La grogne contre Harper nuit à Deltell, selon le NPD et le PLC

L'ex-militaire de 39 ans Youri Rousseau (à gauche)... (La Presse Canadienne, Paul Chiasson)

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L'ex-militaire de 39 ans Youri Rousseau (à gauche) soutient que plusieurs militants conservateurs se sont présentés à son bureau de campagne ces dernières semaines affirmant qu'ils se joignaient à son équipe parce qu'ils «n'en peuvent plus des conservateurs» et qu'ils «craignent pour la démocratie».

La Presse Canadienne, Paul Chiasson

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) La notoriété du candidat conservateur et ex-député caquiste Gérard Deltell ne lui suffira pas pour remporter l'investiture dans Louis-Saint-Laurent, clament ses adversaires. Libéraux et néo-démocrates affirment qu'ils sentent le vent tourner en leur faveur puisque les électeurs veulent avant tout se débarrasser du gouvernement de Stephen Harper qui, selon eux, a notamment tourné le dos aux anciens combattants et aux militaires présents en grand nombre dans la circonscription.

«Les gens apprécient M. Deltell mais d'un autre côté, ils n'apprécient pas M. Harper, ils sont en train de repenser leur vote», soutient Youri Rousseau qui affiche les couleurs libérales de Justin Trudeau. Selon cet ex-militaire de 39 ans, plusieurs militants conservateurs se sont présentés à son bureau de campagne ces dernières semaines affirmant qu'ils se joignaient à son équipe parce qu'ils «n'en peuvent plus des conservateurs» et qu'ils «craignent pour la démocratie».

«Je suis pas mal confiant, les gens parlent beaucoup du Nouveau Parti démocratique et de M. Deltell mais peut-être que l'on peut créer une surprise», avance M. Rousseau qui était aux côtés de son chef lundi à Belleville, en Ontario, pour promettre 300 millions $ en aide aux anciens combattants. Il affirme sentir un «mouvement» favorable aux libéraux, et ce, après avoir cogné à des milliers de portes de la circonscription où il dit souvent entendre des vétérans de la guerre en Afghanistan se plaindre de la difficulté à obtenir des services, notamment pour traiter des problèmes de santé mentale.

Youri Rousseau croit que l'ancien député caquiste dans Chauveau n'a tout simplement pas adhéré au «bon parti pour servir les Canadiens», entre autres ceux ayant porté ou portant toujours l'uniforme. Le rétablissement des pensions à vie, l'élargissement du soutien aux familles, le financement de quatre années d'études postsecondaires à tout ancien combattant qui voudrait retourner aux études et la réouverture des neuf centres de services aux anciens combattants fermés par le gouvernement conservateur font partie des mesures annoncées par Justin Trudeau. 

Tirs croisés

Le discours du candidat néo-démocrate, G. Daniel Caron, est sensiblement le même. Des conservateurs déserteraient la formation de Stephen Harper mais cette fois, pour faire campagne avec lui et les militants qui veulent Thomas Mulcair comme premier ministre. «L'enjeu principal [sur le terrain], c'est de défaire Stephen Harper», soutient cet ex-ambassadeur. «On a des très bonnes vibrations», poursuit celui qui croit que Gérard Deltell et ses proches sont nerveux et c'est la raison pour laquelle ils se livrent à des attaques contre le NPD. «Peut-être que M. Deltell prenait les électeurs pour acquis, avance M. Caron. Ce n'est pas parce que tu as changé le nom d'un bout de boulevard que tu gagnes nécessairement l'appui automatique, laisse tomber le néo-démocrate. Même le vérificateur général révélait que l'accès aux soins était inadéquat», fait valoir M. Caron dont le parti n'a pas encore révélé ses promesses envers les vétérans. 

Le principal intéressé rejette ces attaques, se disant «confiant» de l'emporter dans Louis-Saint-Laurent, et ce, tout en évitant de s'inventer des scénarios «de cartoon» comme ses rivaux. «C'est ma quatrième campagne électorale et je n'ai jamais rien pris pour acquis», se défend Gérard Deltell. Il soutient que le gouvernement conservateur a bonifié de 35 % le budget consacré aux anciens combattants depuis qu'il est au pouvoir et qu'il a développé une nouvelle approche afin de répondre aux nombreux défis posés par la mission en Afghanistan. Selon le conservateur, les militaires et les vétérans gardent plutôt en tête «la décennie de noirceur libérale» pendant laquelle l'armée a été dépréciée et où les soldats ont été envoyés dans le désert de l'Afghanistan habillés en «sapins de Noël». «Justin Trudeau a gardé le mauvais pli», conclut-il au sujet de son annonce du jour.

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