Mulcair se défend d'avoir voulu faire cesser l'exploitation des sables bitumineux

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La candidate néo-démocrate Linda McQuaig a affirmé, vendredi, au cours d'une discussion télévisée sur les ondes de CBC, «qu'une grande quantité de sables bitumineux pourrait devoir rester sous terre si le Canada souhaitait atteindre ses objectifs» en matière de lutte contre les changements climatiques.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

François Vézina
La Presse Canadienne

De passage à Vancouver, le chef du NPD Thomas Mulcair s'est bien défendu, dimanche, de vouloir faire cesser l'exploitation des sables bitumineux comme l'avait laissé entendre une de ses candidates vedettes, Linda McQuaig, lors d'un débat à Toronto, vendredi soir.

Mme McQuaig a affirmé, vendredi, au cours d'une discussion télévisée sur les ondes de CBC, «qu'une grande quantité de sables bitumineux pourrait devoir rester sous terre si le Canada souhaitait atteindre ses objectifs» en matière de lutte contre les changements climatiques. La déclaration de la candidate dans une circonscription torontoise a valu au NPD une volée de bois verts de ses adversaires.

Selon M. Mulcair, il est «clair» que son parti appuie le développement des ressources naturelles canadiennes à condition que cela soit fait sur la base du développement durable et en rétablissant un processus d'études environnementales crédible. Il a attaqué à son tour Stephen Harper, affirmant que c'est de la faute du chef conservateur si plusieurs grands projets énergétiques n'avaient pas encore vu le jour au pays. «Il a empiré les choses et le public ne fait plus confiance (aux projets)», a accusé le chef néo-démocrate.

«Nous sommes en faveur de trouver de nouveaux marchés pour nos ressources énergétiques. Nous sommes en faveur d'exploiter (les ressources) mais on doit le faire en vue d'un développement durable. Le développement durable, ce n'est pas un slogan; c'est quelque chose qui doit vraiment devenir la réalité, a-t-il affirmé.

Le chef néo-démocrate a reproché au gouvernement conservateur de défendre un projet d'oléoduc - Keystone XL - qui provoquerait, selon lui, l'exportation de 40 000 emplois vers les États-Unis.

«Faire sa part»

Il a aussi profité de l'occasion pour s'engager de se rendre à Paris cet automne pour participer à la conférence sur le climat et de refaire confiance aux experts scientifiques travaillant pour le gouvernement canadien. Il croit que le Canada devra nécessairement «faire sa part» dans la lutte contre le réchauffement de la planète et atteindre les objectifs de réduction de gaz à effet de serre.

Le chef néo-démocrate ne s'est pas dit impressionné par la promesse de son rival conservateur d'interdire les voyages de Canadiens dans des secteurs contrôlés par des groupes terroristes. Se disant prêt à appuyer toute mesure pouvant combattre efficacement le terrorisme, il a ajouté que la loi C-51 et le nouvel engagement de Stephen Harper ne permettront pas d'atteindre ce but.

Interrogé sur la reprise du procès contre le sénateur Mike Duffy, M. Mulcair a déploré ce qu'il considère la nouvelle ligne de défense du chef conservateur. «Quand je l'avais interrogé à la Chambre des communes sur le 'good to go', il avait répondu que cela était à propos des paiements que devait faire Mike Duffy. On verra si cela tient la route lors du procès. Ce matin (dimanche), il semblait revoir ses propos», a-t-il affirmé.

En matinée, M. Harper a affirmé que la phrase litigieuse n'était pas de lui.

Avant de rencontrer les journalistes, M. Mulcair a réitéré dimanche les grandes lignes de son programme, insistant sur le programme national de garderie à 15 $, une stratégie nationale de transport collectif et la nécessité de rendre les maisons plus abordables.

M. Mulcair - qui n'est pas sorti des grandes lignes de son discours - a semblé s'adresser plus spécifiquement aux électeurs de la Colombie-Britannique pour défendre le programme électoral de son parti. S'indignant que les deux tiers des enfants de cette province n'aient pas accès à une place en garderie ou qu'un trop grand nombre de parents n'aient pas les moyens financiers pour y envoyer leurs petits, il a fait la promotion du projet de son parti de lancer un programme pancanadien.

«(Un tel programme) est bon pour les familles, bon pour l'économie», a-t-il déclaré à ses partisans rassemblés dans une salle de la métropole britanno-colombienne.

Le chef néo-démocrate a aussi promis d'adopter une stratégie nationale du transport en commun. Rappelant que la population avait besoin d'un système de transport efficace et abordable, il s'est engagé auprès des élus municipaux d'être un bon partenaire et d'investir 1,5 milliard $ par année pour assurer l'essor du transport collectif au pays. Ce programme serait financé en transférant une partie de la taxe sur l'essence.

M. Mulcair avait amorcé son discours en s'en prenant aux nombreux scandales impliquant des proches du Parti conservateur. «Les conservateurs ont été trouvés coupables d'actes répréhensibles lors des trois dernières élections. On ne doit pas les laisser s'en tirer une quatrième fois», a-t-il martelé.

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