«Donald Trump doit s'en aller»

Le service de police de New York s'est... (AFP, Kena Betancur)

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Le service de police de New York s'est assuré de tenir quelque 15 000 manifestants à l'écart de la tour Trump.

AFP, Kena Betancur

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Thomas Urbain
Agence France-Presse
New York

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants défilaient samedi contre Donald Trump aux États-Unis, convergeant à New York vers la tour du même nom où le président désigné intensifiait ses consultations et a semblé édulcorer certaines de ses propositions de campagne.

«Pas d'Amérique raciste», «Donald Trump doit s'en aller», scandaient des milliers de manifestants dans les rues de Chicago, certains portant à la poitrine une épingle à nourrice, devenue symbole de solidarité avec les minorités attaquées par le candidat républicain pendant la campagne.

À New York, au moins 15 000 personnes ont remonté la 5e Avenue jusqu'à la 56e Rue, où se trouve la tour Trump, dans laquelle le président élu mardi devait passer la fin de semaine pour préparer son futur gouvernement.

Les manifestants à Los Angeles étaient plus de 10 000 à défiler contre le nouveau président, qui a appelé samedi les Américains à s'unir après une campagne qui a profondément divisé le pays.

«Cela va être un grand moment dans la vie de TOUS les Américains. Nous allons nous unir et nous allons gagner, gagner, gagner!» a-t-il tweeté, au moment où plusieurs milliers de personnes affluaient près de ses bureaux aux cris de «Trump n'est pas mon président» ou «New York vous déteste».

Le réalisateur Michael Moore, critique de Donald Trump, est entré dans la tour pour tenter d'y rencontrer le président désigné, en vain.

Un apôtre du Brexit, Nigel Farage, président du parti britannique europhobe et anti-immigration Ukip, a aussi été vu dans la tour, il a cependant affirmé y être venu en «touriste».

La députée française et nièce de la présidente du Front national Marine Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen, a quant à elle tweeté samedi qu'elle répondait «oui à l'invitation de Stephen Bannon, directeur de campagne de Trump, à travailler ensemble».

Ces marques de soutien de l'extrême droite européenne contrastaient avec les premières déclarations de Donald Trump, qui a semblé mettre de l'eau dans son vin. «Je veux un pays où les gens s'aiment les uns les autres», a-t-il déclaré dans un entretien au Wall Street Journal publié vendredi.

Le magnat de l'immobilier, dont la première entrevue télévisée devait être diffusée dimanche par CBS, a suggéré qu'il pourrait amender la réforme de l'assurance maladie dite «Obamacare», qui a permis à 22 millions d'Américains supplémentaires d'avoir une couverture médicale.

Il a aussi jugé qu'enquêter sur Hillary Clinton n'était pas sa priorité. Pendant la campagne il a pourtant répété que la démocrate méritait d'aller «en prison» pour avoir utilisé un serveur privé pour ses courriels quand elle était chef de la diplomatie.

Mouvement de masse

Un peu partout dans les grandes villes du pays, les manifestants s'inquiétaient de la présidence d'un homme qui, durant sa campagne, s'en est pris aux Mexicains, aux immigrés sans papiers et aux musulmans, et a tenu des propos sexistes envers les femmes.

«Je veux un président qui unit et ne divise pas les gens», a expliqué à l'AFP Nadia Sisneros, 29 ans, d'origine mexicaine, venue manifester près de la tour Trump. «J'ai peur parce que je suis une immigrée. J'ai vécu dans ce pays toute ma vie, je ne veux pas revenir dans un pays que je ne connais pas.»

Des manifestants défilaient aussi dans les rues de Los Angeles, comme la veille.

Donald Trump a constitué vendredi l'équipe de transition chargée de mettre sur pied, d'ici sa prise de fonctions le 20 janvier, sa nouvelle administration, dans laquelle son vice-président désigné Mike Pence est promis à «un grand rôle», a-t-il précisé au WSJ.

M. Pence a pris en main cette équipe, forte de soutiens indéfectibles : l'ex-maire de New York, Rudy Giuliani, l'ex-président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, et un sénateur en pointe contre l'immigration illégale, Jeff Sessions.

Plus surprenant, trois enfants adultes de Donald Trump - Ivanka, Donald fils et Eric - en font aussi partie, ainsi que le mari d'Ivanka, Jared Kushner.

Beaucoup dans cette équipe sont membres de l'establishment qu'il a tant décrié pendant sa campagne.

Après avoir parlé avec la Britannique Theresa May et l'Israélien Benyamin Nétanyahou, le président désigné s'est entretenu vendredi avec le président français François Hollande notamment de Syrie et de climat.

«J'ai une vision différente de beaucoup de gens sur la Syrie», a dit Donald Trump au WSJ, suggérant qu'il fallait lutter davantage contre le groupe État islamique.

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