Le Bloc québécois n'aura pas l'appui de Québec solidaire

Gilles Duceppe a fait un arrêt à Saint-Jérôme,... (La Presse Canadienne, Paul Chiasson)

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Gilles Duceppe a fait un arrêt à Saint-Jérôme, mardi.

La Presse Canadienne, Paul Chiasson

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Le Bloc québécois va attendre longtemps s'il espère obtenir un appui officiel de Québec solidaire (QS) ou de ses députés pendant la campagne électorale, a signalé mardi l'autre formation indépendantiste à siéger à l'Assemblée nationale.

«Québec solidaire ne va pas se prononcer et appuyer l'un ou l'autre des partis» puisqu'«il n'y a personne qui représente réellement en entier les idées de Québec solidaire sur la scène fédérale», a expliqué Nicolas Lévesque, conseiller aux communications chez QS.

«Mais on est conscients que le dilemme entre choisir les valeurs progressistes et la capacité de renverser Harper versus la volonté de promouvoir l'indépendance du Québec et de défendre les intérêts strictement québécois n'est pas facile», a-t-il dit en entrevue avec La Presse Canadienne.

Le chef bloquiste Gilles Duceppe, qui doit déjà composer avec l'absence d'appui d'un allié traditionnel, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), a semblé vouloir minimiser le tout, mardi.

Il a notamment fait valoir qu'«il y a des gens de Québec solidaire» au sein de l'exécutif de sa circonscription de Laurier-Sainte-Marie, et que la députée solidaire Manon Massé a par ailleurs signé son bulletin de candidature.

M. Duceppe refuse de critiquer la formation politique, qui a fait élire trois députés aux dernières élections québécoises, même s'il dit considérer qu'il serait «cohérent que les souverainistes appuient les souverainistes».

«C'est leur choix. C'est leur choix, moi, je ne leur reproche pas, c'est leur choix», a-t-il finalement laissé tomber lors d'un entretien téléphonique avec La Presse Canadienne.

Un peu plus tôt dans la journée, son fils Alexis s'était tourné vers les réseaux sociaux pour interpeller la formation politique. «Le Bloc est tout ce que vous défendez. Progressiste, écolo...et souverainiste. Qu'attendez-vous pour l'appuyer?», écrivait-il sur Twitter.

«En restant neutre, on peut penser que vous appuyez Tom (Thomas Mulcair), qui idolâtre Thatcher, est pour Énergie Est et fédéraliste», poursuivait le fils Duceppe sur la même plateforme.

Lors de la dernière campagne électorale, en 2011, le député solidaire Amir Khadir avait accordé son appui au candidat néo-démocrate Claude Patry, qui a finalement fait défection pour joindre les rangs du Bloc québécois, en février 2013.

«Toute initiative pour battre les conservateurs est la bienvenue. Nous appelons les jeunes à participer massivement à l'élection et voter pour Claude Patry, qui est le candidat idéal pour ce comté (Jonquière-Alma)», avait plaidé M. Khadir, cité dans le journal Le Point du Lac-Saint-Jean

Le député de Mercier avait cependant ajouté: «Je souhaite pour le Québec un Bloc québécois fort et un premier ministre du nom de Jack Layton. Le NPD est la source de l'avenir, nous sommes face à un homme intelligent et qui participera à la souveraineté».

N'en déplaise à Alexis Duceppe et au Bloc, cela ne risque pas de se reproduire, les militants de QS ayant décidé en conseil national en novembre dernier que leurs députés devraient conserver leur neutralité et «surtout ne pas faire d'appel à voter d'un bord ou de l'autre», assure M. Lévesque.

La formation l'a rappelé dans une communiqué qui était largement passé inaperçu, ayant été publié le jour même du déclenchement de la campagne électorale, alors que l'attention médiatique était concentrée sur les chefs de partis fédéraux.

«Québec solidaire et ses élus n'endosseront pas de parti ou de candidat», y précisait-on. La porte-parole du parti, Françoise David, disait toutefois espérer «que le caractère distinct de la nation québécoise et son droit à l'autodétermination feront partie intégrante de la campagne».

Le Parti québécois (PQ), pour sa part, appuie ouvertement le grand frère fédéral.

Après avoir déclaré en novembre dernier que le Bloc ne servait «strictement à rien, sauf à justifier le fédéralisme» et qu'il avait «toujours eu un problème avec ça», le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a signalé qu'il allait faire campagne avec le leader bloquiste Gilles Duceppe.

Depuis le déclenchement de la campagne, M. Péladeau a participé à une seule activité publique avec M. Duceppe, selon l'agenda du chef du Bloc québécois. Les deux hommes avaient cependant pédalé ensemble à l'aube de la visite de Stephen Harper chez le gouverneur général.

On a également vu lundi les députés péquistes Martine Ouellet et Stéphane Bergeron - lui-même un ancien député du Bloc québécois - aux côtés de M. Duceppe lors d'une allocution sur le transport du pétrole par train à Montréal.

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