Les partis traditionnels en panne dans l'est

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

Gilles Gagné

Collaboration spéciale

Le Soleil

Qui vous a représenté à Ottawa au cours des dernières années et qui tentera sa chance cette fois-ci? Le Soleil vous rafraîchit la mémoire en présentant un résumé des luttes passées dans les cinq circonscriptions à l'est de Québec et les candidats qui sont sur les rangs pour obtenir un emploi à Ottawa le 19 octobre prochain.

Cinq circonscriptions fédérales sont situées à l'est de Québec, dans les régions administratives de la Côte-Nord, du Bas-Saint-Laurent et de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. La réalité démographique de ces territoires, qui perdent de la population, a même débouché sur l'inclusion d'une partie de Chaudière-Appalaches dans l'une de ces circonscriptions. 

Si la lutte à venir vers l'élection du 19 octobre reflète l'image des scrutins tenus depuis 1993, les «vieux partis», en l'occurrence le Parti libéral du Canada (PLC) et le Parti conservateur (PC), vont devoir multiplier les efforts pour arracher une seule de ces circonscriptions. Excepté dans Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, aucun parti traditionnel n'a terminé mieux qu'en troisième place en 2011. De 1993 à 2011, le Bloc québécois (BQ) y a largement dominé, et la vague orange du Nouveau Parti démocratique (NPD) l'a remplacé, à une circonscription près, lors du dernier scrutin.

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Philip Toone

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Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Député sortant : Philip Toone (NPD)

Le Bloc québécois, avec Raynald Blais, a remporté trois élections de suite dans cette circonscription, en 2004, 2006 et 2008, avant la victoire en 2011 de M. Toone par 777 voix sur Daniel Côté, qui avait pris la relève pour le Bloc. Philip Toone sollicite un nouveau mandat, alors que les limites de la circonscription ont été changées pour inclure la MRC de la Haute-Gaspésie et retrancher la MRC d'Avignon. Le retrait d'Avignon coupe la Baie-des-Chaleurs en deux, à tel point que le député sortant vivra à quelques centaines de mètres du territoire qu'il veut représenter. 

Tous les autres candidats annoncés jusqu'à présent sont des nouveaux venus. La libérale Diane Lebouthillier, préfète de la MRC du Rocher-Percé, commence sa campagne avec la démission de huit des dix membres de l'exécutif de son association. Sept d'entre eux dénoncent notamment le fait que l'investiture d'avril ait été organisée de façon à faciliter un couronnement plutôt qu'une lutte. Ces démissionnaires joignent presque tous le NPD, de surcroît. 

Le Bloc québécois est représenté par Nicolas Roussy, jusqu'à récemment coopérant en Afrique, tandis que Jean-Pierre Pigeon, président de la Commission scolaire des Chic-Chocs, veut être élu pour le Parti conservateur. Le Parti vert a généralement un candidat.

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Jean-François Fortin

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia

Député sortant : Jean-François Fortin (Forces et démocratie)

Le Bloc québécois a remporté toutes les élections depuis 2004 dans cette circonscription créée en 2003, mais remaniée l'an passé : elle perd la MRC de la Haute-Gaspésie et gagne la MRC d'Avignon. En 2011, à la suite du retrait précédent du bloquiste Jean-Yves Roy, Jean-François Fortin, maire de Sainte-Flavie jusqu'en 2009 et enseignant, s'est présenté et il a gagné avec une avance de 3669 voix sur la regrettée Nancy Charest, seule libérale à terminer aussi haut que deuxième à l'est de Québec. 

Toutefois, en 2014, à la suite de l'élection de Mario Beaulieu à la tête du Bloc, M. Fortin quitte son parti. Il siège comme indépendant jusqu'en octobre, puis il fonde Forces et démocratie. Ses adversaires en sont tous à un premier essai. Kédina Fleury-Samson, travailleuse communautaire, entrepreneure à Mont-Joli et mère de cinq enfants, défend les couleurs du Bloc québécois, pendant que Rémi Massé, directeur du Cégep de Matane, représente le Parti libéral. Joël Charest, 24 ans, brigue les suffrages pour le Nouveau Parti démocratique. Il a travaillé pour le député Guy Caron, de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques. Le Parti conservateur, quatrième en 2011, n'a pas encore choisi de candidat.

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Guy Caron

Photo tirée de Facebook

Rimouski-Neigette-Témiscouata-les Basques

Député sortant : Guy Caron (NPD)

L'économiste Guy Caron a réussi à se faire élire dans cette circonscription à sa troisième tentative, en 2011. Il brisait alors presque 18 ans de règne bloquiste, exercé par Suzanne Tremblay, Louise Thibault et Claude Guimond. En se retirant du Bloc québécois de 2007 à 2008 pour siéger comme indépendante, Mme Thibault a été la seule à interrompre cette hégémonie bloquiste. La victoire de M. Caron sur Claude Guimond a été nette lors de la dernière élection, la marge s'établissant à 5190 votes. 

Seulement trois candidats sont présentement inscrits dans la course se terminant le 19 octobre, dont Guy Caron. Johanne Carignan porte sur ses épaules les espoirs du Bloc, tandis que Pierre Cadieux tentera de se faire élire pour une seconde fois sous la bannière libérale. Ici non plus, le Parti conservateur n'a pas encore de candidat. Le Parti vert avait aussi un candidat en 2011.

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Jonathan Genest-Jourdain

Photo tirée du site du NPD

Manicouagan

Député sortant : Jonathan Genest-Jourdain (NPD)

Manicouagan est un autre château fort bloquiste, en vertu d'un règne presque ininterrompu entre 1993 et 2011. En fait, n'eût été du retrait de quelques mois de Bernard Saint-Laurent en 1997 afin de siéger comme indépendant, le Bloc québécois aurait dominé pendant 18 ans. M. Saint-Laurent a été suivi par Ghislain Fournier de 1997 à 2004, et par le regretté Gérard Asselin de 2004 à 2011, après un remodelage des circonscriptions de Charlevoix et de Manicouagan. M. Asselin avait représenté Charlevoix de 1993 à 2004.

Jonathan Genest-Jourdain, d'origine autochtone, a brisé le règne bloquiste en 2011 en devançant Gérard Asselin par presque 6000 voix. Il fait face à trois nouveaux adversaires, Marilène Gill, du Bloc québécois, Yvan Boudreau, du Parti conservateur et Mario Tremblay, du Parti libéral. Manicouagan couvre un immense territoire de 252 365 kilomètres carrés, soit six fois le Danemark.

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François Lapointe

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Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup

Député sortant : François Lapointe (NPD)

Cette circonscription a donné lieu à l'une des luttes les plus serrées au pays en 2011, lutte se soldant par une annonce de réélection du conservateur Bernard Généreux, réélection renversée par deux recomptages, dont un recomptage judiciaire qui a donné la victoire par neuf voix à François Lapointe.

Bernard Généreux tente cette année de prendre sa revanche, la seule reprise de lutte entre deux meneurs du dernier scrutin. Le Parti conservateur met le paquet pour que M. Généreux, anciennement maire de La Pocatière, gagne cette reprise. Il avait été élu le 9 novembre 2009 lors d'une élection complémentaire visant à remplacer Paul Crête. Ce dernier avait représenté cette circonscription de 1993 à 2004, alors qu'elle portait le nom de Kamouraska-Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques, avant le remodelage de 2003, appliqué au scrutin de 2004.

Le règne du Bloc québécois avait donc duré 16 ans, en 2009. Louis Gagnon sera le candidat de ce parti cette année. Marie-Josée Normand représentera le Parti libéral. Il s'agit de la fille de Gilbert Normand, député libéral fédéral de Bellechasse-Montmagny-L'Islet entre 1997 et 2004. Une portion de cette circonscription, son nom l'indique, a été incluse dans le territoire actuel.

Notes importantes

Aux fins de cet article, nous avons fait le choix de commencer notre recension à partir de 1993, année où le Bloc québécois a présenté des députés pour la première fois. 

À chaque 10 ans, Élections Canada procède à une révision de la carte électorale du Canada pour tenir compte des changements démographiques. L'année 2003 a donné lieu à des modifications importantes dans certaines des circonscriptions mentionnées.

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