La FTQ entre dans la campagne

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Gérard Deltell, candidat du Parti conservateur du Canada dans Louis-Saint-Laurent, n'a pas tardé à réagir à la déclaration de guerre de la Fédération des travailleurs du Québec.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Les principaux partis qui se font la lutte au Québec tiennent à afficher avec une certaine indifférence quant à l'entrée de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) dans la campagne électorale fédérale. Les conservateurs, que la centrale syndicale a pris pour cible à abattre, croient que ce soutien est de nature à embarrasser son bénéficiaire, le Nouveau Parti démocratique (NPD).

Gérard Deltell, candidat du Parti conservateur du Canada dans Louis-Saint-Laurent, n'a pas tardé à réagir à la déclaration de guerre de la FTQ.

Son secrétaire général Serge Cadieux a annoncé mercredi que la centrale déploiera des efforts dans 11 circonscriptions où il juge pouvoir contribuer à la défaite de porte-couleurs de Stephen Harper. Dans le Québec métropolitain, l'appui se porte sur cinq représentants du NPD. Dans Mont-Royal, l'endossement va au libéral Anthony Housefather au détriment de Robert Libman.

«C'est sûr que c'est gênant pour le NPD d'avoir un appui comme ça. Mais il aurait été de leur devoir de dire : "Désolé, mais nous, on n'est pas là." Au contraire, quand M. Cadieux a évoqué pour la première fois l'appui à la formation néo-démocrate, Thomas Mulcair [le chef du NPD] était, comme on dit à la blague, trop heureux d'être content d'accueillir cet appui.

«Le résultat, c'est quoi?» enchaîne l'aspirant député fédéral. «Voilà que ces gens-là ont les mains liées avec la centrale syndicale. [...] La FTQ, c'est 600 000 membres», glisse-t-il au passage. «Ont-ils été consultés? Bien entendu que non.

«Le NPD affiche son vrai visage», poursuit l'ex-député caquiste à l'Assemblée nationale. «Ils sont chummy-chummy avec les boss des syndicats. La démonstration vient d'être faite. Donc, si on vote pour eux, on vote pour les centrales syndicales, non pas pour le bien commun.»

M. Deltell en profite pour glisser que «les libéraux ne sont pas mieux. Il y a quelques semaines, quand M. Cadieux avait annoncé que la FTQ appuierait principalement le NPD, Justin Trudeau [le chef du Parti libéral du Canada] avait dit qu'il n'était pas surpris parce [ce] n'était pas un parti résolument fédéraliste. Ça tombe mal parce que la centrale appuie aussi M. Housefather.»

«Déstabilisé», dit le NPD

L'adversaire néo-démocrate dans Louis-Saint-Laurent, Daniel Caron, s'est réjoui de l'orientation de l'organisation syndicale. «M. Deltell semble déstabilisé par le fait que le NPD reçoive des appuis tant de la part des travailleurs que de son ancien collègue Jacques Duchesneau», un ex-élu à la Coalition avenir Québec.

Un des responsables des relations avec les médias s'est fait prudent. «Les mouvements de travailleurs prennent leur propre décision», rapporte Marc-André Viau en se refusant de dire si c'est le rôle des syndicats de prendre part à la campagne. «C'est leur choix. Nous prenons les appuis qui nous sont donnés.»

La coprésidente de la campagne pour le Parti libéral du Canada refuse «de se laisser distraire» par la décision de la FTQ. L'ensemble des candidats, rapporte Marie Tremblay, continue «notre campagne telle quelle. Nous sommes convaincus que les gens sont capables de décider par eux-mêmes». Elle s'est montrée sceptique sur l'efficacité du coup de main que donne une centrale syndicale.

Un avis que partage le Bloc québécois qui a eu comme allié la FTQ pour d'autres scrutins. «Est-ce que ça va donner un avantage au NPD, le soir du vote?» avance le responsable des communications Dominic Vallières. «J'en doute. Dès le départ, j'ai soulevé que j'avais de la misère à croire que ces appels aux membres seraient suivis.»

M. Vallières donne l'exemple des syndicalistes qui militent «dans des comités de francisation des entreprises. Seront-ils tentés de voter pour un ancien avocat d'Alliance Québec», mentionne le bloquiste en rappelant que Thomas Mulcair a travaillé deux ans comme directeur général adjoint de l'organisme voué à la défense des droits des anglophones.

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