Bloc québécois, Virginie Provost - qui utilise également «VirJiny» -, une étudiante âgée de 19 ans, elle a beaucoup fait jaser après avoir été la cible de l'émission Infoman, qui rapportait des déclarations malhabiles qu'elle avait faites sur le site ask.fm.

«Je ne crois pas que ça me nuira vraiment. Les gens comprennent que ce n'était rien de sérieux, que c'était une blague», explique celle qui avait déclaré qu'elle emporterait un «cell, un pénis, ben des chips» en cas de guerre nucléaire.

La jeune femme avoue cependant qu'étant étudiante à temps plein en arts et lettres en plus d'occuper deux emplois à temps partiel, elle n'a pas encore eu le temps de faire campagne. «J'aimerais pouvoir le faire, aller rencontrer les gens quand j'aurai une journée de congé. Entre-temps, j'essaie d'être présente via les médias sociaux», indique celle qui votera pour la première fois le 19 octobre.

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