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Agrandissement du port de Québec: Mulcair aurait permis un BAPE

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De passage à Québec mercredi, le chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, a vu son allocution être perturbée par des opposants au projet d'oléoduc Énergie Est.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) En remettant entre les mains de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale le projet d'agrandissement Beauport 2020, le gouvernement conservateur tourne encore une fois le dos aux provinces, dénonce le chef néo-démocrate, Thomas Mulcair. S'il n'en tenait qu'à lui, le BAPE siégerait à la même table que l'organisme fédéral.

«J'aurais tendance à m'assurer pour les provinces qui ont un système complet d'évaluation environnementale qui souhaitent travailler avec nous qu'elles soient à table pour qu'elles puissent s'assurer de regarder les aspects qui les concernent aussi», a affirmé M. Mulcair lors d'un court entretien téléphonique avec Le Soleil après son passage dans la Capitale-Nationale.

Le Port de Québec a accepté à la fin du mois de juillet que son projet fasse l'objet d'une évaluation environnementale indépendante après des mois de pourparlers avec le ministre de l'Environnement du Québec, David Heurtel. Comme de nombreux citoyens et groupes environnementaux, ce dernier réclamait que ce soit le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) québécois qui pilote le dossier.

Selon l'aspirant premier ministre, la demande de M. Heurtel était tout à fait légitime. Celui qui a occupé le même poste sous le gouvernement Charest entre 2003 et 2006 soutient qu'à l'époque, il s'est assuré d'avoir le BAPE et les instances fédérales oeuvrent ensemble. «Et comme premier ministre du Canada, c'est l'approche que je vais préconiser», a-t-il soutenu. «Dans un cas comme celui-là, même si tous s'entendent pour dire que l'extension du port est très importante pour la région et importante économiquement, il est tout aussi important de s'assurer que ça se fasse dans des conditions qui ne compromettent aucunement les écosystèmes», a ajouté le chef néo-démocrate.

Selon lui, le premier ministre sortant, Stephen Harper, a démontré dans ce dossier «qu'il ne sait pas travailler avec les provinces et les territoires». «Depuis 10 ans, il a refusé d'assister une seule fois à une réunion du conseil de la fédération, a rappelé M. Mulcair. C'est le reflet d'une attitude qui exclut les provinces, ça ne sera pas mon attitude, mon attitude va inclure les provinces», promet-il.

Vives réactions

Le dossier de cette évaluation environnementale a suscité de vives réactions chez tous les partis fédéraux mercredi. Le ministre conservateur sortant Denis Lebel s'est réjoui que le Port ait agi «en bon citoyen corporatif» et ait décidé, en collaboration avec le provincial, de confier le projet d'agrandissement à l'oeil vigilant de l'Agence fédérale.

«C'est un projet économique tellement important pour la grande région de Québec. C'est drôlement intéressant que le Port ait choisi cette voie. Ça va permettre que tous les critères d'environnement et d'acceptabilité sociale soient rencontrés», a-t-il soutenu. Selon lui, «l'Agence va faire un excellent travail, comme d'habitude, et tout le monde va travailler dans le même sens».

Questionné plus tôt en journée, Raymond Côté, député néo-démocrate sortant dans Beauport-Limoilou, a exprimé des doutes. Selon lui, avec les réformes conservatrices faites depuis quatre ans, l'Agence a perdu beaucoup de moyens et doit travailler dans un cadre légal «plus faible». «On fonctionne avec des instruments qui sont amputés», dénonce-t-il.

À cela, le ministre Lebel répond : «La démagogie du NPD dans les dossiers environnementaux et plus particulièrement dans le dossier du port de Québec ne nous surprend plus.»

Antoine Bujold, candidat libéral dans Beauport-Limoilou, a quant à lui confiance en ce que l'agence peut faire comme travail. Il aurait toutefois aimé qu'elle soit saisie de l'affaire plus tôt et promet qu'un éventuel gouvernement libéral redonnerait «de la crédibilité aux évaluations environnementales», en apportant des modifications à la loi actuelle.

Accompagnant Agnès Maltais dans un point de presse sur le sujet, Charles Mordret, le candidat bloquiste dans Québec, a quant à lui plaidé pour que le BAPE soit saisi du dossier.

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