«Je veux être la présidente pour tous»

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«La mission devant moi est de rassembler le pays», a déclaré Hillary Clinton, lundi, en accusant son rival républicain, Donald Trump, d'avoir «exacerbé» par sa rhétorique les «fractures et les divisions» entre les Américains.

AFP, Brendan Smialowski

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Agence France-Presse
White Plains, État de New York

«Je veux être la présidente pour tous, ceux qui votent pour moi et ceux qui votent contre moi», a déclaré lundi Hillary Clinton, après une campagne présidentielle qui a divisé les États-Unis et stupéfié le monde par ses outrances et ses controverses.

«La mission devant moi est de rassembler le pays», a ajouté la candidate démocrate, en accusant son rival républicain, Donald Trump, d'avoir «exacerbé» par sa rhétorique les «fractures et les divisions» entre les Américains.

 Avec neuf rassemblements dont l'un prévu juste avant minuit, Donald Trump et Hillary Clinton achèvent lundi sur un rythme effréné une campagne présidentielle américaine qui a divisé le pays. Les sondages sont serrés, même s'ils donnent un léger avantage à la candidate démocrate.

Mme Clinton, 69 ans, qui espère devenir mardi la première femme présidente des États-Unis après 44 présidents, avait prévu lundi deux étapes en Pennsylvanie, une dans le Michigan, et un tout dernier rassemblement en Caroline du Nord juste avant minuit.

Pour son rassemblement du soir en Pennsylvanie, elle sera rejointe par le président Barack Obama, sa femme Michelle, son mari Bill Clinton et leur fille Chelsea. Également attendus, Bruce Springsteen et Jon Bon Jovi.

La démocrate, qui entend diriger dans la continuité du président Obama, a vu dimanche disparaître la menace de poursuites dans l'affaire de ses courriels. Le directeur du FBI James Comey a écrit qu'après l'examen de nouveaux courriels - dont il avait annoncé la découverte le 28 octobre, s'attirant de vives critiques si près de l'élection - il maintenait sa position de juillet selon laquelle il n'y avait pas matière à poursuivre Mme Clinton pour son utilisation d'un serveur privé quand elle était secrétaire d'État. Un soulagement, même tardif, pour sa campagne.

La bourse de New York a ouvert en forte hausse lundi, saluant un développement jugé favorable à la campagne présidentielle d'Hillary Clinton, candidate préférée de nombreux investisseurs. Les places boursières asiatiques puis européennes avaient elles aussi affiché leur enthousiasme.

«Réconciliation»

Dimanche soir, dans son dernier rassemblement de la journée à Manchester (New Hampshire), Mme Clinton s'est présentée comme la candidate de la «réconciliation», après avoir passé des jours à attaquer son adversaire républicain, selon elle incapable de diriger le pays.

«Nous sommes arrivés à l'heure de vérité dans cette élection», a aussi déclaré Mme Clinton dans l'Ohio. «Nos valeurs fondamentales sont en jeu».

Donald Trump, 70 ans, est lui attendu lundi en Floride, Caroline du Nord, Pennsylvanie, New Hampshire et Michigan, pour un dernier rassemblement prévu vers 23h. Les deux candidats ont le même objectif: grappiller la moindre voix, qui pourrait faire basculer à leur profit les États-clés où se jouera l'élection.

Le dernier sondage Quinnipiac donnait lundi les deux adversaires au coude-à-coude en Caroline du Nord et en Floride, ce dernier État pouvant à lui seul décider de la présidentielle s'il était perdu par Donald Trump.

Les Américains, dont 82% se disaient dégoûtés dans un autre récent sondage, n'attendent eux plus que la fin de cette longue campagne entre deux candidats historiquement impopulaires (50% n'aiment pas Mme Clinton, 62% M. Trump) marquée par les insultes, les scandales et les révélations de caniveau.

Mme Clinton est à 44,9% des intentions de vote au niveau national contre 42,7% pour Trump, selon la moyenne des plus récents sondages établis par Real Clear Politics (RCP).

Hillary Clinton a pour elle une longue expérience. Ancienne Première dame, ancienne sénatrice, ancienne secrétaire d'État, elle semblait inévitable. Mais beaucoup d'Américains ne l'aiment pas. Ils doutent de son honnêteté.

Colère et frustration 

La bataille a été plus difficile que prévu face à Trump, populiste sans expérience politique, mais que rien n'arrête, qui se présente comme l'outsider anti-establishment.

Il a capitalisé sur la colère et les frustrations de certains Américains inquiets de la mondialisation et des changements démographiques. Il a promis des solutions simples à tous les problèmes complexes. Il a menti, insulté les femmes, les Mexicains, les Noirs, les musulmans. Il a attaqué son adversaire sans relâche, surnommée «Hillary la crapule».

«Elle est protégée par un système truqué», a martelé Trump après l'annonce du directeur du FBI. «Hillary Clinton est coupable, elle le sait, le FBI le sait, les gens le savent, et maintenant, c'est au peuple américain de rendre la justice dans les urnes».

Peu importe que le milliardaire n'ait apparemment pas payé d'impôts pendant des années. Ou ait agressé des femmes. Ses partisans n'ont pas lâché ce milliardaire de l'immobilier, célèbre pour sa fortune et pour avoir été l'animateur d'une émission de télé-réalité à succès, The Apprentice.

Il a au passage quasiment fait exploser un parti républicain, profondément divisé. Certains caciques l'ont répudié, d'autres voteront pour lui en se bouchant le nez. D'autant que Trump n'est pas toujours en phase avec le parti, étant par exemple hostile notamment au libre-échange.

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