Énergie Est: Mulcair ne forcera pas la main du Québec

Le chef du NPD Thomas Mulcair a répété... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le chef du NPD Thomas Mulcair a répété mardi qu'on ne pouvait approuver le projet Énergie Est ou tout autre projet similaire tant que le Canada ne se doterait pas d'un système d'évaluation environnementale crédible et complet.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
Montréal

Thomas Mulcair promet qu'un gouvernement néo-démocrate ne forcera pas la main au Québec avec un projet d'oléoduc pour transporter le pétrole de l'Ouest vers l'Est, même s'il voit plusieurs aspects positifs à un tel projet.

«On ne peut pas juste claquer les doigts et prétendre qu'on va amener le bulldozer et que ça va passer à telle place sans condition, sans regard. Et le Québec fait bien de poser ses conditions et fait bien de dire qu'il veut être de la discussion», a déclaré M. Mulcair lors d'une conférence de presse à Montréal, mardi.

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) a répété qu'on ne pouvait approuver le projet Énergie Est ou tout autre projet similaire tant que le Canada ne se doterait pas d'un système d'évaluation environnementale crédible et complet.

Il n'a toutefois pas caché qu'il voyait beaucoup d'éléments positifs dans la construction d'un oléoduc qui permettrait de réduire l'utilisation de super-pétroliers sur le fleuve Saint-Laurent et de dangereux convois de train, de créer des emplois et d'assurer une meilleure sécurité énergétique.

Par ailleurs, M. Mulcair a raillé la promesse du chef conservateur Stephen Harper de rétablir un crédit d'impôt sur la rénovation domiciliaire.

«Il s'en est débarrassé et, à la 11e heure, en pleine campagne électorale, il découvre les mérites de ce qu'il a éliminé!», a-t-il lancé au grand plaisir des nombreux candidats et supporters venus l'encourager au bord du Lac des castors, sur le Mont-Royal.

Du même souffle, il en a profité pour répliquer aux attaques lancées la veille par M. Harper à l'endroit de son parti.

Alors que M. Harper l'accusait d'être trop proche des syndicats, M. Mulcair a répondu qu'il était fier d'être associé à des organisations qui sont les plus grandes responsables de la réduction des inégalités sociales au pays. Il a accusé les conservateurs et les libéraux d'avoir contribué à accroître ces inégalités.

Il n'a d'ailleurs pas manqué de souligner à grands traits les contradictions entourant l'annonce faite hier la veille par M. Harper à l'usine Spectra Premium de Laval.

«L'ironie de l'attaque de M. Harper contre les syndicats est qu'elle a été faite dans une entreprise où près de 40 pour cent des actions sont détenues par le Fonds de solidarité de la FTQ», a-t-il fait valoir en répondant à une question en anglais.

«M. Harper a pu visiter cette usine à cause du Fonds de solidarité de la FTQ», a dit le chef néo-démocrate, ajoutant qu'il devrait avoir honte de se présenter devant ces travailleurs sans leur annoncer le rétablissement du crédit d'impôt pour fonds de travailleurs que son gouvernement a aboli.

M. Mulcair a par ailleurs étalé une série de «résultats concrets» de l'opposition néo-démocrate que M. Harper avait qualifiée la veille de plus «inefficace» de «toute l'histoire» politique canadienne.

Il a notamment attribué au travail de sa députation l'élimination des frais bancaires excessifs, l'instauration du bilinguisme obligatoire pour les agents du Parlement, le bannissement des billes de microplastique et la fin de la taxe sur les produits hygiéniques féminins.

M. Mulcair a aussi soutenu que c'était le NPD qui avait sensibilisé les Canadiens aux aspects antidémocratiques du projet de loi antiterroriste C-51, alors que les libéraux avaient voté en faveurs du projet de loi conservateur.

«L'opposition officielle du NPD était son pire cauchemar», a-t-il clamé devant ses partisans ravis.

Bien qu'il dise se réjouir des sondages qui le placent en avance, Thomas Mulcair a rappelé que la campagne serait longue et que les sondages varieraient en cours de route. Il a cependant dit croire que l'élection de 2011 avait signalé un changement important dans l'échiquier politique au Québec, les électeurs se détachant de la traditionnelle tendance fédéraliste-souverainiste pour choisir un parti progressiste plutôt que des conservateurs.

Il a invité le reste du Canada à compléter le travail amorcé au Québec afin de donner au pays «le premier gouvernement social-démocrate néo-démocrate de son histoire».

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