Le Bloc québécois repêche un déserteur de Forces et Démocratie

Le chef de Forces et Démocratie, Jean-François Fortin,... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le chef de Forces et Démocratie, Jean-François Fortin, accuse le Bloc québécois de vouloir couper les vivres à son parti en sollicitant ses membres.

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(Québec) Le député démissionnaire du Bloc québécois désormais chef de Forces et Démocratie, Jean-François Fortin, a perdu un membre important de son équipe au profit de son ancienne formation politique, l'organisateur de campagne de l'Est-du-Québec, Grégoire Bérubé. Depuis le retour de Gilles Duceppe, d'autres proches de M. Fortin ont été sollicités, une tactique de guerre vieille comme le monde, selon le principal intéressé.

En novembre, Forces et Démocratie avait annoncé en grande pompe la nomination de Grégoire Bérubé à titre de directeur de l'organisation de la campagne électorale du député sortant Jean-François Fortin dans sa circonscription d'Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia. M.Bérubé était décrit comme «l'un des organisateurs les plus chevronnés au Québec» ayant à son actif une quarantaine de campagnes électorales. Il a travaillé à la fois pour le Parti québécois et le Bloc québécois. 

Or, après un bref passage chez Forces et Démocratie, il a annoncé à son chef à la mi-juin qu'il retournait à ses anciennes amours. «Ce n'était pas une divergence d'opinions avec Forces et Démocratie, c'était plutôt une décision personnelle basée sur d'autres critères», explique Jean-François Fortin. Son équipe minimise aussi le départ, soutenant avoir largement eu le temps de lui trouver un remplaçant. 

Le porte-parole du Bloc québécois, Dominic Vallières, explique de son côté que Grégoire Bérubé, qui a toujours milité pour l'indépendance du Québec, concevait difficilement ne pas poursuivre son combat surtout dans le contexte actuel où elle est revenue à l'avant-plan dans les discours des partis souverainistes. «Il est revenu sur la base de l'attraction», précise M. Vallières. Il dit cependant ignorer si d'autres proches ont été courtisés par le BQ comme le prétend M. Fortin. 

«On a offert des emplois à toute mon équipe pour tenter de les convaincre de les faire revenir [au BQ]», relate le chef de Forces et Démocratie. Selon lui, la formation de Gilles Duceppe est «en mode guerre».

L'Art de la guerre

«On a tous lu nos classiques. Dans L'art de la guerre, il y a deux façons de couper les ponts avec les adversaires : c'est de couper les alliances et de couper l'approvisionnement et les vivres en temps de guerre», analyse le député sortant. «On a tenté de me faire ce coup-là en me coupant de mes alliances les plus proches», affirme Jean-François Fortin, selon qui la tactique a échoué. Malgré de bons salaires et des emplois stables, tous sauf Grégoire Bérubé ont refusé de quitter le jeune parti. 

Le député sortant voit d'un bon oeil l'intérêt que portent les troupes de Duceppe à l'égard de son personnel politique. «Si on ne dérangeait pas, si ce qu'on offrait n'était pas intéressant, si nous n'étions pas perçus comme une voix qui peut marquer beaucoup de points, le Bloc québécois n'agirait pas ainsi», conclut celui qui qualifie la tactique du Bloc comme une ancienne façon de faire de la politique. 

Un départ plus lent

Forces et Démocratie fera son premier point de presse de la campagne électorale mercredi à Ottawa. L'intervention portera sur la façon dont la formation entend réformer la démocratie «malade», un sujet cher à Jean-François Fortin. Si celui-ci n'avait pas encore fait de sortie publique depuis dimanche ou n'a pas annoncé beaucoup de candidats - soit 13 sur les 25 qu'il entend présenter -, c'est qu'il ne dispose pas des mêmes moyens que «les grands partis», explique-t-il.

Il croit cependant qu'avec une longue campagne électorale, Forces et Démocratie disposera de davantage de temps pour avancer ses idées «en rivalisant d'originalité». M. Fortin, qui aspire toujours à faire élire un candidat par région administrative au Québec, ne veut pas se prononcer sur l'avenir de son parti dans l'éventualité où les électeurs de sa circonscription arrêtaient leur choix sur un rival.

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