Mulcair défend Énergie Est

Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a longuement énuméré... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a longuement énuméré les vertus présumées du controversé projet de TransCanada, dont le tracé s'étend sur quelque 4600 kilomètres à travers le pays.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Les voeux des opposants au projet d'oléoduc Énergie Est qui ont perturbé l'allocution du chef néo-démocrate devant le Château Frontenac mercredi après-midi ont été exaucés. Thomas Mulcair a clarifié sa position en affirmant que le projet était gagnant pour le pays.

Pour la deuxième fois cette semaine, des manifestants ont dérangé un événement du chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) afin de réclamer que celui-ci prenne parti au sujet de l'oléoduc projeté par TransCanada et qui vise à transporter plus d'un million de barils de pétrole brut par jour de l'Alberta à l'Atlantique via le Québec. Michel Morin et ses comparses membres du groupe Stop Oléoduc de la Capitale-Nationale ont crié des slogans et exhibé une affiche sur laquelle il était écrit «Dites non à TransCanada».

Thomas Mulcair a poursuivi son discours sans broncher et a même lancé à la blague qu'il avait développé une «faculté inouïe à ne pas écouter le bruit externe» en étant membre d'une famille de 10 enfants. Lors de la période de questions avec les journalistes, il a cependant répliqué aux perturbateurs que c'était «aussi erroné d'être contre un projet qui n'a pas encore été étudié que d'être pour un projet qui n'a pas encore été étudié».

Plus tôt dans la journée alors qu'il était de passage à Lévis, le chef néo-démocrate avait affiché un préjugé encore plus favorable à l'égard de l'oléoduc. «Ça peut être gagnant d'amener du produit d'ouest en est et de créer 40000emplois au Canada, ça peut être gagnant pour les producteurs et [pour avoir] de meilleures redevances pour la province, ça peut être gagnant parce qu'on va éliminer les superpétroliers sur le Saint-Laurent et les trains hautement dangereux qui sillonnent nos municipalités à travers le Québec», a-t-il déclaré.

Mais pour donner le feu vert au projet de plus d'un milliard de dollars, il faut un mécanisme d'examen environnemental crédible, un processus «qu'a éviscéré» le premier ministre conservateur Stephen Harper, a-t-il soutenu. «Que ce soit pour Énergie Est ou pour un autre [projet], on ne peut pas dire oui, faute d'une évaluation environnementale complète et crédible», a-t-il dit.

Pas des «cônes orange»

Par ailleurs, M. Mulcair s'est employé à défendre le bilan de ses députés majoritaires dans la région et qualifiés de «cônes orange» dimanche par le premier ministre Stephen Harper. Derrière lui lors de son allocution devant l'emblématique hôtel, ses six députés sortants ont tous eu droit à un bon mot de la part de leur meneur qui a décrit un à un leurs combats au cours des quatre dernières années. Il a entre autres cité le travail de l'élu dans Louis-Hébert, Denis Blanchette, qui s'est occupé du chantier naval Davie et du pont de Québec.

Ces deux sujets avaient déjà été abordés en matinée alors que Thomas Mulcair était à Lévis pour mousser la candidature de l'ex-maire de Saint-Romuald, Jean-Luc Daigle, dans Bellechasse-Les-Etchemins-Lévis. Le chef néo-démocrate a accusé les conservateurs d'avoir été incapables de repeindre la structure fédérale et de fournir à la Davie un contrat valable.

Avec La Presse Canadienne

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