Maxime Bernier attaque la crédibilité du NPD sur l'économie

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Maxime Bernier est venu prêter main forte aux candidats conservateurs de la région de Québec, lundi, lors d'une visite à Saint-Augustin-de-Desmaures.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) Le député sortant de Beauce, Maxime Bernier, exhorte les électeurs d'y «penser à deux fois» avant de «plonger dans l'aventure NPD», attaquant la formation de Thomas Mulcair sur ses compétences en économie. Un message lancé alors que les néo-démocrates sont en avance dans les sondages au Québec.

Maxime Bernier est venu prêter main-forte aux candidats conservateurs de la région de Québec, lundi, lors d'une visite à Saint-Augustin-de-Desmaures. «Le Parti conservateur est le seul qui promet de ne pas augmenter les taxes et les impôts», a-t-il déclaré d'emblée pendant son allocution, flanqué d'un cortège tout masculin formé de Joël Godin, Pierre Paul-Hus, Pierre-Thomas Asselin et Gérard Deltell.

Le ministre d'État de la Petite entreprise, du Tourisme et de l'Agriculture a tenté de décrédibiliser le NPD sur sa philosophie économique. Il prétend que les troupes de Thomas Mulcair, s'il est porté au pouvoir, créeraient de l'instabilité en générant des déficits structurels.

«Les déficits d'aujourd'hui sont les taxes de demain», a-t-il affirmé, en plus d'accuser le NPD de vouloir alourdir le fardeau fiscal des citoyens. «Le NPD veut aller de l'avant avec une taxe sur le carbone. Une autre taxe qui s'ajoute au coût des biens et des services des Canadiens», a-t-il dénoncé.

M. Bernier n'a pas caché que sa visite à Québec visait à envoyer un message fort aux électeurs québécois qui, selon les sondages, s'apprêtent à élire encore une fois une marée de députés néo-démocrates. «Le message qu'on donne, c'est qu'avec le NPD, c'est de l'insécurité économique. [...] Avant de plonger dans l'aventure NPD, il faut y penser à deux fois si votre préoccupation est l'économie», a tranché le ministre conservateur.

Le député et candidat dans la circonscription de Beauce avait aussi quelques flèches à décocher vers Justin Trudeau et les libéraux.

«M. Trudeau dit que plus de dépenses engendre de la croissance économique. [...] Quand on dépense de l'argent qu'on n'a pas, ça s'appelle vivre au-dessus de ses moyens.»

Crise des migrants : «il faut agir vite»

Interrogé par Le Soleil sur la demande formulée par le gouvernement du Québec, lundi, qui réclame l'aide du fédéral pour accueillir 3650 migrants syriens ou irakiens d'ici la fin de l'année, Maxim Bernier a concédé qu'il fallait réagir «le plus tôt possible».

Serez-vous en mesure de répondre à l'empressement de Québec? «On le souhaite. [...] Mais il faut s'assurer que ces réfugiés-là sont de vrais réfugiés», a-t-il dit, faisant écho aux propos tenus par son chef Stephen Harper, qui était pour sa part dans la grande région de Toronto. «On a des objectifs qui sont réalistes et nous avons un plan global qui inclut l'aide humanitaire et le combat contre l'État islamique.»

Élections: les étudiants sautent dans l'arène

Les partis politiques ne courent pas derrière les associations étudiantes pour leur faire part de leurs idées. Mais celles-ci ont la ferme intention de s'inviter dans la campagne électorale.

«C'est certain que c'est nous qui devons les approcher», affirme le président de la Confédération des associations d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval (CADEUL), Thierry Bouchard-Vincent. Avec l'Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIES) et les médias étudiants de l'établissement scolaire, la CADEUL a invité des candidats locaux à un débat qui doit avoir lieu dans les prochaines semaines. Ils espèrent obtenir des réponses favorables de toutes les formations politiques.

Fonds de recherche

«Autrement, c'est difficile de se sentir inclus», affirme le président de l'AELIES, Stéphane Lebrun, qui constate que peu d'enjeux les touchant ont été abordés depuis le mois d'août.

Si les étudiants des cycles supérieurs sont encore à peaufiner leurs revendications, un sujet est déjà inscrit sur la liste, soit celui des fonds de recherche fédéraux. Selon une recherche menée par l'AELIES, ceux-ci doivent être transférés au provincial parce qu'Ottawa les oriente en vue de favoriser la recherche appliquée au détriment de la fondamentale.

La CADEUL est aussi de cet avis. Cette dernière réclame aussi le retour du formulaire long de Statistique Canada, la fin des projets d'oléoducs d'Enbridge et Énergie Est et le rétablissement du financement à Radio-Canada pour «avoir une information objective et de bonne qualité» dans la Capitale-Nationale, explique M. Bouchard-Vincent.

À la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), des contacts ont été établis avec les partis pour qu'ils remplissent un questionnaire dont les réponses seront soumises aux membres, affirme le président, Antoine Côté. Pour l'instant, seul celui de Stephen Harper n'a pas donné signe de vie. «On se questionne», affirme M. Côté, qui souligne que les positions de la FECQ ne sont généralement pas proconservatrices.

Préoccupée par le faible taux de participation des jeunes au scrutin fédéral de 2011, l'organisation lancera également une vaste campagne dans les médias sociaux et sur les différents campus afin d'encourager les cégépiens à exercer leur devoir de citoyen.

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