Bilan économique conservateur: une dette de «325 centres Vidéotron», selon un candidat libéral

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«Le pays va être officiellement en récession le 1er septembre», anticipe le candidat libéral Jean-Yves Duclos.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) «Après 10 ans de pouvoir du gouvernement conservateur, on a une dette équivalant à 325 centres Vidéotron.» En bon pédagogue, l'économiste de l'Université Laval et candidat libéral dans Québec, Jean-Yves Duclos, utilise cette image pour illustrer le mauvais bilan économique de Stephen Harper qui sera couronné, d'après lui, d'un retour en récession en septembre.

Considéré comme une vedette économique au sein du Parti libéral du Canada, le professeur affirme sans hésiter que l'économie du pays est beaucoup plus vulnérable qu'avant. Ce constat est le sien, mais aussi, dit-il, de l'ensemble des experts qu'il côtoie au quotidien.

«On s'en doutait il y a quelques années lorsque M. Harper a annoncé que l'économie canadienne devait devenir la superpuissance des économies des ressources naturelles», souligne M. Duclos. «C'est la nature du pays qui a changé au cours des années de par l'emphase qui a été mise sur les ressources naturelles et en particulier le pétrole.»

Conséquence directe, la dette qu'il estime à 130 milliards $ depuis l'arrivée au pouvoir de Stephen Harper et ses troupes en 2006 correspond à la construction de 325 centres Vidéotron. «Pour la région, c'est l'équivalent de sept amphithéâtres», chiffre le responsable d'une chaire portant sur les enjeux économiques des changements démographiques.

Récession

Autre effet négatif, le pays va être officiellement en récession le 1er septembre. «Je peux me tromper, mais si je me trompe, je ne serai pas le seul, 90 économistes sur 100 au Canada sont de cet avis!» Si des pertes d'emplois sont à prévoir à l'échelle du Canada, la région de Québec sera relativement épargnée selon lui.

Le remède? «Il faut rétablir les investissements en innovation et dans les infrastructures.» Ces derniers, dit-il, ont diminué de 90 % au cours des dernières années. «En un mois d'élection, le gouvernement conservateur dépense l'équivalent de la moitié de ce que le maire Régis Labeaume demandait dans sa liste d'épicerie pour les quatre prochaines années», dénonce Jean-Yves Duclos.

oléoduc rentable?

S'il considère que l'économie canadienne est trop dépendante du prix du baril de pétrole qui a considérablement chuté, le candidat a cependant du mal à répondre à la question sur l'éventuelle rentabilité économique du projet d'oléoduc Énergie Est.

En bon soldat de Justin Trudeau, il répète la position officielle du Parti libéral du Canada selon laquelle le projet doit d'abord être étudié en fonction de normes environnementales et de son accessibilité sociale.

«C'est sûr que, pour le Québec, les avantages économiques ne sont pas majeurs», avance timidement l'économiste, qui finit par admettre «qu'à 50 $ le baril», il n'est pas si certain que l'oléoduc soit profitable pour le pays. «Mais le plus gros ennemi du projet, c'est le gouvernement conservateur. Les gens en ont peur et se méfient», conclut-il, reprenant une nouvelle fois une ligne de sa formation politique.

Un économiste du «centre»

Jean-Yves Duclos l'admet d'emblée : il est un économiste «du centre» et même «un petit peu à gauche». Ses travaux témoignent de son penchant puisque le candidat libéral dans la circonscription de Québec a entre autres beaucoup étudié la question de l'implantation d'un revenu minimum garanti aux côtés notamment du ministre provincial libéral François Blais, aussi issu de l'Université Laval.

S'il reconnaît que ce projet visant à aider «ceux qui en arrachent le plus» ne peut pas être mis en place rapidement, il croit cependant que le plan de son parti pour aider les familles de la classe moyenne rejoint le même objectif. C'est d'ailleurs ce qui l'a convaincu de devenir candidat pour le Parti libéral du Canada alors qu'il ne s'était jamais joint à une formation politique.

Le professeur s'habitue tranquillement à voir sa photo exposée aux quatre coins de la circonscription, mais il admet avoir eu un choc le premier matin. Il a d'ailleurs beaucoup réfléchi à ce volet de la politique qui le rendra désormais «coloré» auprès de ses collègues et étudiants s'il retourne à l'université après les élections. Mais Jean-Yves Duclos assure qu'il n'a pas pensé aux chances qu'il avait d'aller travailler à Ottawa plutôt que dans Sainte-Foy tout comme il refuse de se prononcer sur les chances qu'une vague rouge déferle sur la région de Québec.

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