Le nouveau discours bloquiste plaît à Option nationale

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Le chef d'Option nationale, Sol Zanetti

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) Le «nouveau» discours indépendantiste du Bloc québécois (BQ), hérité du court passage de Mario Beaulieu à sa tête, plaît tant aux militants d'Option nationale (ON) que bon nombre d'entre eux s'impliquent désormais auprès de la formation fédérale. Plusieurs tentent même leur chance comme candidats.

«L'implication des gens d'ON au Bloc vient directement du retour à une promotion de l'indépendance qui est très proactive et cela provient du passage de Mario Beaulieu à la direction. C'est quelque chose qui est resté là et qui est manifeste depuis le début de la campagne», affirme le chef d'Option nationale, Sol Zanetti. 

Jusqu'à présent, celui-ci a recensé sept ex-candidats onistes qui ont décidé de porter les couleurs du BQ pour les élections du 19 octobre. D'autres pourraient aussi s'apprêter à annoncer leurs intentions alors que les troupes de Gilles Duceppe n'ont pas encore complété leur équipe. 

Le président du conseil national d'ON, Jocelyn Beaudoin, fait partie de ceux qui ont fait le saut. «On voit vraiment que l'indépendance prend beaucoup de place», soutient celui qui a annoncé sa candidature dans la circonscription montérégienne de Shefford en mars, soit avant le retour de M. Duceppe. Le numéro deux d'ON se réjouit d'entendre son chef parler du sujet qui l'occupe et aussi, de faire beaucoup de pédagogie entourant la souveraineté. 

La présidente de l'exécutif du BQ dans la région de Québec, Josianne Grenier, n'aurait pas oeuvré pour la formation fédérale si l'ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal n'avait pas été chef. «Je ne militais pas au Bloc avant Mario Beaulieu», tranche-t-elle. Celle qui consacre également de son temps à ON était d'ailleurs «sous le choc» lorsqu'elle a appris que Gilles Duceppe reprenait les rênes de la formation bloquiste. «J'étais plutôt appréhensive», explique-t-elle. 

Selon Mme Grenier, l'ancien député de Laurier-Sainte-Marie, qui tente à nouveau sa chance dans la circonscription montréalaise, ne tenait pas un discours indépendantiste lors de sa dernière campagne électorale en 2011. À l'inverse, le chef du Bloc «servait plutôt à faire fonctionner le fédéralisme», soutient-elle.

L'oeil ouvert

À l'exécutif du Bloc québécois de Québec, neuf des dix membres sont issus d'Option nationale. Le groupe a mandaté Josianne Grenier lors du conseil général spécial tenu à Nicolet le 1er juillet pour voter contre la nomination de Gilles Duceppe. Elle était d'ailleurs la seule sur les 300 militants à s'opposer. 

Mais depuis, elle aime ce qu'elle entend et croit que c'est grâce à M. Beaulieu si M. Duceppe ne parle plus uniquement de représenter les intérêts des Québécois à Ottawa, mais aussi d'accéder au rêve de pays. Mme Grenier dit qu'elle gardera toutefois «un oeil» sur le discours du chef pour s'assurer à ce qu'il ne change pas de stratégie.

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