Cinq choses à savoir avant l'élection

L'enjeu est énorme pour le prochain président, car... (AFP, Mandel Ngan)

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L'enjeu est énorme pour le prochain président, car un Congrès hostile peut sérieusement freiner, voire annihiler les efforts de légiférer du locataire de la Maison-Blanche. Ici, Donald Trump tient un masque qu'il a reçu d'un partisan de Sarasota, en Floride.

AFP, Mandel Ngan

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Alexander Panetta
La Presse Canadienne

Éléments clés vers la victoire

La candidate démocrate Hillary Clinton part avec une longueur d'avance, non seulement parce qu'elle est en tête dans la plupart des sondages, mais aussi parce que le chemin parcouru durant sa campagne a été moins périlleux que pour son rival, Donald Trump. Si elle l'emporte dans l'État de la Floride ou en Pennsylvanie, Hillary Clinton sera pratiquement impossible à arrêter dans sa récolte.

Donald Trump aura pour sa part besoin de mettre la main sur l'Ohio, la Caroline du Nord et l'Arizona, en plus du Michigan ou de la Pennsylvanie. Aucun de ces États n'a voté républicain en plusieurs décennies.

Le Congrès

Les républicains garderont certainement un contrôle sur le Congrès, reste à savoir dans quelle mesure. On s'attend à ce qu'ils conservent leur majorité à la Chambre des représentants, avec l'ensemble des 435 sièges en jeu. Le parti pourrait toutefois se voir ravir la majorité au Sénat, où les démocrates ont de bonnes chances de s'emparer des quatre ou cinq sièges nécessaires à cet effet.

La façon dont les sénateurs sont élus est déterminante : les courses se déroulent à l'échelle de chaque État et les sénateurs victorieux sont en poste pour des mandats de six ans. Ainsi, les États où de telles élections ont lieu cette année ont choisi leur sénateur sortant en 2010, soit une année où une vague républicaine déferlait et où le taux de participation des électeurs démocrates avait été faible.

Aujourd'hui, le parti de Mme Clinton est plutôt à l'offensive. Il est en voie de rassembler une majorité en s'emparant de cinq sièges d'un de ces États : l'Illinois, le New Hampshire, la Pennsylvanie, le Missouri, l'Indiana, la Caroline du Nord, l'Ohio, la Floride et le Wisconsin.

Ce qu'une faible majorité au Sénat signifierait pour le prochain président

La possibilité de nommer des membres du cabinet, des ambassadeurs, des responsables de l'administration et des juges à la plupart des tribunaux.

Une majorité au Sénat assurerait par ailleurs au parti un meilleur contrôle sur les comités, qui sont ceux qui soumettent au vote général toute législation ou nomination de juge à la Cour suprême.

Cela ne signifie toutefois pas que les projets de loi pourraient être plus facilement approuvés. L'appui de 60 % des sénateurs est nécessaire pour éviter un blocage et il est pratiquement inconcevable que l'un ou l'autre des partis rassemble une forte majorité. Les projets de loi vus par le Sénat doivent par ailleurs passer par la Chambre des représentants. Les votes sur les juges à la Cour suprême requièrent aussi 60 % des voix.

Si Hillary Clinton gagne

C'est le scénario le plus attendu. Les marchés ne devraient donc pas grandement réagir et aucun changement majeur n'est anticipé dans les relations entre le Canada et les États-Unis. Hillary Clinton, présidente, serait par ailleurs sans doute en confrontation avec le Congrès, alors que le Parti républicain, divisé, se montre combatif à son égard.

Si Donald Trump gagne

Les effets sont imprévisibles. On sait néanmoins que les marchés, au courant de la campagne présidentielle, ont suivi une courbe inverse aux fluctuations des intentions de vote pour le candidat républicain. Quoi qu'il en soit, Donald Trump, élu, pourrait avoir un succès majeur au niveau législatif. Certaines des politiques qu'il propose pourraient obtenir des appuis d'un côté comme de l'autre, notamment son plan relatif aux congés de maternité payés ou les investissements en infrastructures qu'il prévoit faire.

D'autres idées défendues par Donald Trump se traduiraient toutefois par des situations chaotiques en politiques internationales et intérieures. C'est le cas, entre autres, de son projet de construire un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique et de celui de renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Mode d'emploi des présidentielles

L'élection présidentielle américaine tombe cette année le 8 novembre. Elle a toujours lieu le mardi suivant le premier lundi de novembre, obligation inscrite dans une loi de 1845.

Le mode de scrutin

Suffrage universel indirect à un tour, dans les 50 États et le district de Columbia (la ville de Washington, qui ne fait partie d'aucun État). Les électeurs votent pour les candidats à la présidence et à la vice-présidence. Dans chaque État, en fonction des résultats du vote, les candidats engrangent des grands électeurs.

Les grands électeurs

Ils sont 538 au total, et leur nombre varie selon les États, en fonction de leur population. Chaque État a autant de grands électeurs que d'élus à la Chambre des représentants (nombre qui dépend de leur population) et au Sénat (deux, nombre fixe dans tous les États). La Californie en a par exemple 55, le Texas 38, l'État de New York 29, la Floride 29, et à l'autre bout, le Vermont, l'Alaska, le Wyoming et le Delaware n'en ont que 3. Ces grands électeurs, qui composent le collège électoral, éliront ensuite officiellement le 19 décembre le président et le vice-président, une formalité.

Que faut-il pour gagner?

Un candidat doit obtenir la majorité absolue des 538 grands électeurs, soit 270. Dans tous les États sauf deux, le candidat qui remporte la majorité des voix rafle tous les grands électeurs de l'État. Dans le Nebraska et le Maine, ces grands électeurs sont attribués à la proportionnelle.

Les États-clés

Certains États sont historiquement démocrates, d'autres résolument républicains. Vu le mode de scrutin, les candidats se concentrent donc sur une douzaine d'États qui peuvent basculer d'un côté ou de l'autre, et avoir un impact sur le résultat de l'élection. Les plus importants sont ceux qui ont le plus de grands électeurs, comme la Floride (29), la Pennsylvanie (20) ou l'Ohio (18). Selon les élections, ces swing states peuvent changer.  AFP

Un vote depuis l'espace déjà enregistré

Shane Kimbrough, a voté pour l'élection présidentielle de... (AP, Ivan Sekretarev) - image 4.0

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Shane Kimbrough, a voté pour l'élection présidentielle de mardi depuis la Station spatiale internationale.

AP, Ivan Sekretarev

Le seul astronaute américain actuellement dans l'espace, Shane Kimbrough, a voté pour l'élection présidentielle de mardi depuis la Station spatiale internationale (ISS), a indiqué lundi la NASA. Il est arrivé à l'avant-poste orbital le 19 octobre à bord d'un vaisseau spatial russe Soyouz pour une mission de plusieurs mois.

Shane Kimbrough n'a pas indiqué pour qui il avait voté.

Les astronautes américains peuvent exercer leur droit électoral depuis l'espace en vertu d'une loi de 1997 adoptée au Texas, où la plupart résident. Le centre spatial Johnson de la NASA se trouve à Houston. Le premier Américain à avoir voté depuis l'orbite terrestre était David Wolf, qui se trouvait alors à bord de l'ancienne station spatiale russe Mir.  AFP

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