Les partis mettent la table pour le débat économique de ce soir

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Justin Trudeau et Stephen Harper lors du premier débat des chefs, le 6 août dernier.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

La Presse Canadienne
Montréal

La majorité des chefs fédéraux étaient absents de la campagne électorale, jeudi, puisqu'ils se préparent pour le débat du soir qui portera sur l'économie. Mais cela n'a pas empêché les partis néo-démocrate, conservateur et libéral de préparer le terrain pour la joute électorale en se lançant des attaques à saveur économique.

Stephen Harper, Thomas Mulcair et Justin Trudeau ont délaissé leurs avions et autobus de campagne jeudi. Le débat organisé par le Globe and Mail a lieu à Calgary.

Seul le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, était sur la route, à Montréal et dans la couronne nord de la métropole. Il n'a pas été invité à prendre part à ce débat qui se déroule en anglais, pas plus que la chef des verts, Elizabeth May.

Le Parti libéral mise sur un déficit de 10 milliards $ par année jusqu'à 2019 pour investir dans les infrastructures et ainsi relancer l'économie, alors que les chefs conservateur, Stephen Harper, et néo-démocrate, Thomas Mulcair, promettent l'équilibre budgétaire.

En conférence de presse à Ottawa, des candidats de la formation politique de M. Mulcair ont dit avoir conclu que le cadre financier du Parti libéral du Canada comportait des erreurs, notamment en surestimant les revenus tirés de l'impôt des particuliers d'environ 1 milliard $.

«Ce qui est encore plus troublant, c'est que la facture augmente sans qu'il n'ait consacré un seul sou à la santé et à l'éducation», a affirmé le candidat néo-démocrate Andrew Thomson, également ex-ministre des Finances de la Saskatchewan. Le NPD a d'ailleurs dévoilé la veille son propre cadre financier, juste à temps pour le débat.

Présenté comme un candidat-vedette en raison de son expérience comme ministre des Finances qui a déposé des budgets équilibrés à chaque année, M. Thomson a été critiqué à son tour jeudi. Les libéraux ont ressorti un rapport de la vérificatrice générale de la Saskatchewan de 2013 qui affirmait que si les normes comptables avaient été suivies, la province aurait plutôt présenté des déficits budgétaires durant neuf des 10 années précédentes.

M. Thomson se présente contre le ministre conservateur des Finances, Joe Oliver, dans la circonscription Eglinton-Lawrence à Toronto. M. Oliver brillait encore par son absence jeudi, et c'est le ministre sortant de la Défense, Jason Kenney, qui a été envoyé au front pour parler d'économie.

Il a tenu une conférence de presse à Toronto lors de laquelle il s'en est pris lui aussi à M. Trudeau, qualifiant son approche financière de «désastreuse».

M. Kenney a évalué que Justin Trudeau cumulerait au cours de la première année d'un gouvernement libéral un déficit de 24,7 milliards $, qui se creuserait à 34,5 milliards $ lorsque les promesses seraient toutes réalisées.

Probablement pour laisser savoir que ces attaques ne le troublaient pas, Justin Trudeau a envoyé sur Twitter une vidéo de lui, faisant du canot sur un lac tranquille. «Trouver un moment de calme, pour se rappeler pourquoi on fait tout ça», écrivait-il avant de dire: «On se voit ce soir» au débat du Globe and Mail.

De son côté, Gilles Duceppe avait accepté l'invitation de la Coalition des Sans-Chemise, un regroupe de syndicats et d'organismes défendant les intérêts des travailleurs, pour écouter leurs demandes au sujet de l'assurance-emploi.

Pour protéger les travailleurs, le chef bloquiste a réitéré jeudi qu'il faut empêcher le fédéral de piller la caisse d'assurance-emploi en créant un système de caisse autonome. Cela ferait en sorte que les contributions des travailleurs et des employeurs ne serviraient qu'à payer des prestations aux chômeurs et non à fournir des fonds au gouvernement fédéral pour qu'il équilibre son budget ou défraie d'autres dépenses, a expliqué M. Duceppe.

«On doit en faire une véritable assurance, pas l'utiliser pour arrondir les fins de mois», a fait valoir le chef bloquiste.

Il a d'ailleurs qualifié le cadre financier du NPD d'obscur: «un vrai trou noir», a-t-il dit.

Ne voulant pas être en reste, le ministre conservateur Denis Lebel, qui faisait campagne à Québec jeudi, a choisi de son côté de cibler les néo-démocrates: il est revenu à la charge en les accusant de détournement de fonds publics à des fins partisanes, pour avoir maintenu des bureaux régionaux, appelés depuis «bureaux-satellites».

M. Lebel a rappelé que le Bureau de régie interne du Parlement a ordonné à 68 députés et anciens députés néo-démocrates de rembourser 2,75 millions $ pour avoir utilisé des fonds parlementaires à des fins partisanes dans ces bureaux régionaux, une situation vigoureusement contestée par le NPD qui s'est adressé aux tribunaux à ce sujet.

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