De passage à Lac-Beauport, Harper cite Maurice Duplessis

Stephen Harper a été chaudement saluée par la... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Stephen Harper a été chaudement saluée par la foule entassée dans une petite salle du centre Le Relais, à Lac-Beauport.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Élections fédérales

Politique

Élections fédérales

Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) La campagne de séduction de Stephen Harper au Québec s'est transportée à Lac-Beauport en début de soirée lundi. Le premier ministre sortant, qui espère ravir la circonscription de Portneuf-Jacques-Cartier à la néo-démocrate Élaine Michaud, a livré un discours à forte saveur économique et truffé de références québécoises y allant même d'une allusion à l'ex-premier ministre de la province, Maurice Duplessis.

Le chef du Parti conservateur du Canada (PCC) était pour l'occasion accompagné de sa femme Laureen et entouré de ses candidats dans la région qui ont tous été chaudement salués par la foule entassée dans une petite salle du centre Le Relais où trônait un immense drapeau fleurdelisé.

Lors de son allocution, M. Harper n'a pas tardé à aborder la question de l'économie au terme d'une journée où les marchés boursiers ont fermé en forte baisse. «Dans une économie mondiale turbulente, vous aurez à choisir entre la sécurité et le risque, entre l'expérience et l'inconnu», a lancé celui qui brigue au quatrième mandat à la tête du pays. 

Il a présenté les élections du 19 octobre comme étant avant tout «un choix économique fondamental» ayant des «conséquences majeures» tout en dépeignant les propositions du chef libéral Justin Trudeau comme des «politiques de dépenses irréfléchies». Quant à celles du néo-démocrate Thomas Mulcair, elles sont «de gauche» et «irresponsables», a clamé le conservateur, qui a évoqué le spectre de l'endettement auquel font face nombre de pays ailleurs dans le monde, dont la Grèce. 

«La dernière chose dont le Canada a besoin serait un premier ministre qui pense qu'un budget s'équilibre par magie ou un premier ministre qui veut augmenter vos taxes et vos impôts sans même savoir à quel niveau ils sont», a lancé M. Harper faisant tour à tour référence à son adversaire libéral puis néo-démocrate. 

Teinte québécoise

Celui qui aspire à diriger le Canada a également ponctué son discours de références propres à la Belle Province, affirmant que les gestes de Justin Trudeau ne suivaient pas ses paroles. «Comme on dit au Québec, grosse annonce, p'tit magasin», a-t-il lancé. Un peu plus tard, il a souligné que les Québécois ne devaient pas se laisser tenter en prenant une chance avec un autre parti que le sien puisque l'avenir des enfants n'est pas une loterie. «Quand on perd à la 6/49, on jette son billet et on continue sa vie», a illustré M. Harper. 

Mais c'est son allusion à l'ancien premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, qui a provoqué le plus de réactions dans l'audience. «Tantôt, dans sa ville natale de Trois-Rivières, j'ai dit que des fois quand je regarde l'opposition, il m'arrive de penser que Maurice Duplessis avait raison quand il a dit : "Deux partis c'est assez; un bon et un mauvais". Et mes amis, dans cette élection, le bon parti, c'est le Parti conservateur», a laissé tomber le chef conservateur devant les dizaines de militants réunis qui se sont esclaffés avant de se lever et d'applaudir bruyamment le discoureur.

Ce dernier a souligné que cela faisait désormais 22 ans que les Québécois envoyaient à Ottawa une majorité de députés d'opposition. Ceux-ci, a-t-il dit, n'ont pas livré la marchandise et ont plutôt «fait toutes sortes de promesses extravagantes» et cela, en revenant bredouilles.

«Le Canada est né en français. Reprenez votre place au centre de la fédération canadienne», a lancé Stephen Harper tout en vantant son équipe au Québec comme étant la seule capable d'y parvenir. Il a également donné un coup de main à son candidat de la circonscription, Joël Godin, affirmant que ce dernier avait fait ses preuves comme administrateur dans le secteur public et privé. M. Godin, qui est l'ancien conseiller politique de Sam Hamad, est le premier conservateur à se présenter dans Portneuf-Jacques-Cartier depuis 2006. En 2008 et 2011, le PCC avait laissé la voie livre à l'animateur radio André Arthur. 

C'est la deuxième fois que Stephen Harper est de passage dans la région de Québec depuis le début de la campagne électorale et la 11e depuis le début de son dernier mandat. Le 9 août, il avait prononcé son discours aux bureaux d'Hélicoptères de la capitale, près de l'aéroport. Il s'était vivement attaqué au bilan du Nouveau Parti démocratique, majoritaire dans la région, qualifiant ses députés de «cônes orange». 

Pour la troisième journée consécutive, mardi, Stephen Harper poursuivra sa minitournée dans la province alors qu'une annonce à Québec est prévue en matinée au Port de Québec.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer