Rare vote au fédéral pour Konrad Sioui

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Le grand chef de Wendake, Konrad Sioui

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) Pour la première fois depuis le référendum de 1995, le grand chef de Wendake votera lors d'un scrutin fédéral. S'il refuse de dire pour qui, Konrad Sioui admet entretenir un préjugé favorable envers Gérard Deltell, l'homme, et non la formation politique dont il porte les couleurs. Un sentiment selon lui partagé par les membres de sa communauté qui, à elle seule, peut sceller l'issue du vote dans Louis-Saint-Laurent.

Les Premières Nations sont historiquement récalcitrantes à exercer leur droit démocratique en raison de leur relation particulière avec le gouvernement canadien qui ne les a pas officiellement reconnus comme peuple fondateur, explique M. Sioui. «Lorsqu'on a obtenu le droit de vote dans les années 60, on a vu ça comme un piège [...] Ça voulait dire qu'Ottawa voulait qu'on devienne Canadiens», poursuit le grand chef qui a toujours été de cette école où il ne fallait pas déposer son bulletin dans l'urne.

Sauf lors du référendum de 1995, où il a jugé qu'il devait s'engager pour une décision capitale. Mais les élections du 19 octobre revêtent un caractère important parce qu'il faut à tout prix protéger le territoire des Hurons-Wendat qui est, selon Konrad Sioui, sérieusement menacé au nord par les revendications territoriales de la communauté innue. Il évoque même la possibilité d'un génocide sur une bande de terre qui représente «le plus bel exemple de coexistence pacifique au Canada» où les gens de Québec et les Hurons-Wendat «ne se tirent pas des tomates». 

Deltell, un cas à part

Il a invité à Wendake le premier ministre sortant, Stephen Harper, ainsi que tous les autres chefs de parti pour leur faire part de ses préoccupations à cet égard. Sa liste de revendications comprend aussi des logements supervisés pour les aînés, des investissements pour le tourisme et l'amélioration du système d'éducation. 

S'il espère ardemment la visite du chef conservateur, son opinion de la formation politique au pouvoir depuis 2006 n'est pas meilleure que celle à l'égard des autres partis. Sauf que celui qui la représente dans Louis-Saint-Laurent, Gérard Deltell, est un cas à part. L'ex-député de la Coalition avenir Québec (CAQ) est devenu un ami des Hurons-Wendat au fil des années. «Ici, les gens disent : "Gérard, qu'il soit de la couleur qu'il voudra, il est toujours quelqu'un qui va nous défendre, prendre soin du comté, prendre soin de nous autres." Et c'est absolument vrai», acquiesce le grand chef. Il assure qu'il ne donne pas d'ordre ou d'indication à sa communauté pour qui voter. 

M. Sioui rappelle néanmoins que celle-ci fait partie d'une des 51 circonscriptions à travers le Canada qui peut avoir un effet sur l'ensemble des résultats. Il souligne d'ailleurs que la réserve a donné un sérieux coup de pouce à la libérale Véronyque Tremblay aux partielles dans Chauveau en s'organisant «pour choisir quelqu'un qui peut faire partie du gouvernement». 

Puisque libéraux, néo-démocrates et conservateurs sont au coude-à-coude dans les sondages à l'échelle du pays, le choix de Gérald Deltell n'irait pas à l'encontre de cette idée, explique Konrad Sioui, qui ne cache pas son préjugé favorable à l'égard de l'homme tout en refusant de dire que son choix est définitivement arrêté sur lui.

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