Clinton prend le relais d'Obama devant 40 000 personnes

Hillary Clinton serre la main de Barack Obama... (AP)

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Hillary Clinton serre la main de Barack Obama alors qu'il quitte la scène d'un grand rassemblement électoral dans la ville de Philadelphie.

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Agence France-Presse
Philadelphie

À quelques heures de l'ouverture des bureaux de vote américains, Hillary Clinton a pris le relais de Barack Obama lors d'un grand meeting électoral dans la ville de Philadelphie. Michelle Obama, Bill Clinton et le «Boss» Bruce Springsteen étaient aussi là pour tenter d'écrire une page d'histoire.

«Demain, c'est l'heure de vérité», a déclaré Hillary Clinton en fin de soirée, exhortant les démocrates à aller voter en masse. «Aucun de nous ne veut se réveiller et regretter de ne pas en avoir fait davantage».

Jamais dans cette campagne l'ancienne secrétaire d'Etat de 69 ans ne s'était exprimée devant une foule aussi nombreuse, plus de 40 000 personnes qui ont rempli l'Independence Mall, jusqu'au pied du bâtiment où en 1776 un groupe d'Américains déclara l'indépendance des colonies.

Jeunes, vieux, enfants, Blancs et Noirs ont bravé le froid, 2 degrés, pour écouter cette femme pudique et raide en public, plus à l'aise dans les églises noires des quartiers nord de cette même ville, où elle était encore dimanche, que sur cette monumentale scène.

Les autres têtes d'affiche ont indéniablement contribué au succès de cet événement, point final d'une campagne démocrate qui n'a pas suscité l'engouement et qui a connu moments difficiles et controverses.

Après un tour de chant de Jon Bon Jovi, le légendaire Bruce Springsteen a pressé les électeurs de se mettre «du bon côté de l'histoire». Entre ses chansons «Thunder Road» et «Dancing in the Dark» s'accompagnant à la guitare acoustique et à l'harmonica, il a salué l'ex-Première dame et sa «vision réelle d'une Amérique où tout le monde compte» peu importe ses origines.

Ses chaudes paroles ainsi que celles de Barack et Michelle Obama ont préparé le terrain pour la candidate, précédée sur scène par le président américain. Comme un clin d'oeil des organisateurs, le sceau présidentiel n'avait pas été retiré du pupitre, contrairement à l'usage.

«Hillary Clinton ne se plaint pas, elle passe outre. Comme les Américains, elle est forte et solide», a déclamé le président sortant. «Philadelphie, vous avez une personne exceptionnelle pour qui voter, en la personne d'Hillary Clinton».

Il s'est chargé de reléguer par avance Donald Trump au rang de mauvais souvenir, tout comme Bruce Springsteen qui a dénoncé le «manque de décence» du milliardaire et a promis que ses idées seraient enterrées dès mardi soir.

Mme Clinton a peiné à atteindre l'éloquence de l'homme auquel elle veut succéder, ou de son épouse Michelle, livrant le même discours solennel et patriotique qu'elle a adopté pour la dernière ligne droite.

Evoquant la menace de son rival républicain de ne pas reconnaître les résultats du scrutin, elle a lancé comme un défi: «Nous allons lui montrer demain que les résultats de cette élection seront indiscutables!"

Après une accolade des familles Obama et Clinton --Bill et Chelsea étaient aussi sur scène--, la candidate est partie vers Raleigh (Caroline du Nord) pour son quatrième et dernier meeting de la journée.

Au passage, cette campagne aura montré la prédilection du monde du «show business» pour les démocrates... Et à Raleigh, la superstar Lady Gaga doit chanter lors du meeting de minuit.

3 300 km

Sa journée a commencé lundi vers 10H00 à l'aéroport régional de Westchester, non loin de son domicile de Chappaqua, près de New York. Elle était arrivée tout sourire et détendue, par une belle matinée d'automne, en pleine conversation sur son smartphone avec sa petite-fille de deux ans, Charlotte.

A la horde de journalistes qui l'accompagnent, elle a donné le message qu'elle va répéter jusqu'à la dernière minute: «Je veux être la présidente de tous, ceux qui ont voté pour moi et ceux qui votent contre moi».

«J'ai du travail à faire pour rassembler le pays», a-t-elle aussi reconnu, avant d'embarquer dans son Boeing 737, orné d'un «H» géant.

Puis ce fut Pittsburgh, devant près de 4.000 personnes en plein air sur le campus de l'université de Pittsburgh, dans un décor soigné, et où elle s'est permise un bref bain de foule.

Et 4 600 personnes près de Grand Rapids dans le Michigan, un Etat que les démocrates ne pensaient pas devoir défendre contre les assauts populistes de Donald Trump.

«Le pays doit passer avant le parti dans cette élection», a-t-elle martelé.

La nuit sera courte pour la démocrate.

Elle doit rentrer dormir chez elle, où quelques dizaines d'amis, supporteurs et membres de son équipe de campagne --des «insomniaques», comme elle les appelle-- l'accueilleront sur le tarmac.

Plus de 3 300 km en une journée, à l'issue de laquelle il lui restera un acte à accomplir: voter, au petit matin mardi, dans une école de Chappaqua.

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