Nos voisins ont appuyé Hillary

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Dans Harlem et dans plusieurs quartiers de New York, certaines personnes ont dû faire la file pendant près de deux heures pour voter.

AFP, Kena Batancur

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Même si les Américains ont élu Donald Trump comme 45e président, trois des quatre États frontaliers du Québec ont plutôt donné leur appui à Hillary Clinton. Sans surprise, c'est l'État de New York qui était le plus derrière son ancienne sénatrice, qui y a recueilli environ 60 % des voix.

Le Vermont démocrate... sauf le gouverneur

Lundi, le Vermont avait un gouverneur démocrate, un démocrate à la Chambre des représentants, un sénateur démocrate et un sénateur indépendant très proche du Parti démocrate, Bernie Sanders. Même si l'État s'est rangé derrière Hillary Clinton, son portrait a un peu changé mardi soir.

Sans surprise, le vétéran du Sénat Patrick Leahy, dont la femme Marcelle Pomerleau est originaire du Québec, a été réélu facilement face à son adversaire républicain Scott Milne, qui s'était incliné par 2000 voix au poste de gouverneur de l'État en 2014.

Élu pour la première fois en 1975 après 35 ans de règne du républicain George Aiken, Leahy aura 82 ans à la fin de son mandat. Quant à Sanders, son siège ne revient pas en élection avant 2018.

À la Chambre des représentants, le démocrate Peter Welch, en place depuis 2007, a eu la vie facile, n'ayant pas d'adversaire républicain et battant facilement la candidate d'extrême gauche Erica Clawson, du parti Liberty Union, avec près de 90 % des votes.

Au poste de gouverneur cependant, le démocrate Peter Shumlin ne sollicitait pas un quatrième mandat et le lieutenant-gouverneur républicain, Phil Scott, a eu le meilleur sur celle que les démocrates espéraient voir lui succéder, la secrétaire du département des Transports Sue Minter.

New York toujours très bleu

Dans l'État de New York, ni le siège du gouverneur Andrew Cuomo ni celui de la sénatrice Kirsten Gillbrand, tous deux démocrates, n'étaient en jeu cette année. Le sénateur sortant Chuck Schumer a toutefois obtenu avec plus de 80 % des voix un nouveau mandat face à la républicaine Wendy Long, qui avait tenté sans succès de ravir le siège de Gillibrand en 2012.

Les électeurs de cet État traditionnellement très démocrate se sont sans surprise rangés à environ 60 % derrière Hillary Clinton. Quant aux 27 districts à la Chambre des représentants, les démocrates en détenaient 18 et les républicains 9 avant l'élection. Ce portrait ne semblait pas en voie de changer grandement tard mardi soir.

Deux oui sur trois dans le Maine

Le Maine était le seul des trois États frontaliers du Québec dans lequel avaient lieu des référendums. Tard mardi soir, les résidents de l'État bien connu pour ses forêts et ses stations balnéaires étaient en voie de dire oui à deux des trois propositions qui leur ont été soumises dans des votes très serrés.

Oui à la légalisation de la marijuana, oui à l'augmentation du salaire minimum à 12 $ l'heure d'ici 2020, mais non à une vérification plus sévère des antécédents judiciaires lors de l'achat d'une arme à feu dans l'État qui aboutit également dans l'escarcelle de Hillary Clinton.

Ni le siège du controversé gouverneur républicain Paul Lepage ni ceux des sénateurs Angus King (indépendant) et Susan Collins (républicaine) n'étaient en élection, quoique Lepage ait annoncé qu'il souhaitait quitter son poste pour tenter de déloger King lors des élections de mi-mandat en 2018.

À la Chambre, les représentants sortants Chellie Pingree (démocrate) et Bruce Poliquin (républicain) ont obtenu de nouveaux mandats relativement facilement. Pingree se frottait au psychologue Mark Holbrook alors que Poliquin disputait un second round contre Emily Ann Cain, qui siège au Sénat du Maine et qu'il avait déjà battue en 2014.

Un New Hampshire plus rouge

Le New Hampshire est un peu plus rouge depuis mardi alors que les républicains ont fait une razzia. La gouverneur démocrate Maggie Hassan a perdu son pari en tentant de remporter le siège de la sénatrice républicaine Kelly Ayotte dans l'État où Donald Trump menait par une mince marge tard en soirée.

En place depuis 2010, Ayotte poursuivra son travail au Sénat après avoir battu celle qui avait quitté le siège de gouverneure qu'elle occupait depuis 2013.

Le dauphin désigné de Hassan, Colin Van Ostern, n'a pas non plus réussi à maintenir le siège du gouverneur dans le parti de l'âne. Il a perdu face à Chris Sununu, fils de l'ex-chef de cabinet de George H.W. Bush John H. Sununu et frère de l'ex-sénateur John E. Sununu.

Quant à Frank Guinta, il affrontait dans le premier district de la Chambre des représentants son adversaire de toujours, la démocrate Carol Shea-Porter, qu'il avait délogée en 2010, pour être ensuite battu par elle en 2012 avant de la battre de nouveau en 2014. L'ancien agent d'assurances avait en fin de soirée encore le dessus dans une lutte serrée.

Dans le second district, la représentante démocrate sortante Ann McLane Kuster menait en fin de soirée par une mince marge sur son adversaire Jim Lawrence dans un combat où les deux se sont échangés plusieurs fois la tête.

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