Avant d'accueillir des réfugiés syriens, il faut les filtrer, dit Harper

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Le Québec a annoncé ce matin qu'il voulait accélérer l'arrivée de 3650 réfugiés syriens sur son territoire.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

Lina Dib
La Presse Canadienne
Ottawa

Stephen Harper dit qu'avant d'accueillir des réfugiés syriens, il faut s'assurer qu'ils ne représentent pas un risque pour la sécurité canadienne.

C'est ainsi que le chef conservateur a répondu aux demandes insistantes de certaines provinces et de ses rivaux en campagne électorale, l'un d'eux réclamant une réunion pour discuter de cette crise à l'écart de la campagne électorale et sans partisanerie.

Alors que le Québec réclame l'intervention d'Ottawa pour qu'il puisse accueillir au plus vite 3650 réfugiés sur son territoire, M. Harper affirme qu'il n'a besoin de rien faire de plus que ce qu'il fait déjà.

Et il brandit la menace à la sécurité.

«Laissez-moi assurer aux Canadiens que lorsque nous amenons des gens d'une zone de guerre, d'un secteur contrôlé par des terroristes, nous nous assurerons que la sécurité des Canadiens est bien protégée», a-t-il offert sous les applaudissements nourris de ses militants réunis à Scarborough, en Ontario.

Il a ajouté que les «plus vulnérables» devraient être accueillis d'abord, insistant que ce ne serait pas «premier arrivé, premier servi».

Le gouvernement conservateur a déjà annoncé qu'il voulait accueillir 10 000 réfugiés issus de minorités religieuses et ethniques.

Une rencontre non partisane?

L'invitation lancée dans une lettre du chef libéral Justin Trudeau à M. Harper, Thomas Mulcair et Elizabeth May a été accueillie avec tiédeur.

M. Trudeau voudrait que les quatre chefs des partis nationaux discutent de la crise des réfugiés syriens pour y trouver une solution rapide.

«C'est qu'on ne peut pas attendre jusqu'au 19 octobre pour qu'un nouveau gouvernement commence à agir», a insisté M. Trudeau, de passage à Mississauga, lundi matin. Il a rappelé qu'il voudrait une rencontre de travail, sans partisanerie aucune.

Si Thomas Mulcair lui donne raison sur l'urgence et se dit même prêt à participer à une éventuelle rencontre, le chef du NPD souligne que rien ne peut se faire sans le premier ministre sortant.

«Il y a juste lui qui peut agir. Moi, je veux bien rencontrer les autres chefs (...) Mais malheureusement, les signaux qu'on reçoit de M. Harper ne sont pas très rassurants. (...) Rencontrer les autres chefs, je n'ai rien contre. Mais ce n'est pas ça qui peut changer (les choses); c'est le premier ministre qui doit agir», a dit M. Mulcair.

Le chef néo-démocrate, qui faisait campagne à Toronto, a assuré qu'il continuerait à faire pression sur Stephen Harper dans ce dossier.

Lundi, tout comme la semaine dernière, M. Harper a indiqué très clairement qu'il ne voulait rien changer à sa politique d'accueil de réfugiés syriens au Canada.

Le Bloc québécois en conseil général

Un peu à l'écart de tout ça, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, tenait son conseil général à Montréal, lundi.

Mais même sans invitation à cette éventuelle rencontre, M. Duceppe a donné des conseils, estimant qu'on pourrait s'inspirer de l'expérience du Kosovo alors que le Canada avait accueilli 6000 réfugiés en six mois. Les avions militaires canadiens avaient même servi au déplacement de ces réfugiés.

«Les plans à très long terme, c'est ben beau mais (...) ça suppose que le parlement soit réuni, ça suppose de nouvelles structures. Entre-temps, on ne peut pas attendre trois, quatre, cinq mois. Il faut agir immédiatement. Et je pense que l'exemple du Kosovo est un bon exemple», a-t-il insisté.

Deux candidats conservateurs expulsés

Pendant ce temps, M. Harper entamait sa sixième semaine de campagne électorale avec la démission forcée de deux de ses candidats en Ontario.

Tim Dutaud, candidat dans Toronto-Danforth, a dû démissionner pour avoir mis en ligne des vidéos à l'humour douteux. Dans l'une de ses oeuvres, il imite une personne handicapée. Or, le chef conservateur, lundi, promettait d'améliorer la subvention à l'épargne-invalidité.

Jerry Bance, candidat conservateur dans la région de Scarborough, en Ontario, avait fait parler de lui en 2012 lorsqu'une émission de protection des consommateurs à la CBC l'a surpris, grâce à des caméras cachées, urinant dans une tasse pendant qu'il réparait un appareil électroménager chez un client. M. Bance avait ensuite vidé la tasse dans le lavabo de la cuisine avant de la rincer et de la remettre à sa place.

Les images ont été diffusées à nouveau par la CBC dimanche soir. Lundi matin, M. Bance n'était plus candidat. Et son histoire provoquait moqueries et blagues un peu partout. Même M. Mulcair y est allé d'un jeu de mots, en anglais, liant la pratique du monsieur à la théorie économique du chef conservateur. Il a parlé de «trickle down economics», blague qui perd tout son sens si on la traduit.

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