Harper refuse de dire : «récession»

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Le chef conservateur Stephen Harper

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

La Presse Canadienne
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Ottawa

Le chef conservateur Stephen Harper refuse de prononcer le mot récession ou de le définir, alors qu'on attend des données, mardi, qui confirmeront probablement que le Canada est en récession technique.

Depuis le début de la campagne électorale, le premier ministre sortant doit défendre son bilan économique.

«Non. Je pense que c'est plus important de décrire la réalité de la situation au lieu d'avoir des labels [étiquettes]», a-t-il répondu aux journalistes qui lui ont demandé deux fois plutôt qu'une, lundi matin à Ottawa, de définir ce qu'est une récession.

À Saskatoon, son rival néo-démocrate n'a pas hésité à servir la définition connue de tous les économistes. «La définition classique, technique, c'est justement ça : deux trimestres d'affilée de croissance négative», a rappelé Thomas Mulcair.

Mais selon M. Mulcair, ce qui compte davantage que les définitions, c'est le plan économique, et celui des conservateurs, de l'avis du néo-démocrate, ne fonctionne pas.

Pour entamer la cinquième semaine de la très longue campagne électorale qui mènera les Canadiens aux urnes le 19 octobre, M. Harper n'a fait aucune nouvelle annonce. Il a préféré s'en prendre, encore une fois, à ses adversaires qui, selon lui, augmenteraient taxes et impôts.

M. Mulcair, lui, annonçait un financement plus généreux des refuges pour les femmes victimes de violence.

Selon les calculs néo-démocrates, 40 millions $ sur quatre ans réussiront à créer ou maintenir près de 2500 places dans les maisons d'hébergement de première ligne et les maisons de transition.

«Du racisme»

Le chef néo-démocrate a également réitéré sa promesse de mettre sur pied une commission royale d'enquête pour faire la lumière sur la disparition et l'assassinat de 1200 femmes autochtones.

«La vraie raison pour laquelle il n'y a pas eu une enquête, c'est du racisme», a accusé M. Mulcair.

Sans aller aussi loin, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, avait aussi des reproches à faire. «C'est tout à fait inacceptable que M. Harper ignore la question», a-t-il commenté.

Pendant ce temps, M. Harper, à Ottawa, maintenait que son gouvernement fournissait les ressources nécessaires aux services policiers.

Par ailleurs, à Montréal, M. Duceppe sentait le besoin de revenir sur le passé. Se présentant devant la presse avec deux anciens députés bloquistes qui siègent dorénavant à Québec, Maka Kotto et Stéphane Bergeron, le chef du Bloc québécois a rappelé certains exploits passés de son parti, dont l'adoption d'une loi pour mieux lutter contre le crime organisé.

«C'est important de rappeler ces gains parce que nos adversaires répètent qu'il n'y a pas eu de gain; c'est faux», s'est défendu M. Duceppe.

Justin Trudeau, chef du Parti libéral, prenait une pause, lundi. Mardi, il doit entreprendre une petite tournée du Québec. La leader du Parti vert, Elizabeth May, entamait, elle, une tournée des provinces maritimes. À Halifax, mardi, elle dévoilera le plan de son parti pour venir en aide aux travailleurs des postes.

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