Une région, quatre partis: la région «clairement désavantagée»

Les néo-démocrates Annick Papillon et G. Daniel Caron... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Les néo-démocrates Annick Papillon et G. Daniel Caron suggèrent que le NPD acquiescera aux requêtes du maire Labeaume, notamment pour le centre de prédédouanement et pour les investissements au port.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) À un mois du scrutin fédéral, Le Soleil a demandé aux quatre principaux partis politiques que les Québécois ont élus à Ottawa de déléguer deux candidats locaux pour discuter des enjeux qui touchent la région de la capitale. Aujourd'hui, Annick Papillon (Québec) et G. Daniel Caron (Louis-Saint-Laurent).

Malgré les visites à Québec du premier ministre Stephen Harper, malgré les annonces par son cabinet, la région «a été clairement désavantagée et surtout pas écoutée» par les conservateurs, affirme la néo-démocrate Annick Papillon.

En entrevue au Soleil, Mme Papillon, députée sortante et candidate dans Québec, et G. Daniel Caron, qui se présente dans Louis-Saint-Laurent, laissent entendre qu'au pouvoir, leur formation se distinguerait par la façon de conduire les dossiers et de collaborer avec les différents «partenaires».

Pour Annick Papillon, la décision de reconstruire le Manège militaire «a pris 10 ans. C'est frustrant. [...] Et ce ne sera pas prêt pour juillet 2017.» Son collègue G. Daniel Caron enchaîne : «Les représentants des conservateurs ont été les porte-voix d'Ottawa ici plus que ceux de Québec à Ottawa.»

La nature des projets régionaux, elle, ne diffère guère de celle de leurs adversaires. Le Nouveau Parti démocratique n'a pas encore donné officiellement sa réponse aux quatre demandes que le maire de Québec, Régis Labeaume, a adressées aux formations qui se font la lutte en vue du scrutin du 19 octobre.

Deux mois après le déferlement de la vague orange sur la province, en 2011, un différend a éclaté entre celui qui est maintenant chef du NPD, Thomas Mulcair, et Régis Labeaume lorsque ce dernier a laissé les élus néo-démocrates de Québec à l'écart de la visite du prince William et de son épouse Kate Middleton. C'est une vieille histoire, soutient Annick Papillon en répondant qu'elle était bel et bien de l'inauguration de l'amphithéâtre.

Question de temps

Les deux représentants du NPD suggèrent que c'est une question de temps avant que le NPD acquiesce aux requêtes du maire, comme l'a fait le Parti conservateur. «Les demandes de M. Labeaume sont prises très au sérieux», insiste Mme Papillon.

Des membres de la formation orange ont déjà rencontré les responsables de l'Institut national d'optique et ceux de l'Institut nordique, pour un soutien réclamé par le maire. La désignation d'un centre de prédédouanement à l'aéroport n'est qu'une affaire de volonté et de pression politiques, reprend G. Daniel Caron.

La dernière requête porte sur les investissements au port de Québec. Le dossier est déjà en cours et le parti de Thomas Mulcair ne réorienterait le cap que pour s'assurer d'un suivi d'un examen environnemental renforcé. Annick Papillon rappelle que le NPD veut que le Commissaire fédéral à l'environnement ait voix au chapitre. Elle accuse les élus conservateurs «d'avoir dit qu'il n'y a rien à faire avec les épisodes de poussière» rouge au port.

Par contre, le NPD se refuse à dire non à l'oléoduc Énergie Est. «Dans le cadre actuel, nous disons que ce projet ne peut aller de l'avant», indique M. Caron. «Un gouvernement responsable [peut] dire non que sur la base d'une évaluation environnementale scientifique», nuance-t-il.

M. Caron convient que le méga-projet, pour acheminer le pétrole de l'Ouest vers le Nouveau-Brunswick en franchissant le fleuve à Saint-Augustin ne jouit pas de l'acceptabilité sociale nécessaire. Ce qui pourrait changer avec des audiences.

Des écologistes ont jugé ambigu le discours du chef Thomas Mulcair qui ne s'oppose pas au pétrole des sables bitumineux et se limite à proposer un processus d'analyse des impacts. Il ne faut pas s'attendre à ce que tout soit noir ou blanc, en politique, glisse M. Caron. «Une élection, ça polarise. Ce n'est pas le meilleur moment pour aller dans les subtilités.»

Les travailleurs avant les armes à feu

«J'aime mieux que des associations de travailleurs supportent ma candidature que je sois supporté par l'Association canadienne des armes à feu!» Même si le candidat néo-démocrate dans Louis-Saint-Laurent, G. Daniel Caron, n'a pas voulu dire s'il était à l'aise avec l'appui reçu de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), il a néanmoins décoché cette flèche à l'endroit des conservateurs qui ont travaillé au cours des dernières années pour démolir le registre des armes à feu à la demande des propriétaires d'armes. «Je n'ai pas à commenter leur décision», a par la suite soutenu M. Caron au sujet de la stratégie de la FTQ qui a ciblé des circonscriptions québécoises dans lesquelles elle juge être capable de bloquer ou défaire les conservateurs. 

Vague orange sur la Rive-Sud

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) croit que la vague orange qui a déferlé dans la région de Québec au scrutin de 2011 va cette fois traverser le fleuve Saint-Laurent. «On vise non seulement le balayage de la Rive-Nord, mais on s'en va chercher la Rive-Sud», a soutenu la candidate dans Québec et députée sortante, Annick Papillon. Son collègue qui tente sa chance pour la première fois dans Louis-Saint-Laurent, G. Daniel Caron, croit que les néo-démocrates feront des gains dans la région notamment chez tous les électeurs, mais beaucoup chez ceux votant traditionnellement pour les conservateurs, qui veulent, selon lui, à tout prix changer de gouvernement.  

Investir dans la Défense

L'aspirant député néo-démocrate dans Louis-Saint-Laurent, G. Daniel Caron, estime qu'il faut maintenir ou augmenter le budget de la Défense canadienne. «Notre armée, pour les 10 à 15 dernières années, a été sous-financée. On a fait du rattrapage au cours des dernières années et on va avoir des défis au niveau des infrastructures donc il y a un besoin d'investissement important», affirme l'ex-ambassadeur du Canada en Ukraine qui croit qu'Ottawa a négligé les effectifs, leur équipement ainsi que le support aux militaires de retour de mission.  

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