Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine: des démissionnaires du PLC passent au NPD

Gabriel Benwell-Whittom, Tony Langlois, Yoan Méthot-Bernatchez et Allison... (Collaboration spéciale Gilles Gagné)

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Gabriel Benwell-Whittom, Tony Langlois, Yoan Méthot-Bernatchez et Allison Cahill-Vibert ont coupé leurs cartes du Parti libéral lundi soir.

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Gilles Gagné

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Le Soleil

(Port-Daniel) Huit membres de l'exécutif de l'Association libérale de la circonscription de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine démissionnent pour joindre le Nouveau Parti démocratique, afin de protester contre ce qu'ils appellent «un manque de transparence et de démocratie».

La controverse couvait dès février entre certains membres de cet exécutif et le différend est devenu public en mars quand un candidat potentiel à l'investiture, Tony Langlois, a exprimé son inquiétude d'être tassé au profit de Diane Lebouthillier, qui a été désignée candidate le 12 avril. Or, il était connu depuis plusieurs semaines à ce moment que M. Langlois, un professeur d'histoire, accompagnerait 18 étudiants à Québec pour participer aux Jeunes démocrates les 11 et 12 avril.

Depuis l'investiture, les rapports entre le Parti libéral du Canada et Diane Lebouthillier d'une part, et les huit membres maintenant démissionnaires de l'exécutif n'ont pas connu d'embellie.

«Nous n'avons toujours pas eu de raison, venant du Parti libéral, pour expliquer pourquoi il n'y a pas eu de report d'investiture [...] J'étais président de l'Association et je n'ai pas été invité à l'investiture. On m'a muselé. On a refusé que je prenne la parole», déplore Yoan Méthot-Bernatchez, qui aura été président jusqu'à lundi soir.

Tony Langlois note que les deux excuses fournies par le Parti libéral jusqu'à maintenant, à savoir qu'il n'avait pas envoyé sa trousse de candidat et qu'il fallait tenir des investitures, ne tiennent pas la route.

«Je n'avais pas envoyé ma trousse parce que ça m'aurait coûté 1000 $ sans pouvoir assister à l'investiture [...] L'investiture devait avoir lieu là [le 12 avril]? Ce n'est pas vrai. Il y en a présentement, des investitures», dit-il.

«Vieille garde» libérale

M. Langlois opine que la «vieille garde» libérale, celle qui régnait au temps du scandale des commandites «est encore présente. Si Justin Trudeau avait du leadership, il aurait pu tasser cette vieille garde».

Les autres membres démissionnaires de l'exécutif sont Allison Cahill-Vibert, Clément Larocque, Gabriel Benwell-Whittom, Samuel Fortin, Dave Ferguson et Olivier Grenier, tous des jeunes. Ils ont notamment dénoncé des divergences entre les orientations de Diane Lebouthillier et les leurs, notamment en ce qui a trait à l'avenir du train, dans lequel ils croient.

Richard Léonard assurera l'intérim à la présidence. Alexandre Chouinard est l'autre membre de l'exécutif. Ils ont indiqué lundi soir qu'ils «voulaient l'intégration de M. Langlois à l'investiture du parti». Ils demeurent fidèles au parti de Justin Trudeau tout en remerciant leurs collègues démissionnaires.

Le député néo-démocrate de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, a assisté à l'annonce lundi soir. Il a accueilli ces nouveaux membres, comprenant à la fois que «c'est difficile [...], parfois on se sent trahis. On les accueille l'esprit ouvert. On crée des postes à l'exécutif pour eux. En travaillant ensemble, on peut créer un milieu favorable aux investissements en Gaspésie».

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