Le bilan du NPD est «zéro», attaque Gérard Deltell

Le passage de Gérard Deltell dans les troupes... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le passage de Gérard Deltell dans les troupes de Stephen Harper a été si médiatisé que plusieurs personnes qu'il a rencontrées ces derniers mois pensaient qu'il était déjà député fédéral, a raconté l'ex-caquiste.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) Le candidat conservateur Gérard Deltell n'est pas tendre envers le bilan des députés néo-démocrates de la région de Québec. «Pour nous, leur bilan est nul. C'est zéro plus zéro égale zéro», tranche le nouveau porte-couleurs du parti de Stephen Harper.

L'ex-député de la Coalition avenir Québec qui a démissionné en avril pour tenter sa chance avec le Parti conservateur n'a aucun bon mot pour les élus du Nouveau Parti démocratique (NDP) qui, estime-t-il, n'ont pas défendu la région aux Communes depuis 2011.

Et le fait de ne pas être au pouvoir ne change rien, tranche M. Deltell.

«J'ai été dans l'opposition et je sais qu'on peut faire avancer les choses», a-t-il dit. Le candidat bleu prend l'exemple de la route de la Bravoure dans le secteur de la base militaire de Valcartier, un projet dont il est l'instigateur.

Les néo-démocrates n'ont-ils pas pris des positions fermes sur le port de Québec ou dans le dossier du pont de Québec? «Ils ont tapé du pied pour taper du pied», ironise le candidat conservateur dans Louis-Saint-Laurent.

Candidat-vedette dans la région de Québec, Gérard Deltell a entamé lundi une longue campagne électorale qu'il souhaite près des gens. Une campagne qui, officieusement, est de toute façon commencée depuis qu'il a fait le saut au fédéral. 

«Ça fait trois mois de demi que j'étais en campagne. Autant mettre les règles claires», dit celui qui, au moment de l'entrevue avec Le Soleil, revenait d'une rencontre avec les citoyens dans un club de pétanque de Loretteville. 

Son passage dans les troupes de Stephen Harper a en fait été si médiatisé que plusieurs personnes rencontrées ces derniers mois pensaient qu'il était déjà député fédéral. 

«On me demandait : "Pis, comment vous trouvez ça Ottawa?" Je leur répondais : "Je ne suis pas encore là!"» rigole M. Deltell au bout du fil. 

Candidats variés

Même s'il réfute être une forme de «porte-parole» des candidats de la Rive-Nord, M. Deltell est conscient que sa notoriété, autant comme ex-journaliste que comme député provincial, font de lui un «candidat-vedette». Et qu'il risque d'être sollicité plus souvent qu'à son tour d'ici le 19 octobre? L'équipe conservatrice, assure M. Deltell, est «solide».

«Ce que j'aime dans l'équipe, c'est que ce sont des gens de tous les horizons, d'expériences diverses.» Il souligne le retour de Sylvie Boucher, qui a l'expérience parlementaire en tant qu'ex-députée de Beauport-Limoilou et qui se présente cette fois-ci dans Beauport-Côte-de-Beaupré-Île-d'Orléans-Charlevoix. Il mentionne aussi Alupa Clarke, «un jeune articulé, intelligent», dit-il à propos du candidat dans Beauport-Limoilou.

«On a aussi le père et le fils Jean-Pierre Asselin [Louis-Hébert] et Pierre-Thomas Asselin [Québec]», note M. Deltell. Le premier a de l'expérience en comptabilité et son garçon travaille dans les cabinets politiques à Ottawa. Gérard Deltell nomme aussi Pierre Paul-Hus dans Charlesbourg-Haute-Saint-Charles. «C'est un militaire qui, sans jeux de mots, n'en est pas à ses premières armes.»

Enfin, son collègue dans Portneuf-Jacques-Cartier est Joël Godin. «Il a travaillé dans un cabinet de ministre. C'est un très grand défi et il fait vraiment bien ça. Il sait comment ça marche.»

Ce qu'il a dit sur...

Le groupe armé État islamique

Particulièrement interpellé par les questions militaires, Gérard Deltell croit qu'il faut tout faire pour soutenir la coalition visant à combattre les djihadistes du groupe armé État islamique en Irak et en Syrie.

«Je suis très à l'aise avec la position de notre gouvernement de lutter contre l'État islamique, cette tare internationale. Il faut l'éradiquer là ou il prend naissance.» Le candidat conservateur dans Louis-Saint-Laurent estime qu'il faut prendre tous les moyens pour «contribuer à l'effort international sous l'égide du président Obama» et non, dit-il, «tergiverser» comme ses adversaires politiques.  

La candidate du NPD dans Québec, Annick Papillon,... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé) - image 3.0

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La candidate du NPD dans Québec, Annick Papillon, avait visité la microbrasserie La Korrigane en compagnie Thomas Mulcair, le 23 juin, dans Saint-Roch.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Annick Papillon et le sang

Gérard Deltell trouve que l'expression de la candidate du NPD dans Québec, Annick Papillon, qui a dit s'attendre à une bataille «sanglante» est «indigne».

«Ces propos sont indignes d'une députée sortante. «Nous autres, ce qu'on veut faire est une campagne d'idées», a-t-il lancé en entrevue au Soleil lundi. La veille, Mme Papillon a dit à Radio-Canada s'attendre à une «bataille sanglante» en allusion à la rude lutte électorale.

Gérard Deltell va même plus loin en soulignant une parenté lexicale entre les propos de la députée sortante et le slogan «stoppons l'hémorragie» utilisé dans une vaste campagne de l'Alliance de la fonction publique du Canada. Selon ce concept, le gouvernement Harper «saigne les services publics».

«Les propos de Mme Papillon sont clairement inspirés par les collaborateurs syndicaux. Le jupon dépasse. Il faut qu'elle corrige le tir, c'est inacceptable», a tranché M. Deltell.  

Les priorités de Labeaume

Foi de Gérard Deltell, des dossiers priorisés par le maire de Québec Régis Labeaume trouveront une oreille attentive chez les conservateurs. Le candidat a rappelé en entrevue lundi que le ministre sortant Denis Lebel a annoncé le 10 juillet 60 millions $ pour l'agrandissement du port de Québec. Aussi, l'Institut national d'optique (INO) qui souhaite un financement récurrent de 50 millions $ pour cinq ans ne devrait pas trop s'inquiéter.

Quant au dossier de l'Université Laval, qui demande 30 millions $ pour un pavillon de l'Institut nordique, M. Deltell a rappelé l'expertise mondiale de Laval dans le domaine des recherches sur le Nord. L'institution a d'ailleurs reçu la semaine dernière une subvention majeure de 98 millions $ du programme fédéral Apogée.

«Cette somme, elle ne l'a pas gagnée pas hasard, l'Université Laval n'a pas eu de cadeau, c'est amplement mérité».

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